INTERVIEW DE THE SIXXIS – PARTIE II

Suite de la Partie I

Et celles que David n’a pas sélectionnées pour cet album, est-ce que vous pensez les utiliser plus tard, pour un EP ou quelque chose comme ça ?

Vladdy : Quand nous étions en tournée avec The Winery Dogs nous avions quatre ou cinq chansons déjà en démo et toutes prêtes, et nous avons aussi joué beaucoup de chansons qui n’étaient pas finalisées, pas produites. Et donc nous les avons toutes envoyées, celles que nous avions déjà produites et celles que nous avions joué pendant la tournée et dont nous avons juste envoyé les versions lives, et il a fait son choix. J’étais très surpris de voir que certaines n’étaient pas sélectionnées, mais tu les entendras probablement sur le prochain album, oui.

La chanson Long Ago a aussi une ambiance très spéciale, de quoi parle-t-elle ?

Vladdy : (rire) Je ne sais pas exactement de quoi parle cette chanson ! Paul, tu as une idée ?

Paul : Je ne sais pas si je sais vraiment quel est son thème mais en tout cas j’aime vraiment la jouer, c’est vraiment sympa, elle sonne un peu comme ce rock des années 90, avec le break : tatatatatata tatata tata… J’ai adoré l’enregistrer, c’est vraiment un morceau incroyable !

Vladdy : Pour moi, ce n’est définitivement pas l’une de mes préférées ! Je ne sais pas, d’habitude les chansons viennent vraiment rapidement … Et celle-ci, elle m’a vraiment pris longtemps a concevoir et à faire et c’était du genre « oh, ce n’est pas aussi bien que celle-ci ! » Et ce n’était décidément pas l’une de mes préférées mais après, tu sais, plus nous la jouions et plus les réactions que nous observions étaient bonnes alors j’ai dit « ok, c’est vraiment une bonne chanson ! »

Paul : On doit le convaincre d’aimer ses propres chansons ! (rire)

Vladdy : Oui, je suis quelqu’un de très critique ! (rire)

Mais pourquoi est-ce que tu n’aimais pas trop cette chanson exactement ?

Vladdy : Oh, ce n’est pas que je ne l’aimais pas, c’est que… Je viens de la musique classique, j’ai un background classique ; j’étais violoniste, j’ai commencé très tôt et c’est ce que j’ai fait comme étude. Et c’est un domaine où les morceaux sont très compliqués tu sais ; j’aimais beaucoup des compositeurs comme Beethoven, Bach, Tchaikovsky… C’est si compliqué mais si beau, et c’est le genre de résultat auquel j’ai toujours voulu arriver ! Tu sais, les gars du groupe doivent souvent me rappeler que la simplicité c’est bien aussi ! Ca peut être simple et bien ! Alors des fois c’est du genre « oh, mais j’ai écrit ce truc tellement vite, c’est juste une mélodie toute simple…  - Oui mais c’est ça qui fait que c’est bien ! » C’est contre ce genre de mentalité que je dois tout le temps me battre.

Paul : Et c’est ce que nous surveillons ! (rire)

(A Paul) Est-ce qu’il essaye tout le temps de faire des choses très compliquées ?

Paul : Oh, je ne dirais pas tout le temps, mais oui, il est tout le temps en train de se poser des défis, quand il écrit et quand il chante et pour tout tu sais… Et je pense que c’est ce que fait tout le groupe, se poser des défis pour être meilleur. Nous sortons de scène et nous discutons de ce que nous avons fait pendant le show et de comment on pourrait s’améliorer. C’est comme une équipe de sport qui regarde les films de ses matchs… C’est vraiment important. On ne peut pas considérer son niveau et celui de ses amis comme acquis, je pense qu’on doit toujours essayer de progresser et d’être critique.

(A Vladdy) Et est-ce que tu aimerais mélanger la musique classique et le rock ?

Vladdy : Oh oui mais, je veux dire, c’est déjà ce que nous faisons sur Coke Can Steve ; une bonne partie de ses compositions ont été inspirées de musiques anciennes. J’ai beaucoup joué Bach avec l’orchestre, au violon, et beaucoup d’éléments de Coke Can Steve viennent de ce type de musiques, le style XVIIème. Quand on met le violon en avant on s’en rend vraiment compte. Mais en fait, on le fait un peu tout le temps.

Paul : Pour moi, Waste of Time a aussi quelque chose de classique.

(A Paul) Et toi, quel est ton background ?

Paul : My background ? I’m from south Tennessee, men! (rire) Je suis bassiste depuis assez longtemps, au lycée et à l’école, j’ai étudié, joué dans des groupes et ainsi de suite… Et je ne sais même pas comment j’ai pu en arriver là, mais le fait est que ce soir je suis là, à Paris, en train de parler avec toi ! (rire)

Et quelles sont vos projets maintenant ?

Vladdy : Eh bien, continuer à tourner, nous venons juste d’enregistrer cet album et nous voulons le jouer autant que possible ; nous avons beaucoup investi de temps et de travail dans nos shows et nous voulons continuer à les développer encore. Encore mieux, encore mieux, en mutualisant plus de choses, parce que je pense que notre album possède encore des éléments que nous pouvons exploiter ; il y a beaucoup de guitare acoustique, beaucoup de clavier… Développer nos shows, améliorer le son, le rendre encore meilleur…

Et des clips, des vidéos ?

Vladdy : Oui, nous en avons déjà une, nous avons une vidéo YouTube de Out Alive, et il y a un autre morceau acoustique que j’ai fait d’une chanson de notre premier EP, et nous allons en faire d’autre.

Paul : Nous venons tout juste de réaliser une vidéo, c’est tourné déjà, c’était un show TV que nous avons fait à Paris cet après-midi. C’était une journée folle ! Nous avons sauté du bus à neuf heures ce matin et fait le show TV toute la journée, puis fait le concert à six heures…

Et demain vous recommencez, et le jour suivant ?

Paul : Oui ! Rouler, se réveiller quelque part ailleurs et recommencer…

Vladdy : Mais bien sûr, on ne considère pas ça comme quelque chose d’acquis. C’est juste que…

Paul : C’est si cool, men ! C’est fou ! C’est un rêve devenu réalité, pouvoir voyager à travers le monde et jouer notre musique partout et rencontrer tous ces gens fantastiques !

Vladdy : Pouvoir voir le monde, et un tas d’endroits où la plupart des gens n’iront probablement jamais… Et pouvoir dire : « j’ai été ici, et ici, et ici… »

Paul : … Et j’y ai joué du rock’n’roll !

Et quand vous avez lancé The Sixxis in 2006, est-ce que vous pensiez en arriver là un jour ?

Vladdy : Quand ce projet a démarré… Je dirais qu’il n’a vraiment démarré qu’en 2011, c’est là que nous sommes vraiment devenus un groupe ! Mais avant c’était juste un projet avec plein de jeunes musiciens qui n’avaient pas la moindre idée de ce qu’ils allaient faire. Et n’avaient aucune idée d’où chercher la réponse. Et puis ça a juste grandi, c’était difficile mais je n’avais vraiment pas idée… Mais les choses ont juste continué étape après étape. Et à chaque fois que je me disais « OK bon cette fois je jette l’éponge » alors quelque chose arrivait qui me poussait à dire « OK, on va continuer encore un peu ». Et la fois d’après « OK, cette fois c’est bon, je lâche » et alors quelque chose arrivait et me poussait encore et encore et nous voilà ! J’ai toujours su qu’en ce qui me concernait la musique était ce que je voulais faire pour le reste de ma vie, mais j’avais toujours pensé que ce serait dans un orchestre, je n’avais jamais imaginé que ce serait avec un groupe ! Et nous voilà…

Eh bien félicitation et merci pour tout !

Paul : Merci à toi !

Vladdy : Merci pour avoir pris le temps de venir nous rencontrer !

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