Report Desertfest London 2014 @ Camden -25/27 Avril 2014

Ah le printemps !  La sortie d’hibernation et surtout le signe pour bien des Metalheads  du retour attendu de la saison des Festivals. Le monde du Stoner lui non plus ne déroge pas à la règle et après le magistral coup d’envoi donné par le Roadburn mi-avril, c’est au tour du Desertfest  de refleurir, à Berlin, mais surtout pour moi à Londres.  Inconditionnelle participante depuis sa création en 2012, les dates de cette 3eme édition, du 25 au 27 Avril étaient logiquement marquées en rouge sur mon agenda 2014 et réservées pour mon pèlerinage annuel à Camden.  L’affiche de cette édition promettait de base de grands moments, mais au pire pour moi l’important n’est pas là, le Desertfest , c’est l’assurance de passer de toute façon d’excellents moments devant les concerts mais aussi en dehors  tant la programmation et l’ambiance sont de qualité. Et le cadre … Camden , quartier magique s’il en est . 3 scènes, L’Electric Ballroom, L’Underworld et le Black Heart.  3 types de scènes différentes de par leur capacité, configuration et programmation. L’Electric Ballroom, accueillait les têtes d’affiches du Festival (Spirit Caravan, Weedeater, Kvelertak, Church of Misery , Boris …) et  le reste de sa programmation était clairement orientée vers le psychédélisme . L’Underworld, d’une capacité moindre (500 personnes) accueillait quant à lui la programmation Sludge , plus extrême, plus grasse (Sixty Watt Shaman, The Body, Dragged Into Sunlight, Sourvein, Kongh … ) . Le Black Heart enfin, réservait sa petite salle à l’étage du pub pour des sets de groupes encore confidentiels et semble t il aussi ceux qu’on avait pas pu mettre ailleurs, trop « petits » pour remplir un Electric Ballroom ou trop en décalage avec la programmation pour jouer à l’Underworld … enfin, c’est l’effet que cela m’a fait. Cette année encore, le magasin Van’s de Camden High Street  prêtait également ses lieux pour des sets acoustiques et des séances de signatures. Occasion originale et publique  de faire découvrir aux passants et autres touristes ce qui pouvait rassembler un si grand nombre de chevelus barbus et tatoués croisés dans le quartier. Comme l’an dernier également, les hostilités étaient précédées le jeudi  24 par une soirée « pré Party » au Black Heart. Vu que j’arrivais ce jour-là à Londres, vous pensez bien que j’avais réservé ma soirée. D’autant plus que le groupe qui fut pour moi ma plus grosse claque découverte du Desertfest 2013, à savoir Gurt, jouait. Après avoir pris possession de ce que nous appelions déjà la « Press Room » du Belushi’s, dortoir  repaire du petit monde Stoner Français  habitués des Stoned Gatherings à Paris, organisateurs de concerts, journalistes et autres photographes ;  tenté de manger un insipide Club Sandwich au pub de l’hôtel ; balade dans Camden, histoire de profiter un peu de cette sensation de bien être que me procure ce quartier, comme une impression d’être à la maison, à sa place, de ne pas dénoter dans le paysage …. [caption id="attachment_16757" align="alignleft" width="300"]Gurt Gurt[/caption] En arrivant au Black Heart pour le concert, déjà des têtes connues, déjà des retrouvailles, et ça fait un bien fou. 3 groupes à la programmation ce soir : Megalodoom, Doom préhistorico pachydermique local, suivi de mes chouchous de Gurt, qui nous ont balancé un putain de son et de set Heavy Sludge bien gras et bien moite. La petite salle du Black Heart blindée était une étuve sans nom … pour clôturer la soirée, le guitariste de Gurt restait sur scène pour un deuxième set avec son autre groupe , Sedulus, re claque, re gros son et re moiteur torride. Le temps de reprendre mes esprits et la fatigue du voyage et de cette mise en jambe me dit qu’il est plus sage de ne pas tenter une after dès ce soir, donc retour au Belushi’s à 500 m de là, et  j’avoue que c’est presque avec soulagement que j’ai rejoint le confort spartiate de ma couchette perchée et grinçante pour une bonne nuit de sommeil. Toutes les photos de la Pre Party au Black Heart : ICI   1 er jour - Vendredi 25 Avril Le Desertfest en lui-même commençait le vendredi 25 en début d’après-midi. La récupération des bracelets avait lieu au World’s End, dont dépend l’Underworld à partir de 13 h, et c’est déjà une longue file d’attente que je découvre en arrivant là-bas. Ça y est, nous sommes plongés dans le grand bain, du poil long, de la barbe du gras et des tattoos dans tous les coins, c’est bon, on est dedans c’est parti. Mon programme de cette première journée était dense mais  j’avais deux heures de battement,  je pris donc le temps de me poser pour une bière et  fignoler mon planning au vu du running order final qu’on venait de récupérer également.  Je commençais par un rendez-vous avec Monkey3 à l’Electric Ballroom pour une interview  et  le premier set de prévu, était une session acoustique de Wino au Van’s Store à 16 h . Quand j’arrive le magasin est blindé et Wino n’est pas encore là. Je joue des coudes pour parvenir tout devant afin de pouvoir espérer shooter un minimum ce monsieur. Monsieur qui fait sa star d’ailleurs car c’est avec peut etre 20 minutes de retard qu’il arrive à la cool, prend le temps de s’installer et à la cool toujours, nous balance un set pur Bluesy dans nos faces, comme ça, bam ! Prends ça. Vue l’heure et ne voulant surtout pas manquer le début du set des Monkey3 qui faisaient l’ouverture de festival à l’Electric Ballroom, je dû écourter et ressortir tant bien que mal du Van’s Store . Mais cette petite mise en bouche m’avait montré que le père Wino était en forme ce qui présumait un putain de show de Spirit Caravan ce soir. Direction Electric Ballroom donc que je n’allais d’ailleurs quasiment plus quitter.  Ah le service de Sécurité de l’Electric .. il m’avait pas manqué celui là par contre … premier contact première mise au point. Je du menacer la vigile d’être responsable de ma mort par arret cardiaque si elle refusait que je rentre la barre énergétique que je garde dans mon sac en cas de malaise. Elle a laché l’affaire, je crois qu’elle m’a pris pour une grande malade… mais en tout cas elle m’a foutu la paix avec ça les 3 jours. J’attendais avec impatience le concert de mes petits chouchous de Monkey3, d’autant plus que c’était la première fois que j’allais voir sur scène Kévin, leur nouveau bassiste et j’étais vraiment curieuse de voir ça. Le jeune homme ne m’est pas inconnu, il officiait jusqu’à peu au sein des Black Willows, dont l’album figure dans mon top 5 2013 au coté d’ailleurs du dernier Monkey3, « the 5th Sun ». Le groupe n’avait pas joué à Londres depuis une dizaine d’année lors de la tournée promo de leur premier album, autant dire que de leur coté aussi ils étaient curieux de voir comment Londres allait les accueillir. Pour un premier set au Ballroom, déjà il y avait du monde, et la salle s’est remplie tout au long du concert. je n’ai pas franchement parlé avec d’autres après le set pour avoir leurs impressions, mais de ce que j’en ai ressenti ils ont eu l’air d’apprécier.  Pour ma part , ma foi, je peux dire que je fut scotchée. Pas par la setlist, somme toute classique et bien représentative de leur musique, que je qualifierais de vaisseau spatial Psyché Rock ; purement instrumentale, puissante et planante. Mais ravie de la prestation de l’ensemble, surtout de la présence de Kévin sur scène. Perdre Picasso, membre originel du groupe aurait pu être un handicap, mais il n’en est rien, au contraire. Non seulement le garçon est arrivé à maitriser en peu de temps le répertoire du groupe, mais son attitude sur scène est magnétique et apporte véritablement un plus à l’ensemble. On sent qu’il s’est humainement intégré au groupe, bien au-delà de l’aspect musical et cela augure que du bon pour l’avenir. Pause air frais , cigarette, vodka à l’arrière de la salle avant de repartir cette fois ci en terre Stoner avec Sasquatch , power trio de Stoner classique bien groovy que je connaissais très peu musicalement et ce fut ma foi une bonne découverte live. Bien sympa , bien péchu . L’Electric Ballroom est de plus en plus rempli, et le public est ravi de la prestation. Après ce set, direction Underworld pour mon seul concert de la journée là bas : Sixty Watt Shaman , bon gros Southern Sludge dont les apparitions sont rares et que je tenais absolument à voir. J’arrive dans un Underworld blindé et  déjà chauffé à blanc par Swamp Machine et Borracho. Changement total d’ambiance , ça bouge beaucoup le son est gras à souhait et ça fait du bien, mais honnêtement, je suis plutôt d’humeur psyché ces temps ci et je ne m’attarde pas dans les lieux à la fin du concert car le deuxième set que j’attendais avec impatience ce premier jour n’allait pas tarder à commencer à l’Electric Ballroom. The Ultra Electric Mega Galactic, projet de Ed Mundell, gratteux originel de Monster Magnet. Power trio instrumental de pur space Rock seventies bien groovy. Et ce jeu de gratte ! . Bon ok il en fait un peu beaucoup le Ed, au point qu’un terme me jaillit direct en plein concert « psychédelic Space Shreder » , mais putain que c’est bon. Dans la salle , le public est plus clairsemé, possible que certains adhèrent mal à son branlage de manche, et à ces longues jams,  moi de mon coté je suis en transe ,totalement subjuguée, et moins par Ed et son instrument que par le jeu totalement hallucinant du bassiste .  Après le set,  je reste au Ballroom à discuter avec les amis, en attendant les têtes d’affiches de ce Premier jour , les mythiques Spirit  Caravan , référence du Doom Stoner . Reformation exceptionnelle pour une tournée qui passera d’ailleurs en juin par le Hellfest avec un concert sous la Valley Tent le dimanche soir et par Paris dans le cadre d’une soirée Stoned Gatherings à Glazart. L’Electric Ballroom est blindé ,  tous les festivaliers sont là, et dès l’arrivée du power trio sur scène c’est la folie. Non seulement Wino est en forme mais d’entrée de jeu le public est scotché par la puissance du set et le jeu de malade mental de Vasquez derrière ses fûts. Perso je le trouve encore plus bourrin que lorsqu’il joue dans Saint Vitus. Tant et si bien qu’au milieu du set , bam ! il explose sa caisse claire et du coup sort de scène, laissant les deux autres se démerder avec le bordel . Solo de Wino, Wino qui déconne, Wino qui fume un joint envoyé par le public, re solo de wino, wino qui se casse aussi , solo de Sherman, le bassiste, et plus rien. Visiblement on a du mal backstage à dégotter une caisse claire kamikaze. L’histoire dure quand même un bon moment … ça commence a devenir un peu lassant , je sors fumer une clope en attendant qui’ils ait trouver un fut suicidaire, et à un moment de nouveau du son. J’y retourne et c’est reparti, comme en 40 pour un nouveau set. Enorme. A la fin du concert , je suis hachée menue vidée j’en peux plus  et je décide de rentrer. The Machine, initialement prévu pour cloturer la journée à l’Underworld, ayant quelques soucis de timing, furent déplacés  à l’Electric après Spirit Caravan . Pour avoir vu le début du show, je pense que ce fut une très bonne chose qu’ils jouent sur la grande scène, ils envoyaient sévère, et les échos que j’ai eu du concert sont excellents, ce qui,  pour les avoir vu jouer sur une telle scène l’an dernier au Freak Valley Festival ne m’étonne pas du tout. Mais j’étais vraiment trop vannée pour rajouter un set à mon planning, et j’avais ma foi fait le plein de supers émotions pour la journée . Retour à l’hôtel, demain il ferait jour. Toutes les photos du vendredi 25 : ICI  2eme Jour – Samedi 26 Avril Cette deuxième journée allait encore etre pour moi axée sur la programmation de l’Electric Ballroom et commençait seulement à 15 h , donc j’ai vécu à la cool jusque là , profitant des amis et du temps somme pas mauvais pour un printemps Londonien. Pas d’attente particulière avant un moment niveau programmation, c’est donc détendue que je suis allée rejoindre la salle pour le premier set, celui de Anciients, Je ne connaissais pas plus que ça les Canadiens , et j’ai été agréablement surprise par la pêche de leur riffs acérés. Bonne découverte live qui m’a bien mis la banane pour la suite . La suite justement , c’était ASG , et encore là un set bien festif. Du joyeux, du fendard Stoner Rock  ricain , un peu à l’image de Red Fang, mené un chant par un taré qui sur scène arrête pas de faire des conneries et des jokes . Le monsieur fera d’ailleurs encore parler de lui plus tard dans la soirée, nous y reviendrons.  Décidément cette deuxième journée commençait bien Et allait entrer maintenant sur scène ma première réelle attente de la journée, à savoir Samsara Blues Experiment . Je les avais raté lors de leur venue pour la première édition en 2012 pour cause de doublon, et je tenais à rattraper le coup, d’autant plus que leur dernier album "Waiting for the Flood" est une tuerie. Le public est nombreux dans l’Electric Ballroom et le groupe est ovationné dès son arrivée . Et c’est parti pour du bon psyché . Cependant , assez rapidement je me rends compte que j’ai du mal a saisir les morceaux, il y a un truc qui cloche . Et en effet . sur scène je percute qu’il ne sont que trois … il manque une gratte et d’après ce que j’ai compris l’un des gratteux a pris la basse. Ok .Ceci explique certainement cela et aussi peut etre le fait qu’ils n’ont pas joué de morceaux du dernier album (enfin aucun en tout cas que j’aurais pu reconnaitre) . Certes c’était sympa , mais pas conforme à ce que j’attendais. Je les revois au Freak Valley Festival à la fin du mois, nous verrons à ce moment là si ils sont de nouveau au complet et en meilleur forme. Je m’accorde une pause repas après le set au détriment de concerts à l’Underworld pour combler un trou de planning . J’ai préféré combler un trou dans mon estomac, la suite allait être dense et j’avais besoin de forces. Pensez donc ! la suite, c’était Weedeater …. Les maitres incontestables du Southern Sludge version barré. Redneck Power ! Et certainement ma pus grosse attente de ce Desertfest. Non seulement pour les avoir vu sur scène au Stoned From the Underground en 2012, je savais qu’on allait tous manger une grosse claque, et ça fait jamais de mal, mais en plus, le groupe venait de changer de batteur … et j’étais intriguée de voir quelle bête curieuse ce singe de Dixie avait bien pu trouver pour remplacer l’Ours au matraquage de fûts.  Et bien il a trouvé un autre singe ! Ce mec m’a totalement scotché. Déjà , sur scène , la configuration du matos est barge. Batterie en front de scène , de coté orientée vers la gauche . D’emblée on sait que le show va se faire ici. Arrivée ma foi discrète du monsieur , le public étant plus focalisé sur Dixie qui faisait le pitre ( à voir l’état d’avancement de sa bouteille de Bourbon, il était déjà bien en forme) Et c’est parti pour une heure et demi pas loin de pure folie. Assurement LE concert de ce festival à mes yeux. Dixie à la basse et au chant assure le spectacle comme à son habitude et il le fait bien, mais le must , c’est ce putain de batteur !!! Le jeu de ce type est hallucinant ! Avez-vous déjà vu jouer quelqu’un du Charley avec le pied ? par via la pédale hein , directement des coups de lattes dans les cymbales . Un truc de malade. Et il joue avec ses baguettes d’une façon unique.  Il les lance au sol et les rattrape  avant de frapper ses fûts,  il intêgre des jongleries à son jeu qui se fondent complètement dans le tempo. Juste magique. Ah oui, il inonde  sa caisse claire d’eau régulièrement aussi histoire de se rafraichir et accessoirement de faire le bonheur des photographes. Le chanteur d’ASG viendra chanter avec Dixie sur un morceau,  et , comble de bonheur , Wino en personne en guest, vient participer au spectacle à la gratte et au chant. Fabuleux. Au sortir de ce concert j’ai une banane d’Enfer, et on aurait tous voulu que cela dure encore, et encore , mais il restait un groupe ce soir pour clôturer à l’Electric Ballroom, Kverlertak. Mais impossible pour moi de me résoudre à rester pour ce set qui fût parait il excellent. Tout d’abord, je ne suis pas particulièrement fan de leur son, et surtout, après la claque que je venais de manger avec Weedeater, j’avais besoin de m’en remettre, ou de rester dessous, au choix. Hônnettement, j’ai beau me creuser la tête je ne sais plus du tout ce que j’ai bien pu faire les deux heures suivantes, j’ai dû errer dans un état second avec un sourire de béatitude vissé sur le visage , je sais pas. En tout état de cause, j’étais au rendez vous pour ma dernière partie de soirée qui elle se passerait au Black Heart, pour un voyage spatial en compagnie des Cosmic Dead. Je savais que leurs longues jams psychés allaient m’envoyer des les étoiles ,j’étais loin de me douter qu’en fait j’allais toucher le soleil . Mes aîeux quelle chaleur dans le Black Heart surblindé ! J’avais réussi à me glisser tant bien que mal jusqu’au premier rang , à la fois pour essayer de prendre quelques clichés, mais aussi pour avoir un semblant d’air, mais je crois bien que je n’ai jamais vécu une telle étuve en concert. Sur scène les mecs sont déchainés, dans la salle le public est en transe , où que mes yeux se portent ,  je vois des gens possédés par la musique, et je fais partie du lot. Je suis à fond , j’ai sur chaud, mais c’est bon ! Honnêtement j’ai hâte de voir ces mecs sur une plus grande scène avec de bonnes conditions.  J’étais déja fan de leur son, mais live, ils méritent sérieusement le détour. Le concert ce finit dns la folie générale, les zicos faisant passer leurs instruments dans le public. Cacaphonie psyché ma foi rigolote. Après le concert, je redescend au pub pour m’hydrater et changer de fringues (heureusement j’ai un tee shirt sec dans mon sac) D’hydratation en hydratation je me retrouve à faire l’after au Black Heart avec des amis. Et ce fut une putain d’after ! Joie , ô joie de voir par exemple débarquer les Weedeater, Dixie en tête et au cours de la soirée me retrouver à chanter et danser en duo avec lui sur « Don’t Fear the Reaper » du BÖC. Bien sympa aussi de danser avec le chanteur de Kverletak complètement pêté sous les yeux assassins de sa nana visiblement mécontente du comportement de son mec dans le pub  . T’as signé Miss, fallait pas être avec une graine de Rock Star ! Trêve de plaisanterie, ce fut une bien bonne soirée et un bien bon deuxième jour de festival. Restait encore une journée et pas la moindre. Donc direction hotel pour un repos mérité, à 3 heures du matin tout de même …  Bah ! il me restait 12 heures avant mon prochain concert, largement le temps de recharger les batteries. Toutes les photos du Samedi 26 Avril : ICI   3eme jour – Dimanche 27 Avril Et pour prendre le temps, je l’ai pris. Levée tard et larvée à l’hotel à discuter ou dehors à la terrasse du Belushi’s . No stress. J’arrive tranquillement pour 15 h à l’Electric Ballroom. Encore une fois ma journée va se passer ici … pas ma faute si les groupes qui m’intéressent y jouent ! Et le premier à m’intéresser en ce dernier jour est Black Rainbows. Les italiens ouvrent la journée,  donnant le ton de la programmation du Ballroom pour cette première partie de journée axée, psyché rock Seventies. J’aimais déjà beaucoup leur son qu’on croirait sorti des caves de Détroit sur album, et ils ont confirmés en live la bonne opinion que j’ai d’eux . Héritiers du MC5 ? Peut être … en tout cas ils m’y font beaucoup penser musicalement . D’ailleurs il ont repris un de leur morceau donc bon . Direction le désert ensuite avec Lonely Kamel et leur Stoner Blues festif. Les mecs ont pas la grosse tête, respirent la joie de vivre, de bons petits gars,  c’est rafraichissant.  Après leur set mon planning me dit ue si je veux me restaurer , c’est là tout de suite maintenant, après le timing serait trop tendu . je sors donc engouffrer vite fait un kebab juste à coté et je reviens à mon poste pour le concert des Californiens de Radio Moscow. Le set commence super bien , j’adhère assez à ce son pur « Woodstock Revival » ça groove à mort, ça lorgne même sur le Boogie, , et ça part dans de longue jams … et là, je ne sais si  c’est la musique qui m’a emportée très loin, ou si c’est l’entrée en phase digestive, mais je me suis surprise à piquer du nez , plusieurs fois . Et là à commencer à trouver l’ensemble mou sur la longueur, et à me lasser du branlâge de manche . dommage … Eux aussi je les revois à la fin du mois au Freak Valley Festival, et cette fois , j’éviterais de manger avant pour voir si ça change un truc. Il est vrai que j’accumulais aussi la fatigue de pour moi 4 jours à Londres, ça n’aide peut être pas non plus . La suite de mon programme était un cruel dilemme, car ici au Ballroom jouait Elder, et, à l’Underworld les trop rares Sourvein. Elder ou Sourvein ? Sourvein ou Elder ? …. Misère . Le sort en décidera pour moi . « Graves at Sea et Sourvein , en tournée actuellement ensemble et programmés ensemble à l’Underworld, ont des soucis et 4 heures de retard …. Le planning de l’Underworld s’en voit complètement chamboulé et plus personne ne sait qui joue et à quelle heure. Vu comment c’est parti, j’ai le temps de me faire Elder avant que ça se décante, et quand bien même, j’écoute le destin et j’opte pour Elder. Je vote aussi pour une mini sieste sur les banquettes du Ballroom avant que le set commence. Je reviens vers le pit photo aux premiers accords, totalement dans le gaz. Mais direct , la puissance et la loudeur de leur son me réveille et ça fait du bien ! On est passé dans la cour des grands et ça se sent , la maitrise, la technique tout y est. Le power trio est efficace, une bonne leçon de psyché Stoner bien Heavy. A la suite du concert, j’apprendrais du coté de l’Underworld, les prestations de Graves at Sea et Sourvein furent réduites à 20 minutes chacune, frustrant. Le 3 eme jour était ma foi déjà fort bien avancée et le festival tirait déjà à sa fin … restaient encore les deux têtes d’affiches, et ce serait fini … déjà … Mais pour le moment pas de vague à l’âme, on attendait Church of Misery . Eux aussi je les avais raté ici en 2012 pour cause de doublons, et cette fois çi, ils étaient marqués en rouge comme set incontournable de mon planning. Et à juste titre ! Les japonais, si timides et réservés quand on les croise, deviennent sur scène de vrais show men et c’est jouissif. Le chanteur me fait penser à Robert Plant , notamment dans l’attitude, mais un Robert Plant qui aurait eu des couilles ! Parce que vocalement on ne joue pas dans la même cour , et c’est à se demander comment une voix aussi puissante peut sortir d’un corps aussi chétif . Parce que … le Japon ! Ces mecs sont des Aliens et ils nous ont prouvé encore ce soir qu’ils n’ont rien a envier aux monstres sacrés du Doom Stoner. Autre Alien s’il en est , et autre Japonais, Boris … Trio Megalo barré expérimental . Une discographie impressionnante , du conceptuel  difficilement définissable musicalement , Doom Drône, flirtant avec  parfois de la pop, parfois du Punk . Des breaks , des changements radicaux d’ambiance d’un morceau à l’autre et parfois même dans le même morceau . Il faut avoir envie de tester …. Et je suis du genre maso. Je voulais tenter l’expérience, je voulais comprendre, rentrer dans leur univers et en saisir l’essence. Visiblement un certain nombre ont voulu tenter aussi et à leur arrivée sur scène le Ballroom est encore bien plein . ça ne durera pas .. Au fil du concert, ça s’éclaircit. Les plus résistants n’occupaient plus qu’un petit tiers de la salle au final. Mais de mon coté je ne m’en rends pas compte de suite , car oui je plonge , je m’immerge . Sur scène, beaucoup de fumée,  une plaie pour les photographes, ambiance à la Sunn O))) ou à la Cult of Luna, les musiciens en ombres chinoises dans un énorme cumullo nimbus . Sur la gauche la silhouette frêle d’une minuscule Nippone , avec une gratte qui semble pour le coup démesurée. Sur la droite , un grand échassier avec une double guitare/basse. En arrière plan un énorme gong et Boris derrière ses futs. Je ne sais pas si j’ai compris leur univers, grande fan de Psychedelic Space Rock et de Krautrock, je suis habitués au bien barré et celui de Boris en est assurément, après je pense que ce qui m’aura le plus perturbé, les moments où j’ai moins accroché au truc, doivent faire référence à un héritage culturel Nippon que je n’ai pas. Encore une fois là, parce que .. le Japon ! Mais soyons clairs, sur l’ensemble , je n’ai pas été déçue, il y a des passages bien planants et bon lourds tout a fait extras par exemple, c’est juste pas de la musique facilement accessible . Toutes les photos du Dimanche 27 Avril : ICI  Et voila , c’était fini ! déjà …. J’ai vraiment du mal à me résoudre à rentrer et un dernier passage à l’Underworld pour gouter un peu à l’after,  s’impose comme une évidence . J’y resterais un bon moment, le temps de faire le tour des connaissances et des amis, de les saluer une dernière fois autour d’un verre, ou deux.  Et surtout aussi se donner rendez vous l’an prochain, même heure, même endroit, pour la 4 eme édition. Quelque soit la programmation , de toute façon on sait tous que l’on passera d’excellents moments. Hasard ou coïncidence, à l’heure exacte où j’écris ces mots, un nom vient de tomber, et non des moindres , les organisateurs viennent d’annoncer Sleep en tête d’affiche 2015 … Une énorme annonce qui vient déjà de faire exploser le cœur de tout le monde du Doom Stoner, décidément, le Desertfest sera encore en 2015  « the place to be » , et pour sur que j’y serais !

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