Interview de Messaline

"Ecoute les malheurs de l'empereur Claude. Dès que sa femme le voyait endormi, l'Auguste courtisane prenait deux manteaux de nuit et une servante. Ses noirs cheveux cachés sous une perruque blonde, elle arrivait au fétide et misérable lupanar, elle entrait dans la chambre vide qui était la sienne ; là, toute nue, les seins serrés dans une résille d'or, elle se prostitue sous le faux nom de Lycisca et elle expose le ventre qui t'a porté, ô généreux Britannicus. Elle reçoit avec des caresses tous ceux qui entrent et elle réclame le salaire ; gisante, elle s'offre à des violences indéfiniment répétées. La dernière elle s'en va, fatiguée des hommes, mais non pas rassasiée. Les joues noircies par la lampe fumeuse, elle apporte l'odeur du mauvais lieu dans le lit impérial."

Et non, cette Messaline dont parle l'écrivain Juvénal n'est pas celle que nous allons rencontrer ce soir ! Celle-ci vient elle de sortir son troisième album, Eviscérer les Dieux, et c'est leur jeune et sympathique batteur, John Bailly, qui va nous en dire plus dessus.

Pour commencer merci pour l’interview, et félicitation pour le dernier album !

Merci !

Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, est-ce que tu peux présenter rapidement Messaline ?

Messaline, c’est un groupe de hard rock mélodique qui existe depuis 2004 ; ils ont déjà sorti deux albums ; le premier chez Brennus le deuxième qui était distribué par Season of Mist. Là on sort un troisième album, qui s’appelle « Eviscérer les dieux » également sorti chez Brennus, le 9 février 2013. Hard rock français, chanté en français, avec du texte qu’on veut intelligent en tout cas ! On a déjà pu nous voir en première partie de groupes de prog rock tels que Ange ; on a aussi joué un peu à droite à gauche dans des fest en partageant l’affiche avec des groupes de hard rock plutôt underground et aussi avec des têtes d’affiches de metal, voir de metal extrême, telles que Destinity, Blazing War Machine, Naplam Death, Eths ou Adagio pour ne citer qu’eux.

Musicalement c’est vrai que c’est un hard rock assez classique ; pour toi le fait de chanter en français ça change vraiment le rapport avec le public ? La façon dont il voit le groupe ?

Déjà, je pense que le public a plus tendance à venir nous voir par rapport aux paroles qu’à la musique, ce qui permet à mon avis d’élargir un peu le cercle de nos auditeurs. Des gens qui ne seraient intéressés que par le côté hard rock- heavy, si on chantait en anglais ils ne viendraient que pour la musique parce que ça leur rappelle Maiden ou ACDC. Le fait qu’il y ait des paroles en français, avec des choses pas forcément engagées mais dans lesquelles monsieur tout le monde peut se retrouver, ou des choses qui font plutôt réfléchir, avec des jeux de mots, etc. ça fait que notre public est, je pense, essentiellement un public de passionnés et de collectionneurs, qui n’hésitent pas à venir aux concerts, à se procurer les disques, à lire les paroles, à nous en parler, à échanger avec nous, soit par courrier soit par les réseaux sociaux… le fait de chanter en français, à mon avis pour Messaline c’est un plus, c’est ce qui nous permet de nous différencier à l’heure actuelle des autres groupes de metal français, à la manière peut être des groupes de hard des années 80 comme Trust, Vulcain, Blaspheme, H Bomb… Dont certains continuent, comme Santan’s Joker, ADX, etc. on ne se limite pas forcément à un style, on a plusieurs influences, et je crois que ce troisième opus va bien le montrer et nous faire connaitre à un plus grand nombre et permettra une plus large diffusion de la Messaline à travers la France ! (rire)

C’est Eric qui écrit tous les textes ?

 En effet. Y compris pour ce troisième album, Eric écrit tous les textes, et nous les soumet avant bien évidemment et ils sont adoubés par l’ensemble du groupe, des fois avec quelques apports très minimes mais généralement il nous arrive avec un texte quasiment tout fait ; après il l’adapte en fonction de la musique qu’on va composer tous les quatre ensemble. On essaye de se retrouver au moins une fois par semaine en répèt; 90% de la composition se fait en présentielle. On s’enregistre à l’aide d’enregistreurs numériques afin de mémoriser d’une semaine sur l’autre nos créations, de les retravailler à la maison, d’apporter des idées nouvelles pour la semaine d’après. Mais ça part essentiellement d’un texte, d’une mélodie de chant évoquée a capella, enregistrée de façon très archaïque par Eric sur son téléphone, envoyée en MP3 afin qu’on trouve des idées dessus, et on fait une grosse mise en commun le vendredi soir répèt et voila. Généralement ça fonctionne plutôt pas mal !

Et rassure-moi : les textes d’Eric, tu comprends tout ce qu’il veut dire ?

Oui parce qu’on a la traduction ! (Rire) Et aussi parce que normalement je suis destiné à être prof de français ! Les textes d’Eric, du fait qu’ils soient écrits en français et que la langue française est une langue très riche, très complexe, avec des termes auxquels on peut souvent accorder plusieurs sens, des doubles voir triples sens, c’est peut être un plus des textes de Messaline par rapport aux textes d’autres groupes français, pas forcément dans le metal, c’est qu’ils peuvent être interprétés de façon différentes… A chaque fois, ils gardent un côté poétique à travers les jeux de mots, les figures de styles, etc. Et même si certains peuvent comprendre des choses avec un sens qui n’était pas forcément celui prévu à la base, en général c’est plutôt un plus et un faire-valoir pour Messaline plutôt qu’une tare ou quelque chose qui nous empêcherait d’avancer.

Quand on lit les textes d’Eric, on a l’impression qu’il a vraiment lu beaucoup de choses.

Le problème de Messaline – c’est ironique ce que je vais dire – c’est qu’il est composé à 50% de profs – moi j’en fais 25 % ! (rire) Et les autres, même s’ils ne sont pas dans l’enseignement, on s’intéresse à énormément de choses, pas seulement qu’à la musique. On a une grosse passion pour l’art de manière générale, pour l’histoire, et on lit tous beaucoup de choses ; on écoute beaucoup de choses ; on a vécu et on vit beaucoup de choses… Un peu à la façon d’un poète romantique du XIXème, on va parler du je et du moi mais de manière détournée, de façon à ce que chacun puisse se retrouver dans ces textes, sans pour autant nous évoquer directement… En utilisant des personnages, ou des figures de styles, des métaphores…

La référence aux poètes du XIXème, j’y ai pensé en écoutant l’album. Le naufrage du Pinardier notamment, elle rappelle pas mal le poème de Baudelaire Le vin de l’assassin. Beaucoup de chansons font un peu Spleen de Paris… Globalement ça fait un peu Baudelairien !

Oui, tout à fait. Et puis pour couronner le tout, t’étais vraiment pas si loin que ça de la vérité, la pochette c’est la pochette d’un peintre allemand, Von Stück si je ne m’abuse, qui est un peintre romantique allemand de la fin du XIXème ! Inspiré des préraphaélites anglais, avec tout ce côté lyrisme, mélancolie, et cætera…

La divine comédie, la belle dame sans merci…

Voila !

Et d’ailleurs ça m’a étonné, quand j’ai vu le titre, ça m’a étonné que vous n’alliez pas plus loin dans le style. Je m’attendais plutôt à ce que ça tienne de Lautréamon ! Les chants de Maldoror, ce style là. Cette histoire de la chute de Dieu après celle des anges rebelles et celle des hommes…

Alors le titre, « Eviscérer les dieux », il y a plusieurs choses qui nous ont conduits à le choisir. Déjà, parce que Messaline a pour habitude – et cet album là ne déroge pas à la règle – d’utiliser un morceau de ses textes pour nommer l’album. C’est une phrase qui est employé dans La Pire Pirate, chanson qui ouvre l’album. On trouvait que ça sonnait bien à l’oreille ; ensuite « éviscérer les dieux », on parle des dieux en général, il n’est en aucun cas question de dénoncer quelque dieu de religion monothéiste ; on parle de tous les dieux, que ce soir les dieux du Panthéon grec, romain, etc. et les dieux qu’on s’invente dans notre société actuelle : le dieu fric, la déesse télé réalité… Les icones que l’on peut placer à travers les footballeurs ou les choses comme ça. Il y a eu un peu cette idée là, et ensuite la formule même « éviscérer les dieux », qui est presque un oxymore, étant donné qu’on a éviscérer qui est le fait d’enlever les tripes, qui est quelque chose de très charnel, très matériel, et cette action là on l’applique aux dieux qui sont des êtres immatériels ! Donc le fait de faire côtoyer ces deux termes opposés, à l’intérieur d’une même expression, on trouvait ça sympa.

Mais ça ne va pas jusqu’au style de Lautréamont, comme le poème où Dieu est ivre et affalé au milieu de la route, et où tous les passants l’insultent et lui ch*** dessus…

Oui effectivement, ça ne va pas jusque là ! On pourrait, évidemment. On n’a pas de frein particulier. Mais on reste toujours dans le côté plus subtile, plus fin, enfin on laisse toujours une part d’interprétation pour la personne qui va écouter le CD. C’est juste que ce n’était pas le but à la base. Le titre est venu après, les chansons étaient déjà là avant…

Ok…Et c’est un peu appel libertaire ? (le dieu fric…)

Non, pas plus que ça. Chaque album de Messaline, depuis la composition du premier et peut être celui là encore plus que les autres, c’est surtout un appel à l’épicurisme ; on se revendique comme le combo le plus épicurien de la scène hard hexagonale… Parce que Callipyge, parce qu’on aime les bonnes choses de la vie et on en parle dans nos chansons ! De façon plus ou moins dramatique, de façon plus ou moins comique. Après non, il n’y a pas d’incitation dans les mœurs ou quoi que ce soit… On ne va pas faire des textes engagés alors que pour la plupart on vit bien dans les clous, on paye nos impôts… Et que ce soit au niveau des mœurs, des choses comme ça… Tous les textes de Messaline mettent en scène des personnages, même quand il y a le « je », il s’agit encore une fois d’un personnage.

Ca aussi c’est un peu baudelairien d’ailleurs.

Tout à fait ! Eric en parlerait certainement très longtemps mais oui, il y a de ça.

Et dans Errare Umanum Est,  quand j’ai lu le texte, à la fin j’ai hésité entre deux interprétations : est-ce que c’est un constat ou une bonne excuse derrière laquelle on se planque ?

Je pense que c’est plutôt la bonne excuse derrière laquelle on se planque ! (rire) A mon avis, c’est dans ce sens là que cette phrase d’Oscar Wilde a été utilisée. Ce n’était pas forcément la volonté de Messaline à la base, mais cet album va traiter de la femme en général, et oui, sur cette chanson, il vient de coucher avec la fille et il ne se souvient même pas de son nom… C’est un des rares textes de l’album – le seul je crois – qui n’a pas été écrit par Eric, c’est un texte qui a été utilisé à l’époque de la première demo d’Absurd, qui est l’ancien groupe du chanteur et du guitariste de Messaline. Je ne sais plus qui l’a écrit, mais on trouvait ça sympa de le réutiliser, d’en faire une version Messaline. C’est un texte plutôt amusant, qui dédramatise peut être un peu l’adultère, je ne sais pas. Et pour Le naufrage du Pinardier, je parlais de la phrase d’Oscar Wilde « plus je connais les femmes et plus j’aime les animaux ». On nous a déjà demandé si Messaline était un groupe misogyne ou machiste ou quoi que ce soit… Non, sinon on ne se serait pas appelé Messaline ! Il s’agit toujours du point de vue du personnage et après on peut interpréter comme on veut, mais en aucun cas il n’y a cette volonté là derrière.

Connaissant Oscar Wilde ça peut vraiment vouloir dire beaucoup de choses de toute manière… Sachant qu’il était homosexuel mais marié et que c’était sa femme qui les entretenaient lui et son amant, et qu’il n’a pas compris quand il lui a proposé de venir vivre avec eux et qu’elle a refusée…

Voila ! En plus sachant ça…

Ca peut vouloir dire tellement de choses que bon… Tu aimes bien Oscar Wilde ?

Oui, entre autre, moi je suis plus Baudelaire, Maupassant, mais je lis plein de choses ! J’ai un peu moins le temps de lire en ce moment, entre la musique et le boulot !

Et donc tu seras prof bientôt ?

Normalement ! Si l’Education Nationale veut bien de moi ! (rire) Je le suis déjà « partiellement », on m’a proposé un remplacement comme prof de français dans un lycée près de chez moi.

Tu n’as pas peur que ça se télescope un peu avec Messaline ? Entre la préparation des cours, la correction des copies…

 Pour l’instant j’arrives à jongler entre un mi temps d’assistant d’éducation où je fais trois nuits par semaine à l’internat, neuf heurs de cours en journée, la fin de mon master avec un mémoire à rédiger et puis Messaline plus deux petits groupes parallèles à côté ! Donc ça va, je ne m’ennuie pas ! Et puis une dizaine de maitresses et voila ! (rire)

Pour en revenir à l’album, le fait d’ouvrir sur une chanson de pirate c’est un peu culoté quand même non ? Un album un peu « social », et ça commence par « du rhum des femmes » ! C’est un peu un pied de nez !

Non, même pas ! Là pour le coup c’est vraiment une volonté musicale. C’est parce que cet album s’ouvre avec des guitares acoustiques, etc. Le morceau commence en ternaire ; c’est un morceau de plus de 7 minutes ; il commence en 12-8, après il y a tout un passage assez rapide en binaire, en 4-4, et puis – désolé pour les termes, je parle en musicien ! Et ça se termine aussi en 12-8 avec un peu de blast, les bruits de canons et tout ça. Etant donné que c’était l’un des premiers vrais morceaux qu’on a composé à quatre, en partant de rien si ce n’est nos idées et nous quatre en répétition… Pour ce morceau là, le texte est peut être venu après, je ne sais plus. Mais voila, si on l’a placé au début c’est parce qu’on trouvait qu’il était bien marquant, assez rapide – il a un bon tempo, il doit être entre 170 et 200 à la noire. Et il va progressivement monter, avec le côté folk, le bruit des vagues et des mouettes, et après il part plus en bourrin, et voilà. C’était vraiment l’intérêt musical. Et de la chanson de pirate il faut surtout retenir le côté « féministe », étant donné qu’elle traite d’Ann Bonie, la première femme pirate ! Et l’album se termine sur Lilith Requiem, première femme « libérée » avant Eve ! Ca commence avec une femme, ça se termine avec une femme !

Ca se médite… Par contre, j’ai lu je ne sais plus où que Eric aurait voulu faire un concept album sur l’ile au trésor, le livre de Stevenson, donc ça ça n’a rien à voir ?

Je pense qu’il a toujours été passionné par cet univers-là ; pour l’instant je ne pense pas qu’on soit à même de faire un concept album… On a eu la préparation assez longue de ce troisième album ; le prochain, qui est déjà en cours de composition, on va essayer d’attendre moins longtemps avant de le sortir. Il sera aussi varié au niveau des textes ; il y aura toujours un peu de latin, un peu de choses relevant des diverses formes d’écritures françaises au cours des siècles ; des cadavres exquis peut être aussi, des choses comme ça. Donc là on sera plus du côté des surréalistes. Et musicalement, sans tout dévoiler, en ce moment j’écoute bien Black Sabbath ! (rire)

Un retour aux sources ?

Non, plutôt Black Sabbath sous l’aspect Type O Negative, ce genre là ! Au moins pour la batterie.

D’accord ! Et pour les guitares ?

Pareil, avec un côté un peu scandinave à la Amon Amarth !

D’accord ! Par contre, je trouvais que cet album- là avait déjà un petit côté surréaliste… La façon d’utiliser des mots-pivots, des choses comme ça…

Eric en parlerait beaucoup mieux que moi mais oui, il a une manière de mettre en vers ses mots qui est influencée par tout ce qu’il a put lire et qu’il lit ! Après, même si un texte est écrit sous une certaine forme à la base le découpage en nombre de pieds peut varier par rapport à la musique, alors la forme finale va vraiment aboutir une fois que le morceau sera dans la boite !

Et ce sera plutôt à quelle échéance ce quatrième album ?

Début 2015 on espère !

Et entre les deux, il y a des tournées de prévues ?

Des tournées, pour un groupe français je ne sais pas si il y en a beaucoup ! (rire) Je ne crois pas ! Mais s’il s’agit d’enchainer cinq-six dates ça oui on va le faire ! Après parler véritablement de tournée non, on ne jouera pas tous les soirs à un endroit différent mais en juin on enchainera cinq-six dates, oui. On ne jouera pas que les week-ends quoi ! En mai on va faire le Reimsfest, avec que des groupes français plus ou moins reconnus ou non, comme Broken Age, Gang, Roze… Et ça nous fait l’occasion de jouer devant un public autre que celui de la région Rhône-Alpes ou Bourgogne, où on se produit régulièrement, et d’exporter un petit peu la Messaline qui va aller tapiner ailleurs que sur ses terres !

Et en Rhône-Alpes, il y a une scène Hard-rock metal assez active non ?

A Lyon surtout. Un peu Grenoble, Saint Etienne… A Bourg-en-Bresse, en hard-rock metal il se passe des choses, mais il faut les organiser. C’est possible de ramener du monde… A la base la principale salle de Bourg-en Bresse (qui a une capacité de cent personnes) ne voulait pas qu’on fasse la première partie de  Ange. Du coup on a du se mettre en co production avec eux et au final à 3-4heure de l’après midi on mettait la petite vignette « complet » ! Ce qui était un beau pied de nez pour ces personnes qui préfèrent faire jouer les groupes subventionnés, ska festif ou je ne sais pas quoi, les trucs qui jouent au Printemps de Bourges… Je ne dis pas qu’il n’y ait pas de bonnes choses là dedans évidemment… Mais entre un groupe de hard qui parle de fesse et d’alcooliques, qui chante en français en plus, et un vieux groupe de prog rock des années 70, ils en voulaient pas quoi. Au final ça a été leur plus grosse soirée de l’année ! Donc oui si, deux ans auparavant Messaline a fait venir le premier chanteur d’Iron Maiden, Bruce Dickinson, et c’était complet aussi. Messaline avait pas pu jouer à l’époque, à cause de soucis de line up justement, et je ne faisais pas encore partie du groupe, mais voila. Tout est possible, il faut juste se bouger, faire la com, aller coller les affiches et tout. Après en termes d’interactivité il y a encore très peu de choses, très peu d’échanges de dates, mais on a la chance d’avoir Mâcon pas loin, et ils se bougnent pas mal, mais essentiellement dans tout ce qui est metal extrême. Ils ont fait venir Belphégor y a pas longtemps, ils organisent une petite date sympa le 30 mars où on va jouer… Mais c’est tout sur l’échange de date. Il n’y a plus que comme ça que ça fonctionne. Il n’y a plus de salles qui disent « on veut faire jouer tel groupe, tel machin ». Les groupes un peu connus proposent plus cher et c’est à nous de négocier en amont…

Et bien écoute je te souhaite toute la réussite possible ! En espérant que ça décolle bien !

Merci ! Pour l’instant tout ça ça ne nous était encore jamais arrivé, c’est que du bonus ! Rien que le fait d’être là, de faire des interviews, de discuter avec des gens sympas… Les démarches avaient été les mêmes à la sortie du deuxième album et ça n’avait pas pu se faire, et là ça se fait alors… Est-ce que la période est meilleure, pourtant on a tout fait pareil, mais là plus de choses se produisent donc on ne peut qu’espérer ! On garde bien les pieds sur terre, même si ça devait s’arrêter demain on aurait déjà fait plein de trucs ! Ca reste du plaisir, et c’est l’essentiel.

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