Mushroomhead – « The Righteous & The Butterfly »

Ça y est, Mushroomhead est de retour !   Après 20 ans de carrière, la bande de Cleveland nous propose « the Rigtheous & The Butterfly », et le moins que l’on puisse dire, c’est que le retour du combo est tout sauf une tentative désespérée de retrouver de l’allant !   On était en droit de douter de l’efficacité, de la variété des sonorités, de la profondeur, de l’ambiance, du style unique de Mushroomhead après l’annonce du changement de line up et l’arrivée de Tommy Church (en remplacement de Gravy à la guitare) et  Ryan Farrell (de Pig Benis à la basse). Puis un élément est venu rassurer le petit monde des ‘Shroomheads (les fans de Mushroomhead) l’annonce du retour de J Mann l’ancien frontman qui partageait le chant avec son compère de toujours le bien nommé Jeffrey Nothing, oui mais alors, que va devenir Waylon, le chanteur qui lui avait succédé… Et bien c’est très simple, il n’y aura plus deux mais trois chanteurs au sein de la formation… Pas de quoi effrayé Mushroomhead !   Tout ça fait que cet album était l’un des plus attendu du combo, et la conclusion à en tirer est que c’est l’un des plus (voire le plus)  aboutit de leur carrière. Tout en gardant leur ligne de conduite et leur entité, ils ont su se renouveler et nous proposer, encore, des morceaux uniques et bien pensés.       L’opus commence par le titre  « Our Apologies », une montée gentillette made in Waylon et c’est la déferlante. Mushroomhead semble vouloir s’excuser des quatre longues années d’attente depuis la sortie de « Beautiful Stories For Ugly Chidren » et nous envoi directement un Waylon et un J Mann pour le moins énervés le tout relevé par un Trevor planant à souhait, vous rajoutez des machines placées astucieusement et vous obtenez une entrée en matière qui sonne parfois comme un Mushroomhead « Old School » mais en version rentre dedans à un point assez peu égalé auparavant.   Pour ceux qui en doutaient, Mushroomhead est (très) loin de renier leurs ambiances étranges, le morceau suivant « How Many Times » nous envoi dans des strates hallucinantes, les voix se succèdent à la perfection, les montées nombreuses, les variations, les émotions et les samples nous envoient dans un monde dont seul Mushroomhead a le secret.   « Devil Be Damned », ce titre, le troisième de l’album est l’un des plus brutaux, les riffs envoyés par « Church » sont impressionnants et que dire de l’alternance de Waylon et J Mann au chant qui semblent avoir toujours chanté ensemble. Les percussions jouent leur rôle de rouleau compresseur, mais version mushroomhead, c'est-à-dire des variations encore et toujours, de la place pour des envolées bien pesées (pas comme certains groupes de la vague actuelle qui semble avoir un besoin viscéral de placer des chants clairs au goût douteux dans toutes leurs compos), si vous cherchez la linéarité, passez votre chemin…Quelle puissance et quelle rage déchainées sur ce morceau !   Le titre qui suit, vous le connaissez surement déjà, il s’agit de « Qwerty », un titre un peu à part dans cet album, même si la pâte Mushroomhead y est bien palpable, ce morceau est l’un des plus linéaire de l’album mais cette ambiance d’étrange noël de Mister Jack pour bêtes de foire est sacrément entêtant, et le J Mann envoi ses lignes de chant comme s’il n’avait jamais quitté le navire. Allé, pour le plaisir des yeux et des oreilles, en voici le clip, du ‘Shroomhead dans le texte :   http://youtu.be/1JZGFjufJEY     Arrive alors le titre « Portraits Of The Poor », une pseudo ballade, si je dis pseudo, c’est pas du tout dans le mauvais sens du terme, ce titre est un concentré d’émotions, un concentré de beauté triste, les passages piano/chant avec Trevor à la baguette donnent froid dans le dos, les montées secondées par un J Mann très inspiré nous transportent. Une fois de plus Mushroomhead surprend et encore une fois dans le meilleur sens qu’il soit.   Fait rare, un interlude, nommé « Childlike », dans lequel on retrouve nos chers bambins qui rient dans une ambiance bien sinistre, un bel interlude qui est beaucoup trop court ! On y retrouve Mike « Jusmic » Mahoney au chant, un morceau poignant Qui laisse la place à a deuxième partie de l’album, encore une fois, une seconde partie riche en rebondissements et très recherchée…   Le titre suivant est  donc  « This Cold Reign », un titre puissant, planant, des passages en mode headbang total, des alternances encore et toujours, les machines se font plus silencieuses mais arrivent à point nommé, et que dire encore de l’alternance des chants qui donne une profondeur rarement égalée. Puis vers 2min30, un riff des plus savoureux fait tomber Mushroomhead dans un déchainement impressionnant, un très bon titre qui relance à merveille l’album après la « pose  Childlike ».   Arrive ensuite une petite sonorité entraînante, limite dansante, une voix de femme ? Oui c’est l’arrivée de Jackie LaPonza pour le titre « We Are The Truth », encore une fois, on oubli la linéarité inhérente à de trop nombreux groupes et on se laisse porter par les chants rappés/Saturés d’un J Mann retrouvant les lignes de chant des premières heures, à l’image d’un « Bwomp » (Album XX) revisité, encore une alternance riche en montées et en machineries  qui nous fait osciller du crâne sans même s’en rendre compte.   L’enchainement est sec, le titre « Son Of  7 » débute sur un solo digne d’un heavy à l’ancienne pour laisser sa place à une Mosh part entêtante avec encore une fois une puissance impressionnante et les allers retours entre Waylon et J Mann tout simplement hallucinants ! On ne va pas tout dévoiler mais un gros break bien senti fera repartir le morceau de plus belle.   Deux notes de piano, une voix plus que reconnaissable et on se retrouve transporté 20 ans en arrière sur les premiers pas de Mushroomhead, le titre « For Your pleasure » aurait pu se retrouver sur l’album « XX » sans contestation possible, un retour aux sources plus que réussit, un titre qui ravira les fans de la première heure !     Mushroomhead est avide de recherche, le titre « Words Collide » en est la preuve, un titre encore une fois transportant avec un chant et une musicalité propres au groupe, nous faisant ressentir toute les émotions possibles, de la rage, de la puissance, de la nostalgie aussi, bref, un univers quasiment indescriptible mais qu’il faut découvrir, ne serait ce que pour rendre hommage au travail réalisé sur ce morceau.   On se retrouve soudain transportés dans un univers glauque, une musique ressemblant  à une comptine d’enfants torturés, des petits sons de nourrissons qui nous mettent directement mal à l’aise et vous obtenez le titre « Graveyad Du Jour », un beau titre, avec un Trevor toujours très très bon au chant et des émotions qui vous submergent tout du long, vraiment un morceau estampillé univers de ‘Shroomhead.   Comment rebondir après ce morceau doux et transportant, c’est très simple, par la puissance, la rage et les riffs aiguisés de « Church ». Oui « out Of My Mind », le dernier titre créé de toute pièces par la bande est très rentre dedans, un petite montée et c’est parti pour le final … en y réfléchissant un peu, il ne me semble pas avoir entendu autant de double pédale martelée de la sorte sur cet album que sur aucun autre album du groupe.   Le dernier titre est une curiosité, il s’ait d’une reprise d’une certaine Adele (oui oui !) et son titre « Rumor Has It ». En lisant la tracklist, on se pose la question de ce que pourrait donner ce morceau…La réponse est simple, cette reprise n’a de reprise que le nom. Le morceau a été totalement revisité sur une sauce électro/indus/ Metal, encore une fois un style propre pour une clôture d’album en apothéose.     Vous l’aurez compris tout au long de cette chronique, les groupes avec une véritable  identité, une véritable vision, un univers propre et incomparable ne sont pas légions. Mushroomhead fat clairement parie de ces groupes uniques que personne ne pourra jamais égaler. Ce dernier album remet la barre très haute, l’album précédent était déjà bon (« Beautiful Stories For Ugly Children) mais celui le surpasse très largement. A mes yeux le meilleur album du groupe qui arrive à se faire une seconde jeunesse avec son nouveau line up et le come back de J Mann. Trois chanteurs, ça pouvait faire douter sur la répartition et le rendu, après l’écoute de l’album, on se demande « pourquoi ne l’ont ils pas fait plus tôt ? ».   Pour conclure, vous ne connaissez pas ou peu Mushroomhead et vous voulez vous faire votre opinion sur ce groupe hors nomes, foncez sur cet album !          

3 thoughts on “Mushroomhead – « The Righteous & The Butterfly »

  1. Merci Guy, grâce à toi j’ai découvert ce groupe qui a effectivement une personnalité vraiment unique ! Et la reprise d’Adele et juste excellente :D

  2. Cool, moi qui suis partis longtemps j’avais pas eu vent de leurs nouvel album et la chronique m’a donné encore plus envie de l’écouter :) Merci Guyton.

  3. Hola!!
    Ravi pour vous deux les copains!!! ce groupe est énorme, et ce dernier album, une pure tuerie!!!!
    @ très bientôt en physique avant qu’un certain ne bouge au pays de la choucroute et de heaven shall burn! ;-)
    bizz

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