Chimaira – Crown Of Phantoms

Un nouveau Chimaira est toujours un événement en soit, les sorties des albums Résurrection  et  The infection  avaient laissées un très bon souvenir aux nombreux fans du groupe. La sortie de The Age Of Hell  beaucoup moins, ou en tout cas, pas dans le bon sens. Etait ce du au changement de line up ? Est ce que le groupe avait perdu la brutalité et la lourdeur qui les caractérisait ?  The Crown Of Phantoms  nous apporte son lot de réponses. Tout d’abord, il faut savoir que la musique de Chimaira ne me laisse pas insensible, et que, du coup, certaines fois je m’emporte un peu. Comme lors de la critique de The Age Of Hell  où je trouvais (et je trouve encore) que Chimaira avait perdu son identité, j’ai trouvé cet album très moyen alors que certains ont du l’apprécier. Mais là où je pense que tout le monde sera d’accord (fans de la première heure comme fans à venir) c’est que Crown Of Phantoms  signe le grand retour de Chimaira, la bête n’est pas morte mes amis, oh que non… ! Elle en a encore dans le ventre et nous surprend même tout au long de l’album. Que ce soit en reprenant les bases de la destruction « made in Chimaira » en y ajoutant des ambiances électroniques des plus intéressantes (avec ce petit interlude intitulé « The Transmigration » qui lance à merveille la chanson éponyme), des solos très bien placés et une voix toujours aussi affûtée, nous avons les grands ingrédients de Crown Of Phantoms, le "vrai" come back de la bête.     Rentrons un peu dans le détail, l’album commence avec le titre « the Machine », une intro traditionnelle pour du Chimaira, un gros riff bien lourd avec une montée « samplée », un changement de riff de derrière les fagots et c’est parti, ça saccade, ça hurle et ça change de riffs toutes les 30 secondes. Cette chanson est un clin d’œil assuré à l’histoire mouvementée de Chimaira « We have died a million times before […] The time has come to reboot the machine ! ».   La suivante est une de mes favorites, « No Mercy »...Je vous laisse imaginer que cette chanson est estampillée haine et violence, avec un des plus gros riffs de l’album. Cette chanson à la lourdeur absolue comprend un refrain mid tempo et des accélérations à s’en rompre la nuque et ce fameux riff où on se surprend à headbanger sans même y penser… Ajoutez-y une structure originale (oui, le vieux couplet refrain, couplet refrain, pont refrain à été jeté aux oubliettes…) et vous avez une des grandes chansons de cet album.   Ensuite, viens le morceau « All That’s Left Is Blood » avec son riff entêtant qui tourne tout au long de la chanson, sa lourdeur, son solo, son break abrupt et ses riffs à la précision chirurgicale. Ça vaut le détour…   Arrive alors « I Despise », une des bonnes surprises de l’album, après une intro digne d’un groupe de hardcore, les machines s’en mêlent et nous envoient sur un riff des plus savoureux, une transition tranchante dont seul Chimaira à le secret, le reste du morceau reste plus « conventionnel » mais ne nous épargne par pour autant !   Pas le temps de s’en remettre qu’arrive « Plastic wonderand »…Son intro aux sonorités du pays du soleil levant, sa montée de prés d’une minute et surtout, l’énorme riff qui s’en suit font de ce morceau un des titres phare de l’album, un pur régal, à consommer sans modération !   On se repose les tympans en écoutant « The Transmigration » qui nous offre une transition de choix avant l’apocalypse réservée par le morceau « Crown Of Phantoms »…   Le moins que l’on puisse dire c’est que le morceau éponyme est entêtant. Je vous garanti qu’en l’écoutant ne serait ce qu’une seule fois, le refrain reste marqué dans votre tête au fer rouge, c’est lourd, groovy et brutal à la fois avec un final apocalyptique….Du bon Chimaira !   Arrive le tour du rapide « Spineless » qui ne laissera personne insensible, encore une preuve du retour généreux de Chimaira, comme j’ai l’habitude de le dire…c’est la guerre !   « Kings Of the Shadow world », une intro, des riffs et une ambiance qui nous font penser à la période « The Infection » c’est lourd une fois de plus mais diablement engagé et terriblement bien réalisé. Pour les nostalgiques de The Infection c’est à ne rater sous aucun prétexte.   Quand je parlais de surprise, le titre « Wrapped In violence » entre à 100% dans ce cadre, l’arrangement et la structure sont  peu communs, l’alliage et la mise en avant des machines et elle aussi peu commune, les voix sont aussi oppressantes et que dire du dernier riff qui tourne encore et encore… On aime quand Chimaira explore ce genre d’univers !   Le Dernier titre « Love Soaked Death » est le titre qui ressemble le plus à « The Age Of Hell » mais en beaucoup mieux (rassurez vous) ! Une batterie qui nous laisse pantois sur certaines montées, des riffs eux aussi accrocheurs, voila qui clôture bien cet album.   Il faut tout de même le savoir, pour apprécier cet opus à sa juste valeur, il va falloir plusieurs écoutes. Les premières pour se dire « oh oui, ils sont bien de retour », les suivantes pour douter un peu, et à partir de ce petit moment de flottement, on à qu’une seule envie, les voir en live pour pouvoir exulter et relâcher tout la niaque que nous envoie cet album. Vous l’avez donc lu tout au long de cette chronique, Chimaira est bel et bien de retour. Oubliés les moments d’errance, oubliés les doutes sur le changement de line up, Mark Hunter nous l’avait promis il y a quelques mois et il a tenu parole…il se pourrait bien que Chimaira retrouve une seconde jeunesse... Les mois qui vont suivre nous le diront, mais une chose est sure, j’ai hâte de les voir en live…Et vu qu’ils ont besoin de montrer au monde qu’ils sont de retour, pourquoi pas les imaginer au Hellfest ou au Sonisphere 2014 ? Prions mes amis enragés !   @ Bientôt !

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