Slayer au Paloma de Nimes

Bonjour.

Après être arrivé à Nîmes en fin d'après midi, histoire de ne pas être en retard du tout et de bien avoir le temps de se ravitailler de différentes façons, direction le parking du Paloma pour le concert de... SLAYER !!! Tout le monde se demandait qui allait assurer la première partie. Gogira était pressenti. Pas de Gogira ce soir pour des raisons qui ne seront pas exposées ici. Versions plurielles (Étale et on triera... Nin, pas que ça à faire). Il a été aussi question d'une fanfare paraît-il... Humf hump pffpff. Hé les gars. Une fanfare... Juste un petit duo de rappeurs. Ou alors, c'était pas du rap. J'ai vu 3 minutes. Pourquoi pas, après tout c'est pas comme s'ils comptaient faire de l'ombre. Un message pour la fin, légitime, de soutien aux intermittents du spectacle. Lâchez rien.

On fait la queue. On discute de choses et d'autres. De Kreator à Istres, de tatouages, du Hellfest, des concerts précédents. Tout le monde est tranquille, calme. Les cadavres de bière sont jetés pour la plupart. Certains traînent au sol. Bah oui, faut pas exagérer non plus.

Tout le monde est là ? Environ 2000 personnes selon le Monsieur (j'aurais dit moins). Tout le monde trépigne, certains sont déjà collés tout devant à la barrière de sécurité (moi). On se demande comment ça va se passer. Tout ce qu'on sait c'est que ça va forcement être énorme.

Slayer entre en scène. Tom Araya, Paul Bostaph, Kerry King et Gary Holt. 2000 hurleurs (donc) pour ce groupe Thrashmetal qui fait vibrer de nombreux metalleux depuis 3 décennies.

Hell Awaits et Antichrist. Ça y est c'est parti. On y est et on le montre. Ça bouge dans tous les sens. Mosh pit. Circle pit. Headbang. Pogo. C'est engagé. Les morceaux s'enchaînent. War Ensemble me fait monter d'un cran, comme si j'étais pas déjà à bloc. Disciple enfonce le clou. On connaît tous leurs morceaux depuis longtemps, mais qu'est ce que c'est bon ! C'est Slayer ! Kerry King fait du Kerry King. Carré, balaise, au propre comme au figuré. Tom Araya, aussi ravi que tout le monde est le seul à le montrer ouvertement. Il fait un boulot d'enfer. Paul Bostaph. Que dire ? La perfection ? Maîtrise totale peut-être... Ok. On met ça. (Comme si on pouvait penser le contraire) Et John. Il s'appelle John à ce que j'ai entendu, c'est ça, c'est Gary Holt. Impeccable. Un thrasher old school. Présent, pro, communicant, discret, taciturne au début, des bières en guise de ponctuation entre les morceaux (toute ressemblance avec une personne ayant déjà existé est fortuite).

Un nouveau morceau complète le show. C'est du Slayer, il n'y a pas de doute. Midtempo, break, accélération. Du Slayer à l'état pur.

Ça n'arrête pas. Synchronisation parfaite. Die by the Sword en atteste. Hallowed Point, un régal. Slayer donne encore le meilleur. Plus rien n'existe, à part ce qui se passe ici. Ça dure. Ça continue. Slayer réside.  Personne ne veut que ça s'arrête et Tom Araya s'en amuse. Ce n'est pas qu'une fête. La fosse est pleine. C'est le chaos ! Ça n'en finit pas, pour le plaisir de tous et toutes. La chaleur est étouffante, le son affolant. Je hurle tout ce que je peux. Les bras ouverts, les doigts crispés. Je suis complètement trempé. Hate Worldwide fige le temps. Un mec me présente ses mains jointes et ouvertes pour que j'y pose mon pied. Slam ! On me porte jusqu'au devant de la scène et un monsieur muscle m'accompagne jusqu'au bord... Très poliment. Ouais, franchement, j'ai apprécié.

Slayer est un tank aux tirs aussi précis que ravageurs. La joie, la fureur, se mélangent à l'extase déjà ressentie. We know who we are. Postmortem. En avant ! Ça tombe, ça se relève, tout seul, ou à l'aide des autres. Ça rigole, ça gueule, ça court dans tous les sens et les filles, (Sabrina, si tu nous regardes) peu nombreuses ne sont pas les dernières (la batteuse de Reptilicus, si tu nous regardes).

Quoi ? C'est finit ? Non, non, non. Il y a rappel ! 3 rappels. 3 ! Sympa. Seasons in the Abyss me fait décoller du sol. Chemical Warfare me rentre en pleine poitrine et comme les autres, j'adore. Dead Skin Mask met tout le monde d'accord (au cas où). 4 bêtes de scène confirmées. Angel of Death titre éponyme, incontournable, pour Jeff Hannemann. Il ne pouvait en être autrement. Tom Araya, dans sa force et sa pudeur a ''laissé'' entrevoir son émotion. Ça s'est vu. Ce titre, ce pogo en hommage à ce mec partit trop tôt. Pas de tristesse, du respect et de l'avenir. Voilà à quoi je pensais. Paix a son âme, si tel est son souhait. Les esprits sont marqués, son empreinte indélébile.

Du grand Slayer. Comme d'habitude. Tu as beau les avoir vu plusieurs fois, ca ne change pas. Personnellement, je ne m'en lasserai jamais. Slayer traverse les années. Slayer a franchi ses obstacles et a su évoluer sans jamais changer. Les années leur ont bien sûr apporté expérience et sagesse, mais Slayer est Slayer.

Au revoir. Warhead.

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