Interview de W.A.SA.B.I.

C’est dans la sympathique ville de Marly le Roi, juste avant leur concert à la Petite Entreprise, que j’ai rencontré et interviewé les membres de W.A.SA.B.I. au grand complet. Un groupe particulièrement sympathique découvert au hasard des concerts, et qui a pour particularité de faire disparaitre les frontières musicales.

[caption id="attachment_15414" align="aligncenter" width="994"] Crédits : Stéphane BOURGEON[/caption]

Hello les WASABI ! Pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de vous découvrir, pouvez-vous vous présenter rapidement ?

Stéphane, guitariste lead.

Charlotte, chanteuse et un peu bassiste aussi !

Vincent, je fais de la batterie et accessoirement du triangle !

Greg, guitariste et je fais du violon aussi ! Electrique bien sûr !

Dany, je fais du clavier et de l’orgue ! Et un peu de chant aussi, de temps en temps.

Damien, basse et chant.

Qui est le fondateur du groupe ?

Damien : Je suis sur le devant de la scène ! Avec Charlotte, on est deux chanteur lead. A la base, j’ai proposé à Charlotte qu’on chante ensemble. On a sorti une petite musique, et un pote nous l’a enregistrée. Ca s’appelait « Sushi and Evolution » et si vous la cherchez sur internet vous ne la trouverez pas ! Greg nous a rejoint ; après on a trouvé un autre guitariste et un autre batteur, mais au fur et à mesure le line up a changé ; on a trouvé Steph grâce à internet – merci internet. Vince, on t’as rencontré comment déjà ? Ah oui, sur les bords des quais un peu bourré c’est ça ? (rire)

Vincent : C’est ça ! Et puis comme je suis le copain de Charlotte, accessoirement…

Charlotte : Voilà ! WASABI, c’est six personnes dévouées.

Si je comprends bien, toi Charlotte tu faisais du chant « normal », toi Damien tu faisais du chant plutôt hardcore, et comment avez-vous eu l’idée de combiner les deux ?

Charlotte : C’est parce qu’il ne sait pas chanter ! (rire)

Damien : Elle a tout résumé ! Moi j’avais juste envie de hurler, je lui ai demandé : « tu sais chanter ? – Oui. – C’est parti ! » Elle était intéressée par l’idée, on a testé.

Charlotte : En fait avant Damien avait un autre groupe où il faisait beaucoup de gueulantes, et il voulait vraiment exploiter ça dans un vrai projet, et comme on se connaissait et qu’il m’avait déjà entendu chanter, il s’est dit qu’il fallait essayer. Et voila.

C’était quel style ton ancien groupe Damien ? Hardcore ?

Damien : Non, c’était plutôt du punk…

Vince : …Anarchiste, révolté, le monde c’est de la merde et tout ça, le truc classique quoi !

Damien : En gros !

Et toi Charlotte, tu avais un groupe avant ?

Charlotte : Non, enfin j’avais un petit projet folk mais rien de sérieux, c’était avec une copine et on faisait ça pour nous, sans chercher plus loin.

Et à partir de là, vous avez enregistré un EP, vous vous êtes mis à faire des concerts, des tremplins…

Charlotte : Ca a mis le temps. Le projet a commencé en 2009, on a enregistré pour la première fois en autoproduction chez un ami, Kevin Lopin, qui nous a énormément aidés mais qui est maintenant décédé. A partir de là on a trouvé Greg et Steph, puis on a changé de batteur plusieurs fois ; Vince est arrivé un peu plus tard et Dany nous a rejoint en même temps que lui. C’est là que WASABI a pris une tournure beaucoup plus metal–électro. Avant on était plutôt metal-punk, voir juste punk énervé.

Stéphane : C’est ça. Du coup maintenant, avec Dany qui apporte toute la programmation et tout le côté électronique des nouveaux morceaux, ça donne un bon ensemble. Ca apporte une petite touche de modernité, histoire qu’on se démarque un peu des autres. Et comme en plus il chante, il peut soutenir sur les morceaux de Damien ou de Charlotte.

[caption id="attachment_15410" align="aligncenter" width="577"] Crédits : Charlotte GUEGUEN[/caption]

En fait vous écoutez tous des trucs différents et vous vous êtes dits « on va tout mettre ensemble » !

Vincent : C’est exactement ça ! Tous les six, on vient de six mondes différents.

Charlotte : Pas six mondes totalement différents, ça reste dans le rock, il y a des bases communes, mais au niveau des influences on est très ouvert musicalement.

Stéphane : C’est ça, chacun amène sa petite patte. Du coup c’est vrai qu’on a apporté toutes nos influences, mais vraiment toutes. C’est absolument tout ce qu’on écoute, il y en a au minimum un bout par chanson.

C’est bien ce qu’on sent en l’écoutant. Vous vous rendiez compte que c’est ce que beaucoup de gens attendaient depuis un certains temps ? Ou ça c’est fait comme ça ?

Damien : On voulait faire un truc nouveau quand même, qui sorte de l’ordinaire. Qu’on arrive à lire les influences quand même, que ça reste dans le délire metal, rock…

Chacun dans votre genre vous aviez l’impression que c’était trop cloisonné ?

Vincent : Oui ! On s’entend très vite en répet. On s’entend très vite, on part sur un truc et ça suit. En fait on joue plus à l’instinct ; on n’arrive pas en répet en se disant qu’on va faire un truc metal ou un truc rock ou un truc punk. Non, on arrive, peu importe quel membre du groupe envoie un truc, un riff, un rythme ou même des mélodies de claviers pour Dany, et hop ça suit derrière et c’est au feeling, un truc qui se fait tout seul. C’est là qu’on a remarqué que WASABI avait atteint un bon degré de maturité. Et encore maintenant parce qu’on bosse beaucoup de nouveaux morceaux - ça sera une surprise - mais en tout cas on le ressent encore plus aujourd’hui : c’est vraiment un travail d’équipe. On est vraiment au complet.

Stéphane : Et puis on le sent, dès qu’il y en a un qui n’est pas là en répet on le sent, on sent qu’il manque quelque chose.

Vincent : Ou même quand quelqu’un se loupe !

D’accord. Donc il y a un album de prévu pour bientôt ?

Charlotte : On l’espère ! C’est en prévision, on n’a pas la date exacte, mais on aimerait bien sortir quelque chose d’ici la fin de l’année 2014, au moins un EP, ou un album, on ne sait pas.

Vincent : Au moins une chanson avec un clip pour annoncer l’album, on aimerait bien déjà. On ne devrait faire que des clips ! Dès qu’on fait une chanson on fait un clip ! On va essayer de battre Rihanna ! (rire)

[caption id="attachment_15411" align="aligncenter" width="1024"] Crédits : Aurélie VIAU[/caption]

Et toujours en autoproduction ?

Vincent : Oui, sauf si Greg couche avec Dr Dre, mais dans l’ensemble ça parait peu probable.

Tu dis ça pour rire, mais le jour où il vous faudra choisir un label, sachant qu’ils sont en majorité quand même passablement cloisonnés – ça arrive qu’un label metal ait un rappeur ou un label pop des rockeurs mais c’est quand même assez rare globalement – vous allez vous tourner vers quel côté ?

Stéphane : Musique classique ! (rire) Je pense qu’on épluchera de près, on essayera de bien se poser de ne pas faire de mauvais choix.

Vincent : C’est toujours dur, il faut faire un tri énorme, éplucher dans les moindres détails tout ce qu’ils nous proposent à chaque fois ; essayer de pouvoir signer un bon contrat dans les règles de l’art – et sans devoir baisser son pantalon ce serait encore mieux ! Qu’on garde une certaine liberté, qu’on ne rentre pas dans un formatage, qu’on puisse continuer à se faire plaisir.

Charlotte : Qu’on puisse rester nous même tout simplement !

Stéphane : On dit que la mauvaise entente dans un groupe c’est quand on n’est pas d’accord mais c’est complètement faux, c’est quand une prod vient s’imposer que ça commence !

Tu as l’air d’avoir un exemple en tête !

Stéphane : Oui, mais même dans les documentaires musicaux qui sortent aujourd’hui ; ne serait-ce que Sound City, qui a été produit par Dave Grohl, l’ex-batteur de Nirvana et chanteur des Foo Fighters, il en donne un très bel exemple sur la musique actuelle. Non, en autoprod on s’en sort pas mal mais tout de même on espère bientôt signer… On croise les doigts !

Vous avez des contacts déjà ?

Charlotte : Non ! (rire)

Vincent : Christophe Maé voulait faire un solo d’harmonica mais on lui a dit non !

Stéphane : On va déjà essayer de se faire un peu connaitre hors Paris ; se faire un public parce que c’est pas évident…

Vincent : Oh mon Dieu que c’est pas évident… Après le but c’est de se délocaliser, ne pas rester au même endroit. C’est sûr que dans nos futurs projets, il est forcément prévu d’emmener WASABI hors de l’Europe !

Charlotte : On compte vraiment bouger et pouvoir tourner, d’abord en France et ensuite ailleurs. Pour cette année, normalement c’est prévu qu’on fasse une tournée en avril et puis quelques petites dates qui seront annoncées bientôt.

Où, pour le moment ?

Charlotte : Là on a une première date le 28 février à Reims, ça c’est la prochaine date, puis une à Troyes, et après encore quelques unes.

Bien ! A côté le concert commence, alors une dernière question : comment est-ce que vous avez choisi ce nom ?

Les autres : Ah ça faut demander à Charlotte et à Damien !

Charlotte : C’est partit de « Sushi and Evolution », on voulait garder une référence au Japon, alors on a pensé à ce nom, W.A.S.A.B.I, et là-dessus j’ai fait ce jeu de mot : We Are Savage and Badly Infected ! Parce que ça nous décrit bien !

Et bien merci pour tout, et à bientôt en concert !

[caption id="attachment_15415" align="aligncenter" width="584"] Crédits : Aurélie VIAU[/caption]

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