Interview d’Operadyse – Partie II

Suite de l'interview d'OperadyseCelle qui m’a le plus marqué de ce point de vue là, c’est Arkanya. Et d’après ce que j’ai lu sur internet je ne suis pas le seul ! Vous envisagez d’en faire un clip ?

Là où on a eu le plus d’avis pour un clip, c’est pour Keeper of the Flame. Et c’est normal, c’est l’efficacité, trois minutes où on va droit au but ! Pour Arkanya, ça nous a prit un peu de court mais le duo est super bien passé ! On était un peu sceptique au début, nous il nous plaisait mais on ne savait pas ce que les gens allaient en penser, et finalement tout le monde nous dit qu’il est pas mal ! Il y a une fraicheur qui en ressort, il y a une légèreté et en même temps pas une innocence… C’est quelque chose que beaucoup de groupes font simplement parce qu’il faut le faire et c’est tout. Mais là il y a même peut-être un peu de timidité, qui a plu. Il n’y a pas vraiment de refrain, ça raconte juste une petite histoire – à deux ! Je pense que c’est ce qui a plu.

 Par contre celle qui détonne un peu de mon point de vue, c’est la balade finale, Frozen. Elle a l’air d’avoir été composée dans un état d’esprit différent.

C’est un outro… On y raconte la fin de l’histoire. C’est le repos après la guerre. Il faut s’imaginer le champ de bataille et le résultat final. Le choix de mettre Jennifer c’est imposé naturellement car ça collait avec l’histoire. Si vous voulez une autre fin il y a un bonus japonais, un deuxième outro. Il avait été demandé par les labels. C’est le premier titre qu’on a composé à deux, moi et Damien. C’est purement instrumental et vocal, pas de batterie, pas de guitares.

Et donc c’est l’ancienne chanteuse du groupe qui a fait tout le chant féminin ?

[caption id="attachment_14342" align="aligncenter" width="564"] Le groupe dans son ancienne conformation, avec Jennifer Lassalle.[/caption]

Exactement ! Elle est partie par manque de temps et d’implication, mais elle est restée une bonne amie du groupe. Moi je l’ai rencontrée par la suite, et c’est une super fille. Mais c’était surtout parce que ça le faisait qu’on l’a intégrée, parce qu’il y avait une correspondance avec l’histoire ; on aimait bien le mélange des voix, on trouvait qu’elles se complétaient bien, et ça c’est fait comme ça. Bien sûr, c’est un clin d’œil qui permet d’établir la continuité avec le premier EP.

D’ailleurs, est-ce que c’est comme dans l’EP Hope Era Dies il y a une histoire centrale dans l’album ?

Dans le premier EP, deux chansons commençaient à raconter quelque chose et ce sont celles qui ont été gardées, Celestial Sword et Fairies Secret Garden, mais le reste c’était des chansons mises à part. Damien a gardé ces compos, mais après on a quasiment une suite chronologique de la composition de l’album, à part Rise ; la première à être composée ça a été Celestial Sword et la dernière Nevermore. Autant dans l’histoire que dans l’ordre chronologique de composition, les chansons se suivent. On ne peut pas faire plus logique ! On ne s’est pas dit « tiens celle-là est plus dark, ça irait mieux de la mettre en troisième parce que là ça parle de ça », non ça c’est vraiment construit pas après pas.

Et l’histoire grosso modo c’est une guerre dans un monde de fantaisie ?

C’est l’histoire de l’ange de la pochette ! Il vit dans son royaume, et un jour sans qu’il comprenne ce qui se passe une guerre lui tombe sur la tête, et il est l’un des seuls survivants. Il essaye de partir en quête de vengeance mais aussi de réponses, et il va se retrouver confronté à des divinités – pas forcément maléfiques – c’est aussi une quête avec des objets, pour le côté épique et jeu de rôle, et l’histoire raconte donc sa chute, qui va emporter avec lui tous ces dieux. C’est un peu un God of War (le jeu vidéo) mais sans le côté bourrin, sinon on n’aurait pas fait du power symphonique avec des voix claires ! (rire) La pochette c’est Albino-Z (Andreas Zafiratos de son vrai nom) qui l’a faite, un artiste grec. On l’a trouvé en cherchant sur le site Deviant Art et on vraiment adoré son travail - je te conseille d’aller y jeter un œil, c’est vraiment génial. Pour nous il fait maintenant partie intégrante du groupe, je pense qu’il fera aussi les autres pochettes ! Il a vraiment sa touche, sa patte ; on n’est pas tombé dans les vieux dessins à la Tolkien ou les nouveaux façons mangas ; c’est vraiment un mixte des deux sans copier personne. Pour le coup, quitte à faire de l’épique, autant apporter un peu de fraicheur et là aussi on essaye de trouver quelque chose qui dénote. Et on a eu la chance de tomber sur autre chose que du Warcraft en illustration !

Et l’enregistrement, ça s’est passé comment ?

Là aussi quelqu’un a énormément compté pour la réalisation de l’album. Ca s’est passé à Nantes, au Drudenhaus Studios, et c’est Neb Xort qui nous a enregistré, l’ex-claviériste d’Anorexia Nervosa, qui a enregistré aussi Ultra Vomit, et c’est par là qu’on l’a connu, c’est un copain de Manu. C’était important pour nous de passer par quelqu’un de confiance, et il nous a fait un travail énorme. Il s’est vraiment investi à fond, ce n’était pas son but de rester à encaisser et on l’a très très bien senti. Il nous arrivait de rester une heure au téléphone avec lui ; le matériel que j’ai acheté c’est sur ses conseils, et j’ai enregistré les prises de voix chez moi et après il les a mixées. Il s’est vraiment rendu disponible, nous a fourni des tonnes d’arguments et de conseils pour améliorer les jeux de guitare, le chant, que ce soit en studio ou en live… S’il y a une prochaine production, et à moins que le label nous impose quelqu’un d’autre, on continuera avec lui.

Pendant qu’on parle des projets d’avenir…

Chaque chose en son temps ! On ne veut pas griller les étapes. La recette nous a réussi pour l’instant : beaucoup de travail et prendre les choses comme elles viennent. Le prochain chantier c’est de mettre en place des dates, pour le premier semestre je l’espère, et sinon pour le suivant, parce qu’on veut que ce soit bien fait. Là il y a eu un décalage de deux mois dans la sortie de l’album, mais c’était par souci de bien s’occuper de la sortie. Il est sorti fin septembre au Japon et ça aurait du être deux semaines après en Europe, mais ils ont voulu faire les choses bien. Au début tu es forcément déçu, mais au final ça nous a laissé le temps de mieux nous préparer, et si c’est pareil pour les concerts ça n’est pas grave. Même si on sait qu’il y aura un peu de dégâts et de critiques au début, mais on veut qu’il y en ait le moins possible et proposer tout de suite quelque chose de qualité.

Il y a des endroits où tu aimerais jouer en particulier ?

Partout ! C’est l’intérêt d’avoir un label comme SPV. Il y a beaucoup d’endroits où j’ai joué avec Spheric et où j’aimerais jouer avec Operadyse car ils le méritent, tout le monde s’est vraiment investi à fond ! Même les mails de Manu qui faisaient deux ou trois pages ! C’est important d’avoir cet investissement.

Une dernière question avant que tu rentres à Fréjus, Montpellier c’est aussi la ville d’Adagio LE groupe de power français qui a réussi à s’exporter, et on vous souhaite autant de chance qu’eux !

On l’espère aussi ! L’un de nos copains, Phil de Fairyland, est ami avec eux et on aimerait bien jouer avec eux, tant qu’à faire autant jouer avec un groupe du même style, même si ce n’est pas forcé. Depuis quelques années beaucoup de barrières sautent dans le metal. Dans une même soirée on peut avoir du black, du death, du power et du prog et c’est génial !

Ok ! Merci pour tout et à bientôt en live donc !

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