Sonisphere Day 2

Le réveil sonne, On se lève difficilement. Après une première journée des plus intéressantes nous voila repartis de plus belle. On arrive sur la scène Saturn, un peu à la bourre certes, mais suffisamment à temps pour voir les 3 derniers morceaux de  Voodoo Six . Nous n’attendions pas grand-chose de ce groupe, mais, force est de constaté que nous nous étions plantés, dans la veine d’un Black Stone Cherry mais en plus speed, les anglais qui comptent quand même dans leurs fans un certain Steve Harris (oui on parle bien de Mr Harris himself) ont réveillés les festivaliers.   Arrive ensuite une des deux étrangetés du jour, Hacktivist, ou comment croiser Meshuggah avec du rap US. Ca divise c’est sur, mais, le mérite de ce jeune groupe et l’innovation sans failles. Les festivaliers qui ont franchis la « barrière du  rap » se sont laissés prendre au jeu et c’était finalement assez plaisant et entrainant. Les riffs Djents sont bien pensés et le groupe n’est pas avare d’énergie et de communication.     La deuxième étrangeté du jour, c’est une des sensations du moment... Ghost. Nous reprochons certaines fois à des groupes de manquer d’identité, de ne pas avoir créé un univers particulier et j’en passe. Là, le moins que l’on puisse dire c’est aussi bien sur le plan de la musique que sur leur présence sur scène, Ghost est unique. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit des prêtres et un cardinal monter sur les planches de nos fest !   Ghost débarque donc et nous offre de l’étrange, une musique envoutante et unique en son genre. La plupart des festivaliers au début un peu décontenancés par ce spectacle pour le moins inhabituel sont finalement devenus de  fidèles adeptes à la suite de leur prestation, du grand spectacle.   Suivent alors les énergiques Mastodon. Pour moi, une énigme. C’est un peu mes chouchous des fest. Une énergie débordante, une furieuse envie de communiquer avec le public, des gimmicks, des gueules, enfin tout ce qu’il faut pour prendre son pied en live. Là où je parle d’énigme, c’est que cette pêche à mes yeux, disparait sur CD…Mais dans tous les cas, ils ont encore fait très fort cette année ! Encore un grand moment qui est passé trop vite. C’est donc gonflés à bloc que nous attendons Dragonforce. L’intro démarre, le riff qui suit est assassin, les gratteux sont comment dire…Stratosphérique ! Mais voila, oui il y a un mais. Le chanteur arrive…Et dès le premier cri poussé, une furieuse envie de m’éloigner de la scène et de boire une bonne bière me saisit. Je regarde mes compatriotes d’infortune et la même envie se lit sur leurs yeux. On va se reposer pour attendre Stone Sour !   C’est donc quelques bières plus tard que nous nous retrouvons devant Corey et sa bande. Ne connaissant que quelques titres, je ne savais pas trop où les américains allaient m’embarquer. Ce fut, au final, un des grands moments de ce festival. Arrivant sur le morceau d’introduction de « Gold And Bones Part I » ces derniers ont enflammés le parterre du Snow Hall Park. C’est groovy, pêchu et en même temps mélodique et emprunt de sentiments.  L’auditoire est conquis, et ce n’est pas Corey Taylor qui se dit être victime d’un problème de voix qui va bouder le plaisir des festivaliers. On le sent à son aise, surtout sur les chants clairs qui sont légion dans Stone Sour et sa bande est aussi en pleine osmose, un set qui réchauffe juste après la pause Dragonforce ! On commence donc à ressentir un peu de fatigue, pas de quoi se laisser griser, on attend donc Epica. Une chose est frappante, alors que circuler dans le SnowHall Park était un jeu d’enfant en début de journée, se mouvoir est maintenant des plus pénible, le nombre de festivaliers a doublé depuis…Et ce n’était pas prés de s’arrêter là (ben oui, il va y avoir Maiden !) Epica arrive donc sur scène et là, surprise, la chanteuse attend un heureux événement, et, à  en juger par la taille de son ventre, on se dit qu’il n’y en a plus pour longtemps ! Cela ne l’empêchera pas de livrer une bonne prestation. Vous l’aurez compris Epica n’est pas ma tasse de thé mais  à en juger l’ambiance qui se dégageait de la fosse, on peut dire sans se tromper qu’ils ont fait mouche ! Arrivent ensuite les « habitués » de Megadeth, le groupe que j’ai le plus vu en festival ces dernières années (sonisphere 2011, Hellfest 2012 et re-sonisphere cette année). Phil vous en a déjà  parlé dans ces « temps forts du Sonisphere part I ».   Histoire de ce remettre sur les rails de la brutalité, arrivent « Children Of Boddom » (COB pour les intimes) et le moins que l’on puisse dire, c’est que ces derniers étaient très attendus par une grande majorité des festivaliers...Et n’en ont pas déçus beaucoup. La foule était en transe et le groupe l’était tout autant, ca joue vite, fort, c’est brutal mais à mon gout un peu « linéaire » (oui je sais, je suis difficile). En tout cas c’était encore une fois un bon moment concocté par le sonisphere 2013. Le concert se termine et là, une tension est palpable, la respiration se fait lente, l’attente insoutenable, on attend Iron Maiden, ces hommes que rien n’arrête, ces légendes vivantes qui ont révolutionné la musique et créé les bases du metal actuel. .. Que dire de plus sur Iron Maiden, un show calibré, une énergie débordante. Rien que le fait de voir ces légendes en chair et en os devant nos yeux ébahis, ça vaut tous les festoch du monde. Phil vous en parlera plus longuement dans ses « temps forts du sonisphere part II », c’est promis ! C’est donc après 2 heures menées tambour battant par les britanniques que nous accueillons avec grand plaisir les jeunes déjantés d’Airbourne ! Les sceptiques (et il y en a toujours) disent que c’est du AC/DC, qu’il n’y a aucune originalité et j’en passe. Ce que nous retiendrons de ce show de clôture du Sonisphere millésime 2013 c’est l’énergie, la niaque, la puissance, le groove, la cohésion,…Enfin, tout ce qui fait que l’on aime voir un groupe en live. Je ne m’étendrai pas trop sur le sujet, Phil vous prépare un report « aux petits oignons » sur ces Australiens survoltés ! Vous l’aurez compris au fil de ce report, le Sonisphere a redoré son blason et nous a offert un weekend digne des plus grands festivals metal. Tout y était, une organisation sans failles, des groupes à la renommée planétaire, une ambiance des plus joviales (on déplorera quand même ce foutu pickpocket qui aura eu raison de mon portable et de celui de nombreux festivaliers et surtout la mort d’un fan de motorhead décédé lors du concert de ces derniers RIP).   Si vous étiez échaudés par l’édition 2012, l’édition 2013 a remis tout le monde d’accord…. Photo : https://fr-fr.facebook.com/sonispherefrance   La seule chose qui me vienne à l’esprit, ce sont ces simples mots utilisés des milliards de fois mais qui sonnent aujourd’hui plus vrai que nature : Vivement l’édition 2014 !!   @ bientôt les enragés !  

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