Rorcal au Théâtre des Italiens, Avignon

En Avignon, une fois n'est pas coutume, le jeudi 16 octobre se plaçait sous le signe du Blackmetal au Théâtre des Italiens. Pour la plus grande joie... Heu non...  pour le plus grand plaisir de ceux qui sont venus, moi y compris. Deux groupes (c'est Avignon, faut pas pousser non plus) nous ont fait profiter de ce qu'ils savaient faire.

Mudbath. Un groupe local, je crois (renversée), à la sonorité Blackmetal atmosphérique qui a su plaire par son instrumentalisation basée sur une batterie épurée dont la caisse claire et les cymbales sont martelées façon mid tempo. Certains disent Blackmetal Doom mais perso pas d'accord, dans la mesure où on sait ce qu'est le doom. Le chanteur batteur (intéressant) s'arrache la gorge - et oui c'est du Blackmetal, quand même - les 2 guitares et la basse apportent une ambiance sonore lourde et permanente. Tout ceci est original et certains se sont vus séduits. Question de goût.Dans le pire des cas, on peut retenir que c'est bon pour la peau. Fin du concert.

Après 2 ou 3 bières pas si dégueu, les gars de Rorcal font entendre un peu de son pour signifier à ceux qui comme moi patientaient roteusement, qu'il n'ont pas mis longtemps à s'installer et qu'ils sont prêts à envoyer. Et ils ont envoyé.

Rorcal donc. Un groupe suisse francophone émérite. Pas pareil... Une formation à cinq, frontman au micro, batteur, deux guitares une basse. Son black, voix black, on y est ! Le jeu de batterie est travaillé, pas à la Cradle Of Filth (j'aime pas Cradle Of Filth) où après un coup de double grosse caisse il y a le même coup de double grosse caisse tout au long du morceau... Comme dans le morceau suivant et le précédent. Là c'est du vrai Blackmetal ok ? Le son est, pour une salle comme celle-ci plutôt bon. Rorcal semble être bien servi. On a du Blackmetal ici, du vrai.

Ça plaît et on sait pourquoi. Du travail manifestement sérieux, les morceaux rôdés, Rorcal s'impose de lui-même et réside. Le chanteur est posé, pas victime, pas prétentieux, simplement efficace. A noter les quelques minutes d'un instant dark où on le trouve seul, le micro en main sous un décor de lumières rouge. Magnifique et sombre. Personne n'a envie de rire. On en saura peut-être plus à ce sujet un jour... Les deux guitaristes parfaitement synchrones rendent Rorcal puissant et stimulant. De la compo Blackmetal. Le bassiste, en osmose, ne démérite pas et montre qu'il maîtrise son sujet. On est loin des stéréotypes de la scène Black. Rorcal sort son épingle du jeu et mérite une notoriété plus importante que celle dont il bénéficie actuellement. Pas de fioriture, que du bon, pas de montre, pas de chocolat, juste un bon concert d'un groupe à suivre.

Au revoir. Warhead

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