HELLFEST 2013 Day III

C’est parti pour la dernière journée de l’odyssée Hellfest ! Réveil difficile, froid, débuts de courbatures, un bon mal de crâne (les raisons sont implicites), pluie…le rêve quoi ! On arrive sur site, la barre au front, la tête dans le coltard, première chose à faire…Café ! On traine un peu vers le coin presse et d’étranges affiches ont vu le jour pendant la nuit. Au début on ne comprend pas trop ce qui se passe, mais oui, c’est bien ça, Down rejouera aujourd’hui (?) et fera un set de reprise suite à l’annulation de Clutch. Dommage pour la découverte de ce groupe, mais bon, comme on dit, tant pis ! On commence à se diriger vers la sorti quand un autre papier attire notre attention, cette fois, il s’agit de Danzig qui inverse son set en lieu et place avec Ghost. Ce sera donc Ghost qui clôturera l’édition 2013 sur la main stage II. En même temps, quoi de plus normal que de faire clôturer le festival de l’enfer par le clergé de la messe satanique en personne ?   C’est donc après ces changements que nous prenons la direction de la main stage II pour voir les premiers représentants français de la journée, les Coreux de The ARSS. J’avais déjà eu le plaisir de les rencontrer après un concert donné sur Aix en Provence en XXXX ? et ils m’avaient promis la guerre au Hellfest. Je n’avais donc qu’une seule envie…Me battre !  D’habitude je me méfie des mises en garde du genre, étant souvent déçu par la suite…Mais pour le cou…Promesses tenues ! Un set endiablé passé à la vitesse de la lumière (oui seulement 30 petites minutes…) mais qui nous laissera un très bon souvenir….Tellement bon que nous décidons  de tout mettre en œuvre pour les interviewer dans la journée (interview à paraître prochainement). De la puissance (c’est un euphémisme) de la pêche, une envie débordante, des riffs accrocheurs, des mosh parts endiablées et un public au rendez vous… je n’ai pas besoin de faire un dessin, il fallait se lever tôt ce dimanche pour voir le phénomène The Arss en action. Petit aparté, attendez vous à les revoir encore et encore, ils ont un avenir prometteur ! Et un conseil en passant, si vous avez du mal à émerger après une bonne soirée arrosée, aller voir The Arss sur scène, réveil garantit !   Donc comme coup d’envoi de ce dernier jour, un sans faute, maintenant que nous sommes (bien) lancés, c’est parti pour enchainer les scènes, on passe donc devant Waltari sur la main stage I. Le premier mot qui me vient à l’esprit en les voyants sur scène, c’est le mot déroutant.  Waltari ressemble à un mélange, un hybride, un croisement entre le heavy, le punck, le funck, le rock, l’électro et la pop…Autant dire que c’est …particulier, et la voix du chanteur est elle aussi des plus particulières. Je ne sais pas si j’ai aimé ou pas, mais en tout cas, nous ne sommes pas restés très  longtemps devant les finlandais.   Arrive donc le moment du changement de scène avec l’arrivée sur la main stage II du groupe de hardcore américain The Ghost Inside. Je ne connaissais pas du tout ce groupe avant leur arrivée sur scéne, si ce n’est un ou deux morceaux écoutés à la « va vite » quelques semaines avant le fest. Mais ce fut un des meilleurs moments de cette journée de clôture, les américains jouent un petit hardcore mélodique de derrière les fagots, et font mouche avec l’alternance de parties rapides et de mosh parts bien menées, emmenés par un frontman très en forme (malgré le fait que ces derniers avaient joués la veille en Allemagne) ils nous on donné tout ce qu’il leur été possible pendant 30 minutes.  Ce fut pour le moins très sympathique !     Après, à mes yeux, le fest a un peu perdu en intensité avant l’arrivée sur scène de Mass Hystéria. Ce n’est pas la prestation en demi-teinte de Danko Jones qui me fera dire le contraire (la seule chose qui m’a réellement plu dans son set a été le petit hommage fait à RIP Jeff Hanemann). Bref, passons aux choses sérieuses. Oh oui, ça mérite bien ça, quand vous vous retrouvez devant la main stage II avec une marée humaine pour compagnon devant Mass Hystéria à 15h55, que vous regardez tout autour de vous et qu’il y a du monde à perte de vue à l’image du concert des ZZ top la veille par exemple, on est en droit de dire que les français sont dans la place ! Avec une entrée sur scène sur le son de « positif à bloc », Mass Hysteria met tout le monde d’accord en quelques secondes. Est-ce utile de dire que Mouss au chant véhicule encore et toujours le bon esprit, que les gratteux sont encore une fois dans une communion totale avec le public et que le bassiste et le batteur nous on écrasés comme un véritable rouleau compresseur ? Une chose unique s’est passée cet après midi là à Clisson, une communion riche et intense, un instant que tout le monde veut vivre au moins une fois dans sa vie, le moment où l’on se retrouve complètement téléportés dans la musique, le moment où rien d’autre n’a d’importance que le fait d’être là devant Mass Hystéria. Ce ressentit n’est pas seulement le mien, c’est celui d’une très grande majorité de festivaliers présents, et ce n’est pas les deux gratteux et le chanteur descendants dans la fosse pour donner lieu à un circle pit gigantesque qui me feront dire le contraire. Ce fut sans conteste LE concert du dimanche. Un énorme merci à l’organisation du fest pour nous avoir donné la chance de participer à ce rassemblement de la famille metal, à cette communion. J’en veux pour preuve le fameux titre « Furia » en clôture de ce gros set, pendant lequel les chanteurs de Black Bomb A, Vera Cruz et the Arss sont montés sur scène avec les Mas Hysteria pour finir ce show en famille.     C’est donc en état de transe totale, trempé et boitillant (oui, rester devant la scène cet après midi là n’était finalement pas une très bonne idée, participer au Wall of death final sur « Furia » ne l’était pas non plus et m’a couté une bonne béquille…Aie!) Que nous nous déplaçons péniblement sur la scène d’à côté, la main stage II pour accueillir encore un artiste hors normes, un certain Newsted. Comme peut d’entre vous l’ignore, Mr Jason Newsted n’est autre que l’ancien bassiste d’un petit groupe de quartier peu connu sous le nom de Metallica, avec qui il a tout de même enregistré « …And justice for all » et le « Black Album » notamment. Et ce Mr Newsted n’a rien perdu de sa superbe. Il nous offre donc un show très intéressant avec son titre phare « Soldierhead » et alterne entre basse et gratte tout au long de la représentation. Et, petite cerise sur le gâteau, un beau cadeau offert aux festivaliers présents sur scène, un final apocalyptique sur un des titres les plus connus de Metallica, un certain « Whiplash ». Je vous laisse la vidéo pour vous rendre compte de l’effet que ce morceau à produit sur les festivaliers : http://youtu.be/Gf0VmKdibQA     Après l’enchainement Mass Hysteria/ Newsted, une pause s’impose. Ce sera donc repos bien mérité et rafraichissements en écoutant au loin le son de Voivod qui offre aussi aux festivaliers une apparition de Phil Anselmo sur une de leur chanson (oui, il était partout !).   Juste le temps de reprendre nos esprits que les frenchies de Gojira arrivent sur la Main Stage I et nous déversent  leur son agressif. Les représentants de la scène française à l’international ont eu un parterre de festivaliers conquis par leur prestation. L’enfant sauvage a bel et bien retentit sur Clisson, et ça fait du bruit !   Une fois la brutalité passée, on se dirige timidement vers Symphony X et Mr Michael Romeo, un des derniers guitar hero pur jus. Symphony X divise, c’est sur, ce côté progressif est très sympa, le côté symphonique à tendance à un peu agacer au bout d’un moment. Connaissant un peu ce groupe, je n’ai pas trouvé que le set choisi était très judicieux, j’aurais préféré un peu plus de pêche et de niaque que ce qui nous a été servi au hellfest. Romeo est toujours au top et nous rend tout simplement dingues dés qu’il entame un de ces solos dont il a le secret mais un gout de trop peu me saisit. Malgré le fait que Symphony X ait tout donné sur scène j’ai été un peu déçu par la sélection de chansons pour « midinettes ».   Ce sera donc frais et dispo que nous entamerons la venue de Stone Sour sur la Main Stage I. Stone Sour m’avait plu au sonisphere, le goût de la nouveauté sans doute, de la découverte. Mais au Hellefest, ça a été pour moi un peu plus poussif. Le groupe refait le même set qu’au Sonisphere, mais avec un peu de pêche en moins et juste une reprise de Black Sabbath en plus. Corey Taylor est toujours bon dans les parties au chant clair et montre toujours quelques faiblesses sur les saturés, et , pire que tout à mes yeux, il se retrouve en fait être totalement stéréotypé, même gestes, même gimmiques, même attitude aux mêmes moments, petit détail qui montre le manque d’instantanéité de Mr Taylor, ce dernier arrive sur scène avec une petite bouteille d’eau bois une gorgée et la lance dans le public, environ une dizaine de fois avec un petit sourire de complaisance …ce qui avait été exactement la même chose lors du concert au Sonisphére. Là où certains groupes misent sur le partage « équitable » entre public et artiste, on se retrouve avec un partage « descendant » tout est fait selon lui, pour lui et par lui. Je dois avouer qu’entre ça et le manque de pêche communiqué par le groupe (mis à part le batteur qui demeure intéressant), je dois avouer que je n’ai pas passé le meilleur moment du weekend. Stone Sour n’est pas non plus à jeter à la poubelle pour autant. Il ya des morceaux bien faits (bizarre ça ressemble à Slipknot !) et des morceaux plus ballades « rock à Billy ». On ne peut enlever non plus les sentiments qui transparaissent au travers des morceaux. Vivement que ces derniers étoffent leur répertoire avec des morceaux plus groovy car ils nous ont promis de revenir avant 2 ans… j’espère que ce ne sera pas pour le même set !   On se remet donc de tout ça avec un bon verre avant de regarder se produire les étrangetés vainqueurs de l’eurovision 2006, adeptes du « monster metal » en rapport à l’esthétique et à l’imagerie véhiculée sur la thématique des monstres, vous les aurez bien évidemment reconnus, il s’agit de Lordi. Je ne m’étendrai pas trop sur ce groupe qui n’est pas forcément à mon goût, mais qui a plus à un bon nombre de personnes présentes en cette soirée plutôt fraiche. On peut, comme moi ne pas être un fan de Lordi, mais voir se produire ces bestioles sur scène est tout de même assez bluffant. Si vous n’aimez pas du tout, il est quand même bon de les voir, ne serait ce que 5 minutes, ça vaut le détour. Et si en plus vous êtes amateurs de Heavy à l’ancienne, Lordi est fait pour vous !   On attend donc l’arrivée de Volbeat. Volbeat, un groupe qui compte des millions de fans dans le monde du metal, un groupe qui connait un succès fulgurant, mais un groupe qui ne me touche pas du tout… Faut dire aussi que la première fois que je les ai vu se produire, c’était lors du sonisphére 2011 et de son Big 4. Et quand je les ai vu arriver sur scène et dire que le big 4 aurait du s’appeler le Big 5 parce qu’ils étaient là m’a fait frissonner, je m’étais dit « ils on intérêt à assurer » et dés les premières notes je me suis trouvé décroché par leur musique Elvis Metal. N’aimant pas rester sur une seule impression, j’ai retenté le coup…pour un même résultat. Certains aiment Volbeat, et tant mieux pour eux. Personnellement, j’ai largement préféré discuter avec des festivaliers et des vielles connaissances pendant leur show.   Puis, comme je le disais au début de ce report, quoi de mieux que le clergé de la messe noire en personne pour clôturer LE Helfest 2013, c’est donc Ghost qui va nous accompagner pour terminer le fest. Ghost, la révélation de ces dernières années, ce groupe à l’image et au son unique, un groupe que tout le monde devrait voir au moins une fois dans sa vie, ne serait ce que pour cette personnalité unique, et pour voir arriver sur scène ces personnages encapuchonnés comme les moines des temps anciens et le pape de la messe noire en personne !  Je ne m’étendrai pas trop sur ce dernier Show du fest car notre Stonerwitch enragée (Val pour les intimes) prépare un beau report sur les suédois masqués dont, pour la petite histoire, on ne connait pas l’identité… (Photo By Val!)   Que dire pour clôturer ces 3 jours de festival? Des émotions différentes nous on transportées tout au long de ce gros weekend, du bien, du très bien, du moins bien aussi (oui il faut le dire) nous qui avions connu l’édition 2012 restons un peu moins groggy à la fin de l’édition 2013. Oui, à nos yeux, trop de vieux heavy à l’ancienne, mais bon, le Hellfest reste le Hellfest. Il faut se déplacer pour voir tout ce qu’il y a autour des groupes, les festivaliers, ainsi que les infrastructures et les bénévoles présents sur site relèvent le niveau peu importe les groupes qui se produisent sur les nombreuses scènes.   Ce que je veux dire, c’est que le hellfest ne se résumera jamais aux noms des groupes présents, ce festival a une âme à part entière et même si nous faisons la fine bouche en parlant de « trop » de vieux heavy, je pense que certains organisateurs de fest dans le monde « tueraient » pour une telle affiche !   Si on nous (vous?) pose la question, serez vous sur Clisson l’année prochaine? La réponse sera oui, sans hésitation aucune. Et si vous pouvez vous y rendre aussi, n’hésitez surtout pas ! @ Bientôt les enragés !        

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