INTERVIEW D’ELECTRIC MARY

Le Nouveau Casino est en plein rush. Sous ses lustres de cristal, zicos, roadies et techniciens s’activent. Dans deux heures, Electric Mary y conclura sa tournée européenne avant de repartir pour son Australie natale. En attendant l’heure de monter sur scène Rusty, leur charismatique chanteur et leader, va répondre à nos questions.

D’abord merci pour cette interview ! Pour ceux qui ne connaissent pas encore Electric Mary, peux-tu présenter le groupe ?

Bien sûr ! Electric Mary existe depuis 2003. Nous nous considérons comme un groupe de rock basé sur le blues. Le rock’n’roll tel qu’il devrait sonner.

Vous avez déjà fait trois albums je crois, et un EP ? Et vous venez de sortir le dernier, The Last Great Hope. Je me demandais, pourquoi avez-vous choisi ce nom et toi, quel serait ton plus grand espoir ?

Non, trois albums et trois EP. Mon plus grand espoir est que demain j’aille à la banque et qu’il y ait un gros paquet de zéro derrière le chiffre de ce que j’ai déjà ! (rire) “The last Great Hope” était le surnom que nous donnions à notre troisième album, celui qui porte le nom du groupe ; cela vient d’un journal musical anglais. Une chronique de l’album l’avait décrit comme « le dernier grand espoir du rock’n’roll ». Et nous en avons beaucoup rit parce que nous ne sommes pas le dernier grand espoir de quoi que ce soit. Et comme on avait trouvé ça amusant nous l’avons pris comme titre, mais c’est de l’humour, parce que ce n’est pas à Electric Mary d’être le dernier grand espoir.

Et maintenant vous êtes en tournée en France. Combien de concerts vous avez fait déjà ?

C’est notre dix-huitième ! Nous faisons le dernier ce soir, et après deux jours de voyage et nous continuons en Australie.

Comment était l’atmosphère pendant les concerts ?

Génial ! Les gens en Angleterre d’abord, puis nous sommes allé en Espagne, et après nous avons joué à Ajaccio, c’était super aussi, et aujourd’hui Paris ! Le Nouveau Casino !

[caption id="attachment_18680" align="aligncenter" width="560"] Le groupe en pleine action ![/caption]

Vous avez déjà joué plusieurs fois à Paris je crois ?

Oui ! Nous avons fait un concert avec Whitesnake en 2009, je ne suis plus sûr du nom de la salle mais c’était un super show ; nous avons aussi joué au Divan du Monde la dernière fois, et c’était génial aussi, très cool.

Ok. Tu sais c’est la première fois que je rencontre un groupe australien !

Oh, vraiment ! Est-ce qu’il y a une chanson d’Electric Mary que tu préfère ?

Oui, Sweet Mary C je pense.

Oh bien, une des nouvelles ! Et bien je la jouerais ce soir et avant de commencer je dirais qu’elle est dédicacée à Philippe ! (rire)

Merci beaucoup ! C’est super cool ! Au fait, je pense que la chanson est un hommage à Mary Campbell, Electric Mary ? Peux-tu nous raconteur son histoire ?

Oui bien sûr, je vais te raconter comment nous nous sommes rencontrés et ce qu’elle représente pour nous. C’est une matha. Et une grande ! Nous nous sommes rencontrés en 2003 ; elle travaillait au studio créé par Jimi Hendrix, qui s’appelle l’Electric Lady Studios, et nous sommes restés en contact avec elle toute l’année ; nous avons écrit les chansons quand nous étions à New York, et nous les avons enregistrées avec elle dans un autre studio. Et donc Sweet Mary C raconte l’histoire de ce que nous avons fait ensemble. C’est une grande dame. Une grande Matha ! Et nous avons fait une chanson pour notre matha !

[caption id="attachment_18677" align="aligncenter" width="1024"] L'intérieur de l'Electric Lady Studios[/caption]

Je me demandais, est-ce qu’il y a beaucoup de groups de rock en Australie ? Je connais ACDC bien sûr, Airbourne, Angel City…

Il y en a différentes sortes, il y a Midnight Oil, Silverchair… Il y en a un autre en tournée par ici en ce moment, Massive, ce sont des amis… Il y en a quelques uns mais c’est très underground. Le rock’n’roll est quelque chose de très underground maintenant.

Il y a aussi de grands festivals en Australie ?

Oui, nous avons le the Big Day Out, le Soundwave… Beaucoup de grands groupes ont joué en Australie, les Rollingstones en particulier… Il y a aussi un grand festival de blues bientôt, aux environs de Noël.

Vous aviez joué au Hellfest je crois ?

Oui, en 2010. Un grand moment, un vraiment très grand moment ! As-tu déjà été au Hellfest ?

Seulement une fois, en 2012.

Oh yea. Et quelle était la tête d’affiche ?

Gun’s and Roses !

Ah ! Ils sont vraiment bons !

Oui, très ! Et au fait, pourquoi vous avez décidé de faire un EP maintenant ?

C’était le bon moment… Je venais de rentrer de Chicago où j’avais enregistré quelques chansons avec des amis. J’étais malade et je ne pouvais pas chanter trop, alors nous nous sommes dis « bon, pour cette fois faisons quelque chose de court, nous ferons un album complet une autre fois ». Six chansons ! (rire) Il aurait fallu des morceaux de dix minutes ! (rire)

Et pour le prochain album vous avez des idées déjà ?

Oui ! Nous retournons en studio en janvier.

Vous avez les chansons déjà ?

Quatre ! Il m’en faut quelques unes en plus ! (rire)

C’est la qualité qui compte, pas le nombre !

C’est juste ! Très bien ! La qualité, pas la quantité ! (rire)

Au fait, je me demandais au sujet d’une des chansons de l’EP, So cruel. Les paroles sont curieuses, ça semble assez personnel. C’est une chanson d’amour, mais particulière. De quoi parle-t-elle ?

Woh, bien vu ! C’est une chanson d’amour pleine de haine. Avec de la colère ! Mais c’est juste une observation générale sur les hommes et les femmes et à quel point il leur arrive d’être mauvais quand ils sont en couple, c’est tout. Tu as vu ça, personne ne me l’avais dit avant !

J’étais surpris, celles de vos chansons qui en parlent sont en général très positive sur l’amour mais pas celle-là !

Oui ! Une petite pointe de colère mais globalement positif… Il y a là dedans tout l’amour de mon cœur ! Vrai !

Et la Nicotine ? Tu l’aime aussi beaucoup ?

Oh oui ! Tu as vraiment bien écouté l’EP dis-moi ! Bien joué ! Oui, encore une chanson d’amour pleine de colère ! (rire) Pour celle-là, la musique a été écrite par Pete Robinson, et moi j’ai fait les paroles. (commence à les chanter) Je devrais être vraiment en colère quand j’ai écrit ça ! (rire)

Peut-être que la prochaine fois tu feras une chanson “Stop Nicotine” ou “Nicotine Patch” !

Pourquoi pas… (commence à chanter)  A patch to rose so faaaar ! (pensif) Je ne suis pas sûr que je vais écrire cette chanson !

Je me demandais, quand j’écoute votre musique c’est du hard rock classique, mais il y a aussi des éléments très modernes ici et là.

Peut-être… J’écoute quelques musiques nouvelles, mais j’écoute surtout des anciennes. Alors peut-être que ça vient de la production – la qualité. Peut-être. Je ne m’y connais pas vraiment en musiques nouvelles.

Seulement le hard rock ?

Oh non, il y a des tas de musiques que j’aime. Mais j’aime écouter les nouveautés hard rock. C’est une bonne observation dans tous les cas. Quel est ton groupe favori ?

Je ne sais pas… Je crois que j’aime toutes les musiques que leurs auteurs ont écrit avec leur cœur, aussi bien Motorhead que Beethoven. Il y a un peu le même rapport à la musique.

Oui ! C’est vrai ! Très bien, man ! Je vais utiliser ça dans une chanson ! Tu l’entendra et tu diras “eh, c’est moi qui lui ait dit ça ! (commence à chanter) “As well Motorhead and Beethoveeeeeeeen”!

Ca sonne bien ! Et quelles sont vos projets maintenant ? Un nouvel album et d’autres idées ? Des clips, des concerts ?

Nous rentrons à la maison, nous allons au studio, nous revenons en juin, nous jouons à Grenoble, au Sweden Rock ... En France, en Espagne, en Angleterre…

Est-ce que vous n’êtes pas épuisés ?

More rock! More rock for the rock ideas !

C’est une bonne conclusion ! Merci pour tout et à bientôt !

Merci à toi surtout !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>