Motocultor – Jour 3

C’est devant un décor digne de The Walking Dead que le jour se lève sur St Nolff...Brouillard, silouhettes marchant lentement, regards dans le vide, gémissements lointains (et corne de brume viking aussi). Bienvenue au jour 3 du Motocultor !

Photos : ICI

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Hypnose Mastodontesque… REGARDE LES HOMMES TOMBER

 Il est midi, le soleil apparaît, les premières notes du sludge (fusion-sludge ?) de RLHT retentissent. Le moins qu’on puisse dire sur ce groupe c’est que l’immersion est immédiate. Le son est massif et la musique entêtante. Le groupe ne communique pas, il ne s’interrompt pas entre les morceaux ; de ce fait, la sensation de voyage est permanente. Cette non communication n’était, du coup, pas un problème, bien au contraire. Sur scène, les musiciens semblent planer également, comme possédés par leur musique. Ce n’est qu’à la fin de leur set que l’on redescendra (tombera ? hohoho !) sur terre. Un premier concert planant, de très bonne facture et qui aura permis aux festivaliers ne connaissant pas le groupe de faire une très bonne découverte made in France.

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“On transpire les toxines ?”... BUKOWSKI

 Ils sont arrivés avec des cernes monumentales, nous annonçant qu’ils avaient bringué toute la nuit, mais ils ont assuré ! Le cocktail heavy-stoner de Bukowski fait mouche de suite. La musique ultra positive du groupe débarque comme une charge de tanks dans la Cannebière et permet de fédérer la fosse facilement. C’est une ambiance purement festive qui s’installe au Motocultor. Le groupe a choisi des titres efficaces permettant de réellement s’amuser ou de chanter (comme sur l’hymne “Brothers Forever”). Le son réglé au millimètre permettra d'apprécier d’autant plus ce show dopé à la dynamite (au moins). Une bonne baffe pour se mettre en jambes (littéralement).

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Ah !?... EYEHATEGOD...ou pas

 Nous vous aurions bien fait un petit topo sur ce groupe si ce dernier ne s’était pas trompé de route et ne s’était pas retrouvé à Clermont-Ferrand où il jouait le lendemain. Bref, beaucoup de fans déçus et amers devant une erreur aussi grossière...

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Entre puissance et sensibilité… THE OLD DEAD TREE

De retour sur scène après leur split, The Old Dead Tree étaient très attendus par les fans de l’époque. Ces derniers ne seront pas déçus car le combo français nous joue l’album The Nameless Disease en entier et dans l’ordre. Le set apparaît donc comme très cohérent, associant des passages death avec d’autres beaucoup plus doux tout en gardant un côté sombre. Le groupe est heureux de fouler à nouveau la scène et ça se voit, ça s’entend et ça se communique au public. Une très belle prestation qui aura fait plaisir aux fans comme aux curieux.

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Bienvenue en guerre gauloise… LUTECE

 Vainqueurs du Headbang Contest, Lutece débarque sur la Suppositor Stage pour nous emmener dans leur pagan black metal. Une musique efficace et épique qui ne manquera pas de ravir le public en présence. Pogos, circle pit, slams, la fosse est devenue un véritable champ de bataille à la mode païenne. Une belle démonstration de technique au service d’une musique qui apporte véritable souffle d’air frais sur la scène metal française.

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Hard Rock n’ Roll !... MUSTASCH

 Les rockeurs de Mustasch, à peine arrivés sur la Dave Mustage déclenchent des headbangs frénétiques. La recette est toute simple : du bon gros hard rock des familles avec des riffs très jouissifs. Si on ajoute le look old school (et surtout la moustache du frontman) des musiciens au cocktail, on obtient une prestation très festive dans laquelle il est dur de ne pas rentrer. On a pu voir des headbangs et duckwalks à la Angus Young jusqu’au fond du site. Pour ceux qui étaient encore vaseux des cuites de la veille, rien de tel pour achever de les réveiller (en même temps, à 18h du matin, il était temps…).

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La revanche romaine vient du Portugal !… MOONSPELL

 C’est avec un casque de légionnaire romain que le frontman de Moonspell arrive sur scène. Le caractère épique du show est annoncé dès le début et sera maintenu. Une musique puissante qui a su ravir les amateurs d'extrême comme de plus soft. Un concert millimétré et enchanteur qui fait voyager à tel point que le set paraît court. Ce n’est qu’en regardant sa montre qu’on se rend compte que ce sont bel et bien 55 minutes qui se sont écoulées. Une sorte de faille spatio temporelle qui s’est installée à St Nolff. Bravo au groupe pour ce tour de force mené par un Fernando Ribeiro des grands jours, s’exprimant tout en français.

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Luxe, calme et volupté...non je déconne !... DYING FETUS

 Les trois comparses de Dying Fetus étaient attendus, et n’ont certainement pas déçu ! Un bon gros death metal bien huilé. Le public du Motocultor a répondu présent avec des pogos, des wall of death et de monstrueux circle pits, sans oublier un croco et une chèvre gonflable. Typiquement le type de concert où on s’amuse comme des fous sur une musique ô combien violente. Le groupe a vraiment tout donné, il était donc légitime que le public le lui rende bien. A la fin on est lessivés mais heureux (et il va falloir tenir !).

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Faut que ça crache ! Faut que ça thrash !!!... EXODUS

 On va être clair de suite, si Exodus sont là c’est pour faire dans l’efficace, et autant dire qu’ils nous ont gaté. Le pit s’est littéralement déchainé au son d’une setlist taillée pour le live. Le combo nous a gratifié d’une prestation energique, a tel point qu’il est difficile qui d’Exodus ou Dying Fetus a déclenché le plus gros circle pit de la soirée. Pour le wall of death, il y a pas photo, avec Strike of The Beast, les americains ont lancé ce qui fut le plus grand pogo du festival. Un bon moment de thrash comme on aime, parfait pour introduire ce qui sera pour nous le dernier concert de la soirée (que le chanteur nous recommandera)...

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Magistrale conclusion… ORANGE GOBLIN

 Il faut être honnete, pour un bon nombre de festivalier, ce concert était le dernier du festival, vu que Therion a déçu les foules avec Les Fleurs du Mal, ainsi dire que le pit a tout donné est peu dire. Les anglais d’Orange Goblin ont de leur coté tout fait pour ça en envoyant les tubes des le début. Un bon concert oscillant entre le heavy bien gras et le stoner. Le frontman, toujours aussi charismatique a envoyé tout ce qu’il avait dans le ventre, possédé par sa musique. Une bien belle claque qui nous fera bouger en oubliant tout, une musique qui se vit, et à fond de cale...en fait c’est qu’à la fin du set qu’on réalise qu’on a mal partout à force de sauter et headbanguer frenetiquement. Une conclusion plus que magistrale pour ce Motocultor 2013.

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EN CONCLUSION :

 Un excellent festival avec une afiche eclectique, un site adapté (on espère que les organisateurs pouront l’avoir de nouveau !), des festivaliers nombreux (12000 !) et respectueux, des bénévoles impeccable et sans oublier un service de sécurité vraiment au poil. Nous ne pouvons qu’adresser toutes nos felicitations aux organisateurs. Un festival à taille humaine qui est en passe de devenir une reference, bravo à tous les gens qui ont travaillés pour que ce Motocultor 2013 vive et soit une aussi belle réussite.
Pour résumer ça avec une photo du chanteur de Uncommonmenfrommars :
Photos : Val Kyrie – Time Warp Photos Reporters : Nico et Ariane

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