Klaus Shulze – Shadowlands

Je sais que vous cherchez un album qui pourra accompagner vos trajets en voitures. Le genre de truc qui envoie du bois et qui sens bon le bitume. Le genre d’album qu’on écoute sans se poser de question. Ben c’est pas pour cette fois, aujourd’hui on s’attaque à Shadowlands de Klaus Shulze.

 

Le nom ne vous dira surement rien, c’est bien dommage, l’homme a pourtant plus d’une centaine (oui, oui !) d’albums à son actif, autant sur des projets allant du space rock à l’electro…d’ailleurs c’est sur ce dernier style que nous allons voyager tout au long des 2h30 de musique. Le sieur Shulze le dit lui-même, il « ne sais pas faire court ». Est-ce un tort ? Dur à dire...J'annonce par ailleurs que détailler un tel album sans le dénaturer à ceux qui ne l'ont jamais entendu est impossible tant l'oeuvre est riche et mentale (oui, mentale ! )

 

 

Shadowlands pourrais s’apparenter à une sorte de symphonie électronique, une sorte de portage moderne des œuvres interminables du classique. Cet album, de la même manière que les œuvres précités ne s’écoutent pas comme on écoute un Daft Punk ou un Prodigy pour rester dans l’electro. On a là un album qui se veut athmospherique. Un album qui crée autour de vous un monde, un peu comme un voyage dans le multivers. Chaque personne selon ses influences artistiques y verra un monde différent mais avec en commun une chose, on est dans un monde réconfortant. L’un des rares albums à m’avoir donné cette sensation était le III de Darkspace, mais là où ce dernier vous "enferme" dans cet espace intersidéral vide et menaçant (dans l’espace, personne ne vous entend crier…) à coup de blasts et de sons inhumains, là on se retrouve au milieux des étoiles mais serein, au milieux des samples, des violons, des chants fredonnés quasi spectraux…

 

Cet album n’est pas à mettre entre toutes les mains, certains, au bout de 3-4 minutes d’écoutes l’arrêteront à cause de l’ennui. D’autres devrons s’y reprendre à plusieurs fois avant de comprendre comment entrer dans ce monde…Les fans du genre par contre se sentirons chez eux. Shadowlands n’est pas un album accessible à tous, mais qui saura ravir les amateurs.

 

Objectivement, il n’est pas possible de donner un avis général comme « cet album est bon » ou « flop annoncé ». Pour moi, Shadowlands est une symphonie électronique onirique, à la limite du mysticisme ( ! )…on adhère ou on adhère pas mais la maitrise est là. Un autre facteur qui indique la force d’un tel album est les multitudes de facettes cachées qui ne se révèlent qu’après deux, trois voire quatre écoutes. Ce disque tiendra les plus passionnés et les plus aventureux en haleine pour un long moment.

 

Klaus Shulze réussi un album qui envoie l’auditeur à des années lumières de notre bonne vieille terre, un album qui ne parlera pas à tous mais qui ne laissera pas indifférent.

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