HEAVEN SHALL BURN – Le KAO à Lyon!

C’est parti, on quitte Marseille, destination…La Guerre !   Oui, voir Heaven Shall Burn est toujours une épreuve, groupe confirmé à la réputation toujours grandissante, qui s’est taillé une réputation de groupe de scène aux albums impressionnants (il faut en fait comprendre que chez eux tout est bon !), une épreuve, comme la première fois ou mon acolyte et moi avons eu la chance de les voir au fameux HellFest (2012), épreuve dans le sens ou j’en ai perdu un bout de dent suite à un rapprochement, certes fratricide, mais un peu trop brutal avec un de mes collègue metalhead.     Bref, nous arrivons donc au Ninkasi, un complexe comprenant bar, fast food, resto, Dj , piste de danse et salle de concerts, c'est assez bluffant en fait. Le complexe qui proposait des bières brassées faites maison (oui messieurs) nous a permis de patienter quelques instants avant de se lancer dans la fosse aux lions. C’est l’heure, tout le monde se déplace vers la salle sagement nommée « KAO » (tout un programme).   Nous arrivons donc devant une première partie des plus intéressantes avec les écossais de « Bleed From Within ». Du punch, de la mosh part, un moment des plus savoureux qui ne durera pas plus d’une vingtaine de minutes, mais le public présent (dont le nombre ne fera que grandir jusqu'à l’arrivée d’Hypocrisy) est déjà chauffé à blanc par ses jeunes prometteurs.         Arrive ensuite une des institutions du grindeath, les bien nommés « Dying Fetus » qui sévissent depuis quelques temps déjà (oui rappelez vous, leur premier EP est sorti en 1993). Est il utile de présenter cette institution du genre avec ses riffs rapides et son chant pour le moins guttural. Autant le dire tout de suite, ce groupe n’est pas ma tasse de thé, mais les fans ont largement appréciés le trio qui visiblement en avait gros sur la patate !         Le public, désormais bien chaud et en nombre accueille Hyprocrisy, qui sont en fait co headliner avec Heaven Shall Burn.  Les personnes présentent voulait du death mélodique, ils ont été servis, le groupe assène avec panache un set bien huilé qui a fait mouche auprès de leurs nombreux fans venus pour l’occasion.  Mon compatriote et moi-même n’avons pas forcément d’atômes crochus avec Hyprocrisy, mais force est de constaté que leurs nombreuses années de carrière ne sont pas usurpées, ils ont su embraser le parterre du Kao qui commençait à devenir une véritable fournaise, le public était partout, les slammers aussi et tout se beau monde était accroché aux riffs et aux lèvres de Peter Tägtgren. Les dernières notes du combo suédois résonnent et tout le monde se retrouve dans une attente interminable…Nous voulons assister à l’explosion Heaven Shall Burn !         Le Kao se retrouve alors plongé dans la nuit noire, quelques flash crépitent, un gros « Boum » résonne, une mélodie arrive à nos oreilles, au fond de la scène, la pochette de « Veto » trône fièrement, avec sa lady Godiva sur son cheval blanc, arrive alors avec une énergie débordante les allemands inspirés d’Heaven Shall Burn. Pas le temps de faire les présentations que le fameux « Die Stürme Rufen Dich » résonne et nous explose aux oreilles. Pas de rentrée sur fond de « Awoken » ce soir, non, ce soir ce sera brutal, rentre dedans et électrique !       Pas le temps de dire ouf que le titre « Counterweight » s’enchaine à la perfection, la salle qui me semblait déjà embrasée avec le set d’Hyprocrisy se retrouve en totale fusion, les circle pits s’enchainent, et là ou il avait fallut attendre la fin du set pour les voir arriver, les slammers sont déjà à pied d’œuvre. Fait rare et marquant, pas de sécu (ou très peu) aux abords de la scène, tellement peu que les slammers se retrouvent sur scène aux côté de Marcus Bischoff. Ce dernier prend un malin plaisir à les aider à monter à ses cotés et leur donne même le tempo pour que ces derniers sautent sur le public au son des breaks et montées de ce groupe hors normes. Les dernières notes de « Counterweight » s’envolent déjà, nous octroyant ainsi quelques instants d’un repos bien mérité. Le temps de saluer la salle, c’est maintenant une lumière rouge qui nous baigne, le gratteu Alexander Dietz se place devant le public, nous haranguant avec sa gratte et le doux son de l’intro de « Land Of The Upright Ones » résonne… Et là, nous entrons dans une nouvelle dimension de furie et d’énergie, Marcus pousse un cri à nous glacer le sang et la boucherie de « Land Of The Upright Ones » débarque. Ce fut épique. Surtout lorsque le morceau se trouve enchaîné à un de leurs plus gros titres, le célébrissime « Combat ». Pas le temps de lancer le circle pit que celui-ci est déjà en train de tourner encore et encore, on n’arrive plus à compter le nombre de slammers, c’est du délire total, tout le monde vibre et ressent la musique comme jamais, nous nous retrouvons encore une fois transportés par la puissance du combo.       Encore un petit break bien mérité, histoire de laisser le temps à Marcus d’échanger quelques mots avec le public, que la rougeur du lieu se trouve bercée d’une teinte de rose aux premières notes d’un des tubes de « Veto » le très bon « Hunters Will Be Hunted ». Que dire… Une  intro à la gratte maîtrisée de main de maître, un départ canon avec un Marcus en pleine forme, un batteur très motivé comme à son habitude, la seconde gratte résonnant comme un grand coup de hachoir et une basse chirurgicale qui s’emploi à donner corps à cette musique persécutante  par sa vitesse et sa violence. Enchaînez à ça le morceau « Behind A Wall Of Silence » et vous comprendrez aisément que le break qui s’en est suivi a été vital pour le public comme pour Heaven Shall Burn ! Pour reprendre en douceur après cette folie furieuse, quoi de mieux qu’un bon « The Weapon They Fear » du très bon « Antigone » pas moins brutal que les précédents morceaux mais faisant vibrer la corde du fan d’y il y a 9 ans déjà (et bim, coup de vieux !). Alors quand le titre se termine et laisse la place au monstrueux « Black Tears », comment vous dire…il n’y a pas de mots pour décrire l’état des personnes présentes ce soir là, un regard mélangeant la peur de survivre dans cet environnement hostile, l’envie de communier et la franche camaraderie quand tout le monde se retrouve à plonger pour sauver un de nos compatriotes tombé lors dans un circle pit des plus sauvages ! "Black Tears" se termine donc, le morceau est toujours du plus grand effet sur la foule en délire, mais la fin sonne aussi comme les secondes où on se recentre mentalement afin d’arriver à respirer un peu l’air très chaud du KAO.     Cette mini pause arrive donc à point nommé. Juste le temps de se congratuler avec de parfaits inconnus (et mon pote aussi) de ce qui vient de se passer que les premières note de « Godiva » résonnent. Dans ce genre de situations, pas de questions à se poser, il faut prendre une grande respiration et c’est repartit, sensation étonnante que de ne pouvoir se mouvoir que par le mouvement de la foule, de ne pas se contrôler et de sentir tout le monde vibrant à l’unisson. Et comme pour donner une unité à leur discographie, le groupe enchaîne avec le titre « Trespassing The Shores Of Your World » un des grands titres de « Deaf To Our Prayers » pour le plaisir non dissimulé des fans de la première heure, c’est sur ce morceau qu’Heaven Shall Burn nous salue en quittant la scène. Pas le temps pour eux de tourner les talons que le public du KAO en redemande, hurle, vocifère...       En réponse, la salle se retrouve plongée dans le noir. Plus rien ne se passe, personne ne parle, on attend et, sortant de nulle par, le groupe refait son apparition sur scène, le sourire aux lèvres. Le public transit hurle sa joie quand arrive l’intro de « Iconoclast » le fameux « Awoken », Marcus se pose devant le public les yeux levés au ciel, se concentre et nous envoi un cri d’outre tombes qui lance à merveille « Endzeit ».  Pour mémoire, cet enchaînement était jusqu‘a l’arrivée de « Veto » l’introduction du groupe en live, le fait de l’avoir en rappel sonne pour nous comme un deuxième concert qui commence. Ce ne sera bien évidemment pas le cas mais Heaven Shall Burn nous gratifie tout de même d’un très bon « Voice Of The Voiceless » pour terminer le show par « Not My God ». C’est sur cet enchaînement que se termine le concert d’Heaven Shall Burn. Encore une fois, ce groupe est déroutant, une grande technique, une très grande puissance et une communion avec le public hors du commun. Ce fut un très grand moment, j’ai une petite pensée pour ceux qui n’ont pas pu assister à ce concert…Vous avez vraiment raté quelque chose de grandiose !     Quelques minutes après que la foule se soit dispersée et soit retournée dans le complexe Ninkasi où un DJ faisait danser un nombre impressionnant de personnes (pour un lundi soir) sur de la salsa (oui, la transition a été très rude), nous sirotons une boisson locale bien brassée avant de retourner sur les lieux. C’est là que nous avons pu échanger quelques mots avec Marcus et Alex de Heaven Shall Burn, ce dernier nous disant sans se cacher qu’ils attendent les réponses pour faire partie du HellFest 2014 et qu’ils sont très motivés à l’idée d’y retourner ! (ce qui serai une très bonne nouvelle).     Une fois n’est pas coutume, je vous laisse une photo sur laquelle je me trouve en compagnie du Monsieur riff de « Heaven Shall Burn » Mr Alexander Dietz. (PS : regardez le T Shirt !)   @ + les enragés !      

2 thoughts on “HEAVEN SHALL BURN – Le KAO à Lyon!

  1. Le Ninkasi KAO, c’est là où j’ai vu mon tout premier concert de metal !!! L’une de mes salles préférée et le bar fait des super burgers aussi.
    Enorme la photo elle claque !

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