IN FLAMES – LE BATACLAN

Nous arrivons au Bataclan, cette mythique salle parisienne s’apprête à recevoir, les non moins mythiques In Flames, c’est donc entourés de barbus arborant fièrement les tenues de leurs idoles que nous rentrons dans la salle, pas beaucoup de monde pour le moment, en même temps, nous sommes quelque peu en avance. Nous avons donc le temps de flâner un peu, trouver la meilleure place possible pour assister au spectacle, se prendre une petite mousse et acheter deux trois souvenirs.   C’est donc confortablement installés que nous verrons défiler les deux premières parties du soir, « While She Sleeps » et « Wovenwar ». Autant le dire tout de suite, ces deux premières parties ne resteront pas dans les annales, entre « While She Sleeps », les anglais au Metalcore basique et « Wovenwar » aux titres quasi identiques et pour le moins très peu énergiques (et je passe sur les voix très limites, ils n’auraient jamais du donner une suite à « As I Lay Dying » qui était vraiment d’une autre dimension), on sent que les stars du soir sont bel et bien les suédois !   Après une petite pause, je me faufile dans la fosse histoire de profiter pleinement du spectacle, et moi d’en bas et mes compatriotes d’en haut, ne seront pas du tout déçus par le show qui nous sera proposé ! On pouvait être en droit de douter de la qualité des suédois en live après avoir écouté et décortiqué leur dernier opus « Siren charms » au son pop imprégné de voix claire, mais force va être de constater que le live chez In Flames est une institution, un domaine dans lequel le poids des années semble s’estomper, une pause, une parenthèse dans leur évolution musicale.   Le live commence par le morceau « In Plain View » le morceau introduisant le dernier album, le son est meilleur, le sample électro annonçant le titre fait son petit effet, le tout est pêchu, même si on est loin des compos d’In Flames version « Colony » ou même « Sounds Of A Playground Faded », le morceau se défend bien mieux en live que sur galette. Le public se réveille tranquillement et la chaleur commence déjà à monter. Après  les deux premières parties insipides, ça fait un bien fou d’entendre enfin un morceau travaillé, des variations, un « vrai » chant...Bref In Flames se chauffe et emmène le Bataclan avec eux.     Encore un morceau du dernier album arrive à nos oreilles (rien de plus normal, il s’agit de la tournée promo de « Siren Charms ») et le Bataclan semble réellement se mettre en chauffe, avant l’explosion des anciens titres du groupe.   Nous aurons alors droit à l’enchainement de «  Fear Is The Weakness » , « Trigger » et « Resin », autant dire que les t-shirts étaient tombés et que la foule devenait une forme dense, bouillonnante , hurlante et suspendue aux riffs acérés de Björn et sa bande ! Que ce soit dans la fosse ou dans les gradins l’ambiance est survoltée, un mini break entre deux titres permet à Anders de discuter avec des personnes dans le public, en les sermonnant sur l’utilisation des téléphones portables pour capter ces instants uniques mais qui, selon lui, ne permettent pas de vivre l’instant présent et donc d’apprécier à sa juste valeur le spectacle proposé (je pense qu’il n’a pas tort, c’est terriblement frustrant de se retrouver derrière quelqu’un qui filme sans bouger, on voit moins bien et on ne peut pas forcément laisser exprimer la puissance de la musique vécue…quoique…), le micro interlude terminé, In Flames relance la machine dans le rouge avec le monstrueux « Where The Dead Ships Dwell ».   C’est donc après ce morceau que reviennent les titres de « Siren Charms » (n’oubliez pas c’est une tournée promo) «  With Eyes Wide Open », « Paralyzed », « Through Oblivion » qui ont le mérite de maintenir au chaud tout le monde.   Après avoir repris notre souffle dans l’ardente chaleur ambiante, In Flames nous balance « Ropes », « Delight And Angers », «  Cloud connected » et « Only for The Weak » c’est entre deux de ces morceaux qu’un nouveau temps d’échange très sympa arrive se concluant cette fois par la montée sur scène d’un illustre inconnu, armé de son téléphone portable qui à pu capter depuis la scène la foule entassée et suffocante des fans d’In Flames luttant au milieu d’une fosse littéralement prise d’assaut.     C’est donc le moment choisi pour nous permettre de nous « reposer » un peu, l’arrivée de « The Chosen Pessimist » interlude du live, arrive en plein milieu, comme un délicieux cheveux sur la soupe, un moment intense d’échanges et d’émotions, In Flames joue avec son public pour notre plus grand plaisir, beaucoup de communion ce soir là au Batacan…   Le final du live est pour le moins explosif, avec «  The Quiet Place » qui fait exploser le bataclan, « Rusted Nail » qui se révèle être intéressant en live, nous faisant même headbanger contrairement à ce que la piste studio laissait entrevoir, « The Mirror’s Truth », le très bon « Deliver Us » et le dernier morceau du set, le légendaire, intemporel et hallucinant « Take This Life », comment mieux finir un live qu’en nous assenant le coup de grâce avec ce titre joué à la perfection et connu de tous ?     Ce qu’il faut retenir, c’est que ce fut un live très propre, aucune erreur à déplorer, les gratteux sont irréprochables, la section rythmique aussi carrée à souhaits, la chant lui, est , comme toujours très intéressant mais Anders semble montrer quelques limites sur les parties en chant clair (dommage avec leur dernier album, ces passages sont légion) et s’économise un peu sur les parties saturées…même si , que tout le monde se rassure, ce dernier reste plus que compétitif pour mettre le feu et laisser transparaître les émotions liées à ses lyrics !     Un concert qui passe très (trop) vite, fait toujours partie de ces concerts qui resteront gravés dans nos mémoires, clairement, ce concert en fait partie. Et que dire aussi de la disponibilité de ces légendes vivantes, prises de photos devant le tour bus, échanges de quelques mots, ils sont heureux et cela se ressent, un grand moment donc de communion pendant et après le concert.   In Flames à fait mouche ce soir là, faisant oublier le virage pris par « Siren charms » clamant clairement que leur titre de groupe légendaire de melodic death est très loin d’être usurpé.   A voir d’urgence !!       Setlist :   1- In Plain View 2- Everything’s Gone 3- Fear Is The Weakness 4- Trigger 5- Resin 6- Where The Dead Ships Dwell 7- With Eyes Wide Open 8- Paralyzed 9- Through Oblivion 10- Ropes 11- Delight And Angers 12- Cloud connected 13- Only for The Weak 14- The Chosen Pessimist 15- The Quiet Place 16- Rusted Nail 17- The Mirror’s Truth 18- Deliver Us 19- Take This Life    

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