Madball au Secret Place

Ce mardi 20 août 2013, le Secret Place clôture la troisième édition de son festoche hardcore de l'été "See you in the Pit". Après la famille Cavalera, Hatebreed, Agnostic Front et Biohazard, c'est au tour de Walls of Jericho et Madball de faire trembler la scène du Secret Place (oui oui, il y a bien une scène même si on ne la voit pas). C'est All for Nothing qui a ouvert les festivités vers 19h30, suffisamment tôt pour que je les rate. Dommage car à l'écoute des albums, ça donne envie. Certes ils sont passés de gamins qui jouent dans leur garage à un vrai groupe, mais surtout ils laissent apparaitre clairement qu'ils se sont soudés, solidifiés, et combien ils se sont enrichis au fil des kilomètres parcourus, sans arrêt en tournées, pour accompagner aujourd'hui Walls of Jericho en Europe, et chauffer la salle comme il se doit. D'ailleurs la salle était bouillante quand je suis arrivée. Walls of Jericho a déboulé, Candace Kucsulain au chant, Chris Rawson et Mike Hasty aux grattes, Aaron Ruby à la basse, tous membres originaux à part Dustin Schoenhofer à la batterie. C'est simple, à peine arrivés sur scène, ils ont sauvagement fait exploser la salle. Leur metalcore hyper agressif, soutenu par la colossale frontwoman et ses acolytes. De vraies bêtes de scène, rapides, hargneux à souhait, et une Candace hyper motivée à faire péter tout ça. Le public étant consentant, le mosh n'était pas triste et les stage diving non plus. Tantôt virulente, tantôt (limite) tendre, définitivement acharnée, Candace a gueulé, remercié, dénoncé, encouragé, fracassé, motivé, et même rassemblé du pognon pour la lutte contre le cancer. Plusieurs morceaux récents -si je puis dire- tirés de "The American dream" (2008) ou "With devils amongst us all" (2006), quelques vieux morceaux qui ont rendu nostalgique le public averti, pour environ 45 minutes de set super intenses. Puis après une courte pause, c'est Madball qui entre en scène devant un public chaud bouillant, comme s'il n'était jamais sorti de la salle. Freddy Cricien rejoint ses musiciens (toujours Hoya Roc à la basse, Mitts à la guitare et plus récemment Mike Justian à la batterie) et attaque "For my ennemies" (issu de "Legacy", 2005). Le coup de vieux n'est qu'en apparence -c'est surprenant de voir Freddy les cheveux longs quand mon dernier souvenir remonte à 1999- mais les gars ont la rage intacte. Un peu moins violents, mais toujours révoltés. Du hardcore new-yorkais pur et dur, qui prend toute son ampleur sur scène, à coups de breaks puissants super efficaces. Une vingtaine de morceaux pour plus d'une heure de concert, avec seulement 3 ou 4 titres du dernier album "Empire" (2010), et beaucoup de bons vieux morceaux, "Smell the bacon", ou le cover "It's my life", un surpuissant "Down by law" et un "Streets of hate" juste trop bon. Madball continue de crier son manifeste hardcore avec la même authenticité qu'à ses débuts, en s'épatant juste de voir comment le mouvement a grandi, et en s'en réjouissant. Et c'était bien bon de les retrouver dans l'intimité d'une petite salle, loin des immenses scènes des festivals, comme de vieux potes. Parce qu'il y avait vraiment cette sensation de retrouvailles, un Freddy bavard et entrainant et un public qui n'a pas cessé de sourire (en plus d'enflammer les lieux). Inutile de préciser l'euphorie générale lorsque Cricien a invité sa pote Candace Kucsulain pour l'accompagner au chant sur "Pride", le dernier morceau. Trop court, beaucoup trop court, mais tellement intense, la salle a tremblé, le public a pris un petit moment avant de réaliser, souffler et se disperser.

2 thoughts on “Madball au Secret Place

  1. Je confirme, sympa le report ! C’est claire que quand Madball a commencé le hardcore, ils ne devaient pas se douter que le mouvement prendrait autant d’ampleur…

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