Gamma Ray – Skeletons and Majesties Live

 Attention, gros live à l'horizon ! Car si To The Metal date de 2010, Gamma Ray est loin d'être resté oisif depuis. Ce CD live a été enregistré lors d'un concert donné le 29 avril 2011 au Z7 de Pratteln, en Suisse. Une salle de renom, offrant une belle programmation metal, qui plus est idéalement placée, pile au croisement des frontières suisses, françaises et allemandes !

Le lieu et l’occasion de faire un bon live passant en revue la discographie du groupe afin de récapituler les dix albums réalisés en vingt-cinq ans d’histoire, et de ce point de vue là il y a de quoi être servi. De « Heading for Tomorrow » sorti en 1990 à To The Metal en 2010, toutes les périodes sont représentées – sauf, curieusement, Majestic, absente du lot. D’ailleurs, globalement, les albums de Heading for Tomorrow à Powerplant sont les plus représentés, on n’entend guère les quatre derniers. Les valeurs sûres triomphent… Le tout est découpé en deux albums, le premier de onze chansons, le deuxième de neuf. L’occasion de découvrir ou redécouvrir une bonne collection de titres mythiques !

Le premier album commence de façon assez bizarre : deux metalleux se disputant sur le sujet de leurs groupes favoris. La musique arrive rapidement, avant qu’une voix féminine ne présente le groupe. L’album ne commence vraiment qu’avec Anywhere in the Galaxy… Un titre de la grande époque ! Bienvenu dans la galaxie de Gamma Ray ! Nous espérons que vous y passerez une bonne soirée, ouvrez grand vos oreilles pour ne rien rater ! Et pour rester dans le domaine spatial, enchainons tout de suite avec Men, Martians and Machines. On commence donc par le spatial.

Puis The Spirit et Wings of Destiny se succèdent. Deux titres à la fois épiques et nostalgiques, que viennent compléter la ballade Farewell – assez dans le même état d’esprit, même si le tempo est plus lent, somme toute.

Mais la soirée n’est pas à la tristesse, et Gamma Ray vient regonfler l’atmosphère. La chanson éponyme, sortie sur Insanity and Genius ; la profession de foi du groupe en quelque sorte ! Tous les grands thèmes de Gamma Ray : l’exaltation d’un « âge d’or », non par les conditions matérielles mais par l’absence d’une certaine forme d’égoïsme ; le pourrissement du monde actuel par cet égoïsme ; la recherche d’une nouvelle patrie dans les étoiles… Et la cause de tout cela vient juste après : Money ! Il en a pourtant coulé de l’eau sous les ponts, depuis 1990 et Heading for Tomorrow… Pour le groupe en tout cas ! Gamma Ray est devenu l’un des poids lourds du metal allemand, et ne doit plus avoir beaucoup de problèmes pécuniaires, mais passons !

Bien sûr, après cela vient la rebellion : Time to Break Free et puis, comme on sait que le monde parfait n’existe pas, Rebellion in Dreamland. Un long titre de près de dix minutes, en version acoustique.

Alors que faire ? Attendre un signe venu d’ailleurs ! Send me a Sign, en version acoustique également, vient donc conclure le premier CD du live.

Le deuxième disque est du même calibre. Pêle-mêle, on retrouve les grands titres des différentes époques : Watcher in the Sky, A While in Dreamland, Insurrection, Rise… Les morceaux de bravoures des différents albums, tous réunis pour le bonheur du public, qui n’est pas avare de bravo. Entre deux chansons, au moindre break, on l’entend applaudir, hurler de joie, scander le nom du groupe !

Une entrée particulièrement épique, avec Induction et son célèbre refrain : « Illuminati / You'll never take control ! », triomphalement martelé par les chœurs… Et introduisant, comme il se doit, Dethrone Tyranny ! Si le mythe des Illumaniti a un peu vieilli, l’évocation du désir de liberté n’a pas pris une ride.

Bien entendu, Kai Hansen s’amuse un peu avec le public. Au beau milieu de Brothers il s’arrête soudain, lui rappelle que ce soir, ils ne sont pas là seulement pour le metal mais également pour le rock. Et leur fait répéter après lui : « roooooooock »…

Il est impossible de revenir sur chacune de ces chansons, qui sont pratiquement toutes des monuments du power metal. On ne s’étonnera pas de sentir l’influence d’Helloween omniprésente, mais on est en revanche frappé par l’influence qu’a eue la musique classique sur le groupe. Des titres comme Hold Your Ground ou Rise notamment, aux deux extrémités de la discographie mais ici l’un à côté de l’autre, sont de ce point de vue assez frappants. Pas vraiment d’emprunt, mais le fait est qu’il y a dans la construction de certains passages quelque chose de typiquement classique. Et la synthèse de ces deux influences se fait naturellement dans Future World, conclusion de l’album : une reprise d’Helloween… Mais qu’ils introduisent à l’aide d’une autre reprise, un air particulièrement célèbre de la musique classique : Dans l’antre du roi de la montagne, un passage du conte symphonique Peer Gynt d’Edvard Grieg. Un air beaucoup plus célèbre que son compositeur, utilisé par un nombre incalculable de publicités… Et de groupes de metal. Un double hommage qui vient conclure le deuxième disque.

Au final, un grand live qui nous permet de reparcourir la discographie de Gamma Ray et ses vingt-cinq années de service. En espérant que beaucoup d’autres albums viendront s’ajouter à la liste !

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