INTERVIEW DE THE SIXXIS – PARTIE I

Aujourd’hui, direction le Divan du Monde. Rencontre avec The Sixxis, un jeune groupe tout fraichement arrivé d’Atlanta qui vient tout juste d’y achever son concert. Vladdy, le chanteur, et Paul, le guitariste, se dévouent pour répondre à mes questions au sujet de leur premier album tout juste sorti, pendant que leurs camarades prennent un dîner bien mérité.

D’abord, merci beaucoup pour cette interview et félicitation pour le nouvel album ! Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous présenter le groupe ?

Vladdy : Eh bien, nous sommes cinq gars, deux guitaristes, un bassiste, un batteur et le chanteur, moi. Deux des gars sont de la région d’Atlanta, un d’un peu plus loin, mais pour la plupart nous sommes d’Atlanta ou de ses environs.

Paul : Cameron et moi nous jouons de la guitare, Mark Golden joue de la basse et Dave est notre batteur maintenant, mais c’est JBake qu’on entend sur l’album.

Et maintenant vous êtes en tournée en Europe ; comment ça se passe pour le moment ?

Vladdy : Oh, vraiment, vraiment bien ! Nous avons eu une réponse absolument incroyable. C’est notre troisième tournée en Europe, et à chaque fois nous avons été confrontés à un type d’auditeurs différent. Et celle-ci est définitivement celle avec la foule la plus rock que nous avons rencontrée, c’était vraiment génial.

Et donc, vous avez enregistré l’album avec David Bottrill ; c’était comment de travailler avec lui ?

Vladdy : David est un producteur formidable ! Très méthodique, très calculateur ; il sait exactement ce qu’il veut et comment y arriver. C’était vraiment un plaisir de travailler avec lui !

Paul : Un type incroyable ! Il sait exactement comment faire pour mettre à l’aise les musiciens et les mettre à l’aise avec ce qu’ils sont en tant que musiciens. C’est quelque chose de fantastique de travailler avec quelqu’un de ce niveau. Incroyable !

[caption id="attachment_18110" align="aligncenter" width="466"] David Botrill.[/caption]

Quand j’ai commencé à l’écouter, j’ai vraiment été surpris. Parce que je n’arrivais pas à le décrire. Comment décririez-vous votre musique ?

Paul : Il y a tellement de choses ! Si tu écoutes bien l’album tu peux entendre tellement d’influences différentes ! Et c’est le côté vraiment sympa d’être dans un groupe comme celui-ci : nous avons tous des diplômes en musique dans des styles différents, qui correspondent à ce que nous avons fait comme études, et nous avons tous des backgrounds différents, et quand nous jouons tous ensemble ça s’entend ! Vladdy amène les grandes lignes de la chanson, et après nous pouvons l’enrichir et ajouter des parties ; bref, la construire… Je ne sais pas, c’est grungy, et progressif, et mélodique, et… Plein de choses ! (rire)

Vladdy : Chacun y met ses propres influences ; dans telle chanson tu entendras plus de telle influence et dans celle-ci plus de telle autre… C’est un peu ce qui fait l’esprit du groupe, tu n’es pas coincé dans un style comme dans une boite, tu es parfaitement libre ! Tu sais, les gens peuvent critiquer et dire ceci ou cela mais c’est tout simplement ce que c’est.

Paul : Et c’est ce que nous sommes !

Il y a une influence que j’ai été surpris de ne pas trouver dans l’album, c’est celle du rock psychédélique. Beaucoup de groupes de rock progressif en utilisent.

Vladdy : Oui, je suis d’accord avec toi, et je peux déjà te dire que le prochain album aura quelque chose de ce style ! Mais on ne peut pas tout avoir, et c’est déjà passablement éclectique je pense… Tu sais, notre travail en tant que musiciens professionnels est de continuellement chercher à étendre et diversifier nos connaissances, inclure plus de choses dans notre musique… C’est ça la musique ! C’est comme ça qu’elle fonctionne. Et ce qui sûr à propos du prochain album, c’est qu’il fera appel à plus de gens et d’influences, et notamment psychédéliques.

Paul : Si cet album était assez heavy, avec ses riffs et ses chœurs, c’est que c’était la vision que nous en avions ! Nous pouvons faire un morceau de neuf ou dix minutes avec des effets psychédéliques mais là ce n’était pas le but. Et cela laisse un tas de portes ouvertes pour les prochains albums !

J’ai eu l’impression qu’il y avait aussi des influences folks dans Weeping Willow Tree.

Vladdy : Oui. Cette chanson, c’est un peu celle de David (Bottrill), c’est lui qui a choisi celles qui figureraient dans l’album. Nous lui avons envoyé une liste de peut-être quinze chansons, et un message du genre « nous songeons à faire un album, voila ce que nous avons comme matériel, qu’en penses-tu ? » Et à notre grande surprise il a choisi Waste of Time et Weeping Willow Tree, alors que tout du long pour ces deux là c’était : « voyons, pas ici, pas ici, pas ici… » et puis « oui, pourquoi pas ici ». Et oui, c’est une chanson que nous aimons tous.

Paul : J’avais voté pour cette chanson, je l’ai toujours beaucoup aimée. Elle sonne vraiment différemment. Tu sais, notre voyage s’achève toujours sous le saule pleureur ! (Note : allusion au fait que les saules pleureurs sont parfois employés comme arbres d’ornementation dans les cimetières) C’est une chanson parfaite pour terminer un album, après tous ces morceaux heavy, tu finis sur ce morceau tout doux, aérien… J’aime vraiment cette chanson.

Ok… Et au sujet de Wasting Time, je me demandais, quelle est cette façon de perdre son temps dont vous parlez ?

Vladdy : En fait, cette chanson est à propos d’un gars que je connais, et qui m’a aidé à monter ce groupe d’ailleurs, et qui est un exemple tout ce qu’il y a de plus classique de quelqu’un de vraiment, vraiment talentueux mais qui tout simplement gaspille tout. Et à cause d’abus de drogue et ce genre de choses ne fait plus rien… C’était vraiment un ami très proche, nous sommes allés à l’école ensemble, nous sortions tout le temps ensemble, ça a vraiment été très difficile pour moi d’avoir à le laisser partir… Et c’est de ça que parle la chanson. Ce type et cette façon particulière de gaspiller son temps.

OK… Et qui compose dans le groupe ?

Vladdy : Tout le monde compose un peu, comme Paul l’a dit j’amène la base de la chanson, et je dis juste « ok, ça c’est le riff de base » ou « ça c’est la ligne principale de ce qu’il y aura avec le chant, et ça c’est la ligne générale des transitions ». Et après nous construisons autour tous ensemble et nous essayons différentes choses… Le corps de la chanson aura toujours la même origine, mais ce qu’il y a autour sera toujours différent. Une fois on aura plus d’influences de Paul et cela sonnera d’une certaine façon, une autre fois ce sera plutôt les influences de Cameron qu’on entendra, et cela sonnera plutôt de cette manière… C’est ce qu’il y a de vraiment fun dans ce groupe !

Et donc, David Bottrill a également choisi un morceau instrumental pour cet album. Est-ce que vous avez été surpris qu’il le prenne ?

Paul : Nous avons eu beaucoup d’avis sur celle-ci et jusqu’ici les gens l’aiment bien… Tu sais, les fans de prog estiment que nous ne sommes pas un groupe de prog. Mais pour les autres nous sommes trop prog ! Ce que cette chanson montre, c’est que si nous voulions faire des choses très prog nous le pourrions sans difficulté ! C’est une chanson qui met vraiment un coup de pied je dirais, mais en tout cas elle est géniale à jouer.

Vladdy : Nous n’étions pas vraiment surpris parce que nous l’avions joué pendant la tournée avec The Winery Dogs, pour voir les réactions des gens, et elles ont toujours été bonnes.

Paul : Mais c’était une version plus courte, juste deux minutes, et pas de violon du tout.

Vladdy : Oui, c’était une version plus courte et plus condensée, et quand nous avons commencé à travailler avec David nous l’avons un peu étendue, nous avons ajouté le violon et nous en avons fait une vraie chanson.

Voir la partie II

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>