In Flames – Siren Charms

A l’annonce d’un nouvel album d’In flames, il y a toujours une certaine excitation, une envie pressante, une attente longue trop longue pour avoir le plaisir d’entendre de nouvelles compos de nos chers suédois. Puis arrivent les morceaux « phares », ces titres qui sont exposés à nos oreilles avant la sortie de l’album… Pour cet album ce sont les titres « Through Oblivion » et « Rusted Nail » Et clairement, pour cet album en tout cas, on commence à déchanter… Autant lors de la sortie de « Sounds Of A playground Faded » les morceaux ayant fuités sur la toile (« Deliver Us », « Where The Dead Ships Dwell ») donnaient une envie plus que farouche de découvrir l’intégralité de l’opus, autant pour la sortie de « Siren Charms », la première réflexion qui arrive en tête est de prier pour que les morceaux sortis soient les morceaux « commerciaux » et que l’essence même de l’album ne sera pas caractérisée par ces derniers… Force est de constater que j’avais (nous avions) tort… L’album part sur les bases de ces morceaux précités et la rage et la puissance caractérisant In Flames semblent avoir quittés le navire…   A la première écoute, je me suis demandé si je n’avais pas un problème de sono, pas de pêche, une musique lisse, pas d‘impact, des riffs moins intéressants que d’habitude, du chant clair qui efface les parties hurlées de la bonne époque, en un mot…Déception. Et puis on se dit que In Flames ne peut pas faire un travail bâclé de la sorte, pas eux, ce n’est pas possible, alors on se force et on écoute encore et encore…Et la donne commence à changer (heureusement !). L’impression d’écouter un album de pop avec des variances metal légères se transforme un album metal intéressant, un peu édulcoré mais relativement bien travaillé. En bref, cet album se révèle être un bon album, pas forcément dans son intégralité mais avec des morceaux et des arrangements qui se défendent bien, mais pour In Flames, ce n’est pas suffisant, on attendait un très bon album, dans la lignée de « SOAPF » mais ça n’est pas le cas. Le groupe change d’orientation, et cela se ressent clairement. Le décor étant fixé, rentrons dans le vif du sujet.       L’album commence par le titre « In Plain View », un sample électro, une montée progressive, on retrouve des éléments nous rappelant instantanément « Sounds Of A Playground Faded »,pas de doutes possible, c’est bel et bien In Flames qui pilote !...Sauf que la montée ne se traduit pas par une débauche d’énergie excessive , le riff est bien sympa (il l’est d’ailleurs en live, je vous le confirme : cf live report du Bataclan) mais l’arrangement studio ne permet pas forcément de retrouver l’impact que ce riff doit avoir. Deuxième chose qui choque, la voix, claire sauf sur le refrain où l’on retrouve un peu le Anders des albums précédents. Le titre en lui-même est bien composé, intéressant et prenant, une fois la barrière de l’adaptation passée.   Arrive ensuite le titre « Everything’s Gone », on retrouve immédiatement la touche In Flames, ça part fort et le riff suivant est des plus savoureux, si on laisse de côté encore une fois l’arrangement trop lisse et manquant cruellement de relief, le couplet est différent de ce que l’on à l’habitude d’entendre avec un chant assez planant et un refrain hurlé emprunt d’émotions pour le moins sympathique, un morceau encore une fois intéressant.   S’en suit le titre « Paralyzed » un départ très pop, un riff couplet très peu recherché, une voix posée en version claire pour « midinette », un refrain qui rattrape un peu le coup, ça ne ressemble pas beaucoup à du In Flames (à part certains aspects du refrain) mais dans l’ensemble, le titre se laisse écouter, attention, pour les fans de la première heure, cela risque d’avoir du mal à passer.   S’enchaine alors « Through Oblivion ». Ce titre fait partie des titres publiés sur la toile avant la sortie de l’album, il fait partie des titres intéressants de l’album, un petit rythme entrainant, une voix très posée mais qui véhicule pas mal d’émotions, un refrain très pop mais qui reste en tête, un titre donc qui reflète bien le nouvel In Flames, ce morceau, même en live, reste un ton en dessous des autres en terme d’intensité.   Comme une envie de retour aux sources, le titre « With Eyes Wide Open » débarque, que l’intro est bonne ! Du vieux In Flames avec ce son de guitare si propre aux suédois et un départ tonitruant qui rappelle la bonne époque…Jusqu'à l’arrivée du chant et d’un riff très calme, le refrain relève vivement le tout même si l’on reste encore dans du sentimentalisme, les enchainements  des riffs et des solis de ce morceau sont vraiment très travaillés et sont assez plaisants, un bon morceau.   Arrive ensuite le titre « Siren Charms ». Le morceau éponyme de l’album est l’un des plus pop, des riffs que nous n’avons pas l’habitude d’entendre chez In Flames, des enchainements de riffs un peu poussifs parfois mais qui ont le mérite d’être très innovant (pour le groupe), un morceau écoutable avec des passages intéressants. Ce morceau ne laissera pas un souvenir impérissable mais traduit assez bien la volonté du groupe sur l’Opus.   S’enchaine alors le morceau intitulé « When The Worl Explodes ». Ce titre commence par l’un des riffs les plus brutaux de l’album, un chant Hurlé, des Growls, wouah ça fait du bien (on laisse encore de côté l’arrangement trop plat qui ne permet pas de profiter pleinement de la puissance de la première partie du titre) ! Ensuite le titre bascule dans un « Dead End » (« Come clarity ») version soft avec l’arrivée d’une voix féminine en la personne d’Emilia Feldt et le titre part dans une ambiance planante avec quelques rappels entrainants de la première partie tout en se terminant sur les deux voix mêlées sur un rythme plus que planant. Ce morceau est un petit ovni sur l’album, à écouter tranquillement installé pour ne rien rater !   C’est donc le moment que choisi In flames pour envoyer « Rusted Nail », beaucoup de monde a déjà entendu le morceau, voici donc la vidéo, pas besoin d’épiloguer longuement sur ce titre, mais sachez qu’en live, ce dernier se défend bien !   http://youtu.be/R9lCXVFCs20     S’en suit « Dead Eyes », le titre commence sur un riff que nous aurions pu entendre sur un « Sense Of Purpose » mais qui laisse sa place à un couplet « gentillet », une montée langoureuse et un refrain où le premier reflexe est de tâter dans sa poche afin d’y trouver un briquet pour l’allumer et le lever vers le ciel…  Ce titre, bien que très bien composé et entrainant ressemble à une ballade inspirée plus qu’à un titre « sentimental » de In Flames.   Comme une petite claque arrive le titre « Monsters In The Ballroom » ça attaque fort avec un des meilleurs riffs de l’album, ensuite, si l’on laisse un peu de côte la chant très plaintif de notre ami Anders (qui à montré d’ailleurs que ses performances vocales sont incomparables entre studio et scène, et malheureusement pas dans le bon sens du terme pour les nombreuses parties envolées de cet album notamment) on se retrouve avec un des titres clairement les plus intéressants de l’album, avec un final très bien exécuté et très recherché avec une double pédale (quasi inexistante sur l’album) qui là nous pilonne littéralement les oreilles (attention c’est assez court !), à noter quelques cris bien sentis qui font un bien fou.   L’album s’achève sur le titre « Filtered Truth », à mon sens si l’album s’était arrêté sur le titre précédent cela n’aurait pas été dramatique, c’est du moins ce que l’on pense en écoutant l’intro et les couplets du morceau, même si le refrain nous amène quelque chose, cela reste un titre plus que quelconque pour nos amis suédois, les solis de Björn même bien réalisés ne font que masquer un titre qui ne ressort pas du reste de l’album. A écouter une fois à minima.       On en conclu donc que le fait qu’ In Flames fasse le choix d’enregistrer pour le compte de Epic/Sony Music dans le studio « Hansa Studio » (Qui a entre autres sorti des disques de U2, David Bowie et Depeche Mode…) n’a pas été la meilleure chose que les suédois aient réalisé, la « platitude » de l’album ne les sers pas, bien au contraire, un arrangement plus axé metal aurait donné un album d’une autre tournure, même si l’orientation prise par le groupe les emmène bien loin des sentiers empruntés sur leurs précédents opus, en visant clairement une musique plus « accessible », plus « sentimentale » et moins expéditive que par le passé. Un album donc mitigé, je pense qu’une personne (fan de U2 ?) ne connaissant pas In Flames appréciera cet album dés la première écoute, pour les anciens c’est  plus compliqué…A la limite, un p’tit coup d’In Flames en live peut faire passer la pilule (c’est mon cas !) mais ça transformera pas cet album en album de l’année, même si l’ensemble est cohérent et se laisse écouter. Libre à vous donc d’écouter ou non le « Siren Charms », il me semble tout de même que s’y pencher peut être intéressant pour tout un chacun, soit pour se féliciter de la nouvelle orientation du groupe, soit pour pleurer sur le groupe que l’on a perdu (même si la démarche me semble intéressante)… Nous verrons bien ce que ça donnera par la suite ! Enjoy !  

3 thoughts on “In Flames – Siren Charms

  1. Content de lire de nouveau tes chroniques mec :D
    Surtout quand elles sont aussi fouillées et approfondies que celle-là !

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