Soulfly, Savages.

Le 9 eme albums de notre Brésilien préféré Max Cavalera et sa bande de joyeux lurons, est enfin sortit moins de deux ans après le très bon Enslaved, et du coup, passer après un des albums qui fut un des plus puissants et technique de leur carrière s'avère difficile... Déjà, après le départ du talentueux David Kinkade à la batterie durant la tournée, Max a confié les baguettes a son rejetton Zyon, agé de 20 ans, qui sans être manchot, et malgré toute la bonne volonté qu'il peut y mettre, n'arrive pas a la cheville de son prédécesseur. Le partit a donc été pris de faire un album plus lent, plus « heavy » selon Max, donc fini les blast qui tabassent tendance black metal, et bienvenue aux rythmique Thrash à l'ancienne. Le reste de la bande est toujours constitué du barbu Tony Campo à la basse, qui chante « El Comegente » avec Max, de Marc Rizzo a la gratte qui s'en donne a cœur joie a jouer du flamenco sur ce même titre, et bien sur Max Cavalera, le Frontman du groupe, que l'on ne présente plus… Le thème principal de l'album étant vous l'aurez compris «les sauvages» ; comprendre les humains, qui par leur comportement dans nos sociétés soit disant évoluées, seraient restés des sauvages. Sous une pochette plutot classique signée Paul Stottler connu entre autre pour les pochettes de « Sacred Reich » , on trouve une galette de dix morceaux sur l'édition simple, et douze sur l'édition collector. C'est « Bloodshed » qui ouvre le bal avec une légère déception, car annoncé comme le morceau qui présente l'album, le clip avait commencé a tourner au mois d'aout sur internet, et hormis les images violente de guerre,  la douche de sang ne tache pas vraiment. « Cannibal Holocaust » et « Fallen »remontent le niveau, plus pêchu, et rentre dedans, plus dans la veine du Soulfly qu'on connais. Un titre comme « Ayatollah of Rock'n'Rolla » inspiré de Mad Max avec Neil Fallon, le chanteur de Clutch en guest, se positionne comme titre majeur de cet album aux côtés de « Master of Savagery » , « This is violence », « K.C.S » et « El Comegente » morceau dissonant relatant l'histoire du serial killer-cannibale Vénézuelien ; Vargas. Dans l'ensemble un album honnête mais pas hyper convainquant, qui se conclue par le traditionnel, et pas indispensable morceau instrumental de fin avec ses passages Reggae, soul, flamenco, world music, que Max apprécie tant, mais qui deviennent un peu lassant à force de tirer sur la corde. On peut cependant comprendre par les temps difficiles qui courent pour vendre des disques que les compagnies veulent jouer le jeu du collector, avec ce bonus, intitulé je vous le donne en mille ; « Soulfly IX » !   De quoi se mettre dans les oreilles en attendant le nouveau Projet de Max « Killer be Killed » avec Troy sanders, david Elitch  et Greg Pucciato, qui semble, rien qu'au nom des participants, très prometteur.

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