Conférence de presse de DEEP PURPLE

Jeudi soir. La chaleur a poussé les parisiens dehors, mais la trêve de la bonne humeur qu’apporte les premiers jours du printemps est déjà finie. Qu’importe, il y a d’autres raisons de se réjouir. Car ce soir, c’est la conférence de presse de Deep Purple ! Sept années, sept longues années sans albums. Et voilà qu’ils reviennent, avec un album au nom et à la pochette minimaliste « Now what ?! » et un point d’interrogation violet sur fond blanc ! Qu’ont-ils fait pendant ces sept années ? Qu’y a-t-il dans cet album ? Est-il à la hauteur des attentes ?

Pour répondre à ces questions et à bien d’autres encore, une conférence de presse a été organisée. En premier lieu l’écoute de l’album, puis une séance de questions-réponses avec Ian Gillan et Ian Paice.

La séance d’écoute vient de commencer. Premier constat, la voix de Ian Gillan sonne magnifiquement. Une production un peu « années 70 » mais d’une qualité impressionnante. L’album est très instrumental. Les lignes de guitares sont impressionnantes, très construites et minutieusement travaillées. Du très beau boulot. Sera-t-il à la hauteur des attentes des fans c’est une autre question (mais est-ce vraiment possible ?) mais en tout cas ce qu’on découvre là vaut la peine d’être écouté. Un petit passage jazzy, au milieu d’une chanson, un peu de chœur sur une autre… Mais toujours cette voix, et ces lignes de guitares impressionnantes.

L’audition se termine, et la conférence de presse commence. Arrivée sur scène bien applaudie de Ian Gillan et Ian Paice. En voilà deux qui, à soixante ans passés, n’ont pas l’air de songer à la retraite !

C’est parti pour les questions-réponses. Première question : pourquoi avoir fait une pochette aussi minimaliste ! Et bien, plus c’est simple et mieux ça marche. C’est un symbole…

Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de faire cet album ? Et pourquoi avoir choisi Bob Ezrin comme producteur ? En fait, ils ne pensaient plus vraiment faire un album. Enfin si ils en parlaient, de loin en loin. Et ce fut une visite de Bob Ezrin qui déclencha les choses. Le choix s’est fait naturellement. Bob Ezrin est non seulement un producteur ayant travaillé sur presque tous les styles imaginables, mais c’est aussi un musicien. Entre ses mains, le son prend un aspect magique, quelque chose de quasi-spirituelle. Ses immenses connaissances permettent de gagner un temps précieux en studio. Enfin, il n’a pas son pareil pour capter non seulement la musique, mais aussi les sentiments…

Comment c’était de travailler à Nashville ? Chaud ! Il faisait chaud ! Nashville est une ville fantastique. Une gigantesque fabrique de musique. On ouvre une porte, et on tombe sur un gars en train de composer ; à côté on enregistre… Partout ! Maintenant, tout le monde va là bas pour faire ses enregistrements. Et si jamais Deep Purple fait un nouvel album après celui-ci… Ce sera sûrement là bas !

Deep Purple est maintenant l’un des plus anciens groupe de rock en activité, et reste une référence. Quel est le secret ? Il n’y en a pas ! Si ils jouent, tournent et enregistrent, c’est parce qu’ils aiment ça. Alors pourquoi s’arrêter ?

Etre ainsi en position de référence n’a-t-il pas des inconvénients ? Est-ce qu’ils n’ont pas l’impression de devoir se justifier à chaque album ? Se soucient-ils beaucoup des critiques ? Il y a de très intelligentes critiques, et de très idiotes. Il y a trente ans, les questions qu’on leur posait n’étaient guère différentes. Deep Purple n’a jamais été un groupe hyper médiatique. Le groupe n’a jamais eu de publiciste. Et ne fait ce qu’il fait que pour le plaisir de le faire. Et puis peut importe les modes, qui tournent du jour au lendemain. Ce qui importe, c’est de suivre ses convictions.

Et, last but not least : soixante shows en France ces dernières années, c’est énorme ? Une affinité particulière pour notre beau pays ? Pas particulièrement ! Au début, la France n’était qu’un très petit marché pour le groupe. Et puis, Deep Purple n’a pas changé mais les gens ont changé. Et d’un seul coup il est devenu à la mode. Et le groupe a pu se produire non seulement dans les quatre ou cinq grandes villes, mais aussi dans le reste du pays. La France est un pays où la culture a une place absolument incroyable en province ! Chaque ville a son théâtre, sa salle de spectacle… En Angleterre, il n’y a pas autant de structures culturelles !

 Et voila. Petite séance photos, et merci d’être venu ! Now What ?! sortira le 29 avril prochain, et ce sera un album à ne pas manquer !

Phil pour le Pavot Enragé

2 thoughts on “Conférence de presse de DEEP PURPLE

    • Yep, c’était vraiment sympa, ça reste un super souvenir. J’ai regretté de pas posséder d’appareil photo digne de ce nom !
      Si jamais t’as envie que ça t’arrive aussi un jour… On recrute ! :)

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