KORN – The Paradigm Shift

Allé ça y est...On se lance !   Après avoir écouté (et pour ma part apprécié) le dernier opus en date « The Path Of Totality » et son alliage improbable electro/dubstep/kornesque et après avoir vu la débauche d’énergie du combo de Bakersfield  au Sonisphere et au Hellfest (oui je sais je suis chanceux !), autant dire que j’attendais, nous attendions, cet album avec la plus grande impatience. Ce n’est pas tous les jours que le combo initial est réunit (sauf Silveria bien sur). Le retour de « Head » a déjà fait couler beaucoup d’encre et on attend tous une chose, que cela se concrétise par un album studio. C’est ce que nous a offert Korn avec son « Paradigm Shift ».       Comme pour nous rassurer sur leurs intentions bestiales, l’album commence avec le morceau « Prey For Me » et comment dire…On se prend directement une bonne claque ! Ca part directement sur un riff « à l’ancienne » lancé à la manière des gros riffs de l’album « The Path Of Totality » et ses petits sons électro mais très dilués contrairement à l’album précédent. Le morceau trouve des références dans les albums « Take A look In the Mirror » pour son gros riff ou bien « Issues » pour son refrain plus aérien. Une fois le morceau fini, on se dit « ah ouai, quand même ! ». Ben oui, on est agréablement surpris après avoir entendu le single « Never, Never » de se retrouver devant une telle débauche d’énergie et un tel savant mélange d’ancien/New Korn.   De bonne augure donc pour accueillir le titre « Love And Meth » (surement un clin d’œil au projet solo de Head « Love And Death ») et, sur ce morceau, on ne peut que se féliciter du retour de Head à la composition, et l’alchimie qui règne sur le groupe. Ce titre est juste un condensé de ce que vous trouverez dans cet album. De gros riffs qui nous font headbanguer à s’en rompre la nuque, une voix pleine de sentiments et de profondeur, des grattes qui se répondent sans cesse (on en arrive même à se demander comment on a pu apprécier Korn avec une seule gratte !), Fieldy et sa basse groovy, Ray Luzier qui s’attache à donner encore plus de lourdeur au son de Korn et les machines placées en retrait mais qui apportent au groupe une nouvelle dimension…Ah et oui, il faut quand même le souligner…Mr Davis semble très énervé par moments et nous gratifie de hurlements gutturaux...C’est fou comme ça fait du bien !   http://youtu.be/851NxKsneFk     Pour enchaîner, rien de tel que « What We do », ou comment faire un gros clin d’œil à « The Path Of Totality » en envoyant une intro électro made tout en enchaînant sur un morceau qui aurait pu se trouver dans un « Take A Look In  The Mirror », un bon moment.   Le Titre suivant « Spike in My Veins » est un des titres les plus axés Dubstep New Korn, un refrain électroniquement catchy, des riffs intéressants ( 2 grattes ça change tout !) un ensemble bien maitrisé, on apprécie !   Arrive alors un des titres phares de cet album,  le morceau « Mass Hysteria »…vous prenez des bons gros riffs des premiers jours, vous ajoutez un refrain envolé empreint de sentiments et vous obtenez un titre entêtant… On se surprend même à se lever le matin entrain de headbanguer mentalement en fredonnant « Mass Hystéria » ! Une chose est sure, ce titre fait parti des morceaux qui donneront à Korn une dimension énormissime en live…on en saliverai presque !   S’enchaîne alors « Paranoid And Aroused », et son intro « Issues »  psychédélique, un titre planant et malsain à la fois, tirant son épingle du jeu grâce à un refrain  taillé pour la scène, une montée estampillée Korn suivie d’un passage 100% heavy dans lequel Davis nous pousse des hurlements d’un autre monde ! Encore une fois, du bon !   Arrive alors le fameux « Never, Never ». Autant le dire tout de suite, c’est le morceau le plus lisse et peu intéressant de l’album. Choses positives, le clip vidéo est beau et le morceau passe relativement bien « enchainé » dans l’album et ne gratte pas trop nos oreilles comme c’était le cas en tant que single !   http://youtu.be/cl2D7J_FL_U   Passons donc à « Punishment Time », ce titre pour le moins étonnant me fait penser à un schizophrène essayant de nous expliquer ce qu’il ressent (musicalement parlant bien sur). Je vous laisse en juger mais le résultat est des plus intéressants.   Arrive la balade de l’album, oui, la balade, intitulée « Lullaby For a Sadist »…un pur régal, c’est malsain, c’est beau, c’est entraînant et c’est nouveau ! Ce morceau titille  nos tendres souvenirs lorsque raisonne un passage ou la voix de Davis se répond à elle-même comme dans l’énormissime « Kill You » (dernier morceau de « Life Is Peachy »). A écouter, surtout pour les détracteurs de Korn qui déplorent leur manque de créativité.   Avec les deux derniers titres de l’album version simple « victimized » et « All Wrong » Korn repart sur des bases moins expérimentales et torturées en nous assénant des riffs Korniens à tour de bras…Et ils n’ont pas perdu la main !   Sur  la version « Deluxe », deux titres supplémentaires, « Wish I Wasn't Born Today » qui  reste un morceau classique et « Tell Me What You Want » qui lui par contre est ce qu’on appelle un single en puissance. Ça agresse comme jamais, nous offre un couplet brutal à souhaits et un refrain estampillé heavy. Du très bon (dommage que le son ne soit pas de la même qualité que le reste de l’album…)   Donc vous l’aurez compris tout au long de ce report. Ce nouvel opus souligne le retour au combo d’origine et nous montre toutes les facettes que le groupe maîtrise avec brio.     Cet album reflète une dualité entre le vieux Korn et le  nouveau aux consonances électroniques. Une dualité dans la manière de composer les morceaux, de les ambiancer mais qui au final ressort comme une bouffée d’oxygène. Korn semble avoir le cul entre deux chaises et très bien s’en accommoder. Pour vous donner une idée, vous prenez « Take A Look In the Mirror » et « The Path Of Totality », vous secouez fort et ça donnera la plupart des titres de « the Paradigm Shift ». Je dis la plupart car certains titres ne sont pas un simple (?) croisement inspiré mais nous transportent dans des dimensions où Korn n’a pas l’habitude de naviguer…   Pour conclure, on peut dire sans se tromper que Korn est bien de retour, prêt à en découdre, plus puissant que jamais…En route pour la guerre !    

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>