Interview de Sabaton (II)

La chanson To Hell And Back sonne un peu comme un western, il y a des petites musiques dans le style Il était une fois dans l’Ouest !

C’est une histoire passionnante. Elle parle d’Audie Murphy, le soldat américain le plus décoré de la seconde guerre mondiale. Il est revenu de la guerre et il souffrait beaucoup à cause de ses souvenirs de la guerre, en fait il souffrait de stress post-traumatique. Il a écrit un livre intitulé To Hell and Bacck et plus tard il en a fait un film dont il était la star, et qui racontait son histoire pendant la guerre. Et après il a évolué pour devenir un acteur de western. Et donc cette musique collait avec son personnage, même si elle parle de son histoire pendant la guerre.

[caption id="attachment_16015" align="aligncenter" width="293"] Audie Murphy, avec ses décorations ![/caption]

Et de quoi parle la ballade The Ballad Of Bull ?

C’est une chanson très intéressante ! Parce que Joakim l’a enregistré juste en jouant du piano et en chantant sans mots, tu sais juste genre « mm mmm mmm », en chantonnant. Nous étions en train de rentrer d’Amérique et nous l’écoutions dans l’aéroport et j’ai dit « ça c’est vraiment bon ! » Et après ça a été un peu compliqué, parce que tout le monde avait une opinion différente. Que devons-nous faire avec cette chanson ? Est-ce qu’on devait mettre toute la puissance avec des guitares électriques, ou alors seulement au piano, ou au piano et à la guitare acoustique, ou avec un orchestre… Nous n’en avions aucune idée. Et nous ne savions toujours pas quand nous avons commencé à enregistrer l’album ! Et un jour Joakim et moi avons écrit les paroles, et nous ne savions toujours pas comment la chanson serait à la fin. Et nous étions là « oui, les paroles sont bien. Ok, bien ». Nous avions de bonnes idées et écrit les paroles, mais nous n’avions toujours aucune idée de comment serait la chanson. Alors nous avons demandé à un de nos ami qui est pianiste et violoniste, et qui fait énormément d’orchestrale, et nous lui avons demandé : « si tu écoutes ça, qu’est-ce que tu en penses ? Qu’est-ce que tu en ferais, toi ? » Et il a dit : « hum, laissez-moi réfléchir. Laissez-moi essayer quelque chose. » Et il a fait les parties orchestrales et aussi certaines des parties de piano. Et elle a été enregistrée pendant que je n’étais pas au studio, j’étais en France, puis ensuite en Allemagne, et donc je voyageais pendant qu’ils étaient en train d’enregistrer la chanson, et quand je suis rentré elle était complètement finie ! Et donc la première fois que je l’ai entendue, il n’y avait que Joakim chantonnant en s’accompagnant au piano, et la fois suivante elle était complètement produite ! Je me suis dit « wahou ! C’est comme ça que ça tourne rond. Ok, c’est cool ! » C’était une bonne expérience pour moi d’entendre une chanson passer directement de zéro au stade final.

Et donc quand vous composez c’est toujours d’abord la musique et après le thème ?

Oui. Bien sûr pour cet album nous avions le sujet d’Inmate 1459 – dans nos têtes mais pas avec des paroles déjà écrites. D’abord vient la chanson, la musique, et après nous avons différent sujets et nous essayons de les faire coller avec l’esprit des chansons du genre « ok pour ce sujet-là il faut une chanson rapide. » Ok c’est parti, nous essayons de les faire coller et après nous écrivons les paroles. Et parfois ça ne marche pas ! Comme la chanson No Bullets Fly par exemple, nous avions écrit toutes les chansons, c’était la dernière. Et nous avions de nombreux sujets mais aucun ne marchait ! Et donc nous devions aller chercher et trouver de nouvelles inspirations pour cette chanson, une nouvelle idée. Et nous avons trouvé quelque chose, et c’était parfait !

Mais ça ne t’arrive jamais de lire une histoire et qu’elle t’inspire une musique ?

D’habitude, nous ne faisons rien de ce genre. C’est « ok, c’est une histoire sur laquelle nous voulons faire une chanson ». Et on verra à l’avenir ce qu’on peut faire avec. C’est comme ça que ça marche. Mais c’est vrai que parfois, nous trouvons en même temps le sujet et la musique, et alors on écrit les paroles en même temps.

Et toi et Joakim vous composez tout ?

Il compose la musique et parfois d’autres gens l’aident. Sur cet album c’était la première fois que d’autres membres du groupe l’aidaient. Thobbe a aidé sur deux chansons et c’était super, je pense que dans  le futur il y en aura plus comme ça. Parce que nous venons tout juste d’aménager trois nouveaux studios pour Sabaton, trois studios d’écriture de chanson, alors si nous avions – en général nous n’avons pas, mais si nous avions un peu de temps libre tout le monde aurait son propre studio et pourrait travailler sur les chansons ! Et je suis sûr qu’à l’avenir il y aura plus d’influences des nouveaux membres du groupe. Mais je ne pense pas que les chansons changeront parce que tant que Joakim pose sa voix dessus, cela sonne comme Sabaton !

C’est vrai, il a chant si particulier que quand on l’entend on sait que c’est Sabaton… Et ce n’est pas une pensée réjouissante, mais si un jour pour une raison ou une autre Joakim quittait Sabaton, est-ce que tu penses que ça serait la fin du groupe, ou que tu pourrais continuer avec un autre chanteur ?

Je pense que nous pourrions faire des choses avec un autre chanteur. Mais je pense que beaucoup de fans seraient vraiment désappointés. Et je ne pense pas que ça pourrait marcher longtemps. Joakim et vraiment, vraiment important pour Sabaton. Je veux dire, cela sonnerait si différent sans lui… Ce ne serait plus Sabaton.

Et pour les prochains albums, déjà des idées ? Est-ce qu’ils parleront toujours de la seconde guerre mondiale ?

Oui, nous avons des tas d’idées, mais il est trop tôt pour en parler. Je ne veux pas parler de choses qui pourraient ne pas se faire parce que peut-être que certaines personnes pourraient être déçues ou quelque chose comme ça donc je préfère garder tout cela pour nous jusqu’à ce que cela se fasse vraiment. Mais nous avons des quantités d’idées ! Je veux dire, je suis toujours en train de travailler et de planifier très en avance, et je suis en train de boucler le planning pour les deux prochaines années. Des tas de concerts, ce que nous allons faire, ce genre de choses.

Des concerts de prévu alors ?

Oui, bien sûr. Et, c’est officiel, nous allons revenir en France, plus que jamais, parce que je suis heureux qu’il y ait plus d’intérêt pour Sabaton, et que ça en vaut la peine ! C’est comme ça que ça marche. S’il y a plus d’intérêt, alors c’est plus facile de faire des concerts. A chaque tournée nous essayons de négocier pour faire autant de concerts que possible dans chaque pays, et la France est un grand pays pas si loin de chez nous, alors ce devrait être possible de faire beaucoup de concerts !

A bientôt aux concerts alors ! Merci pour tout !

Yep! Thanks to you.

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