CAVALERA CONSPIRACY – PANDEMONIUM

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on ne chôme pas chez Max Cavalera. A se demander s'il ne serait pas hyper actif ces derniers temps, ou bien à quoi il carbure du haut de ses 45 ans pour enchainer albums sur albums ; Soulfly « Savages » fin 2013, Killer be Killed en debut 2014 et ce troisième opus de Cavalera Conspiracy « Pandemonium » fin 2014. (plus une biographie « My bloody roots » de Joel Mc Iver publiée en France chez Camion Blanc) Dans le foisonnement de riffs qu'il sort de sa guitare, Max arrive a différencier les projets et garder une originalité pour chaque. Ici chez CC, pas de compromis, on défouraille depuis le début, en direction d'un Thrash/Death Metal Old School, prenant une tournure parfois Grind sur cette derniere galette. Le frérot Igor, deuxième Cavalera du nom indispensable dans ce groupe, tabasse ses futs sans vergogne, oubliant le groove brésilien de la grande époque « Roots », pour se recentrer plus sur une efficacité primaire et bestiale, plutot époque « Schyzophrenia ». Pour compléter l'entreprise de démolition familiale, nos deux conspirateurs ont embauché le fidèle et indispensable Marc Rizzo à la seconde guitare pour les finitions/solos, et Nate Newton de Converge a la basse/marteau piqueur, qui nous gratifie aussi de sa douce voix sur « The Crucible ». Des morceaux comme «Bonzai Kamikazee », « Scum », « I barbarian », ou « father of hate » sont tout simplement bestiaux, et même le dernier titre « porra » qui commence avec un instrument traditionnel Amerindien que Max affectionne et nous assène régulièrement, se révèle au final étonnamment violent. Un reproche ? Oui, une bonne partie de l'album martèle au même tempo, au point qu'on ne sait pas si c'est le même morceau ou si on a changé de piste... On pourra reprocher a cet album d'être moins précis et sophistiqué que beaucoup d'autres, à une époque ou la technique et la production l'emportent sur la composition des disques de metal, mais les frêres Cavalera on voulu mettre l'accent sur une efficacité et un savoir faire a l'ancienne, pour sortir au final un album qui aurait pu sonner il y a 20 ans comme le summun d'un genre, mais ne restera surement pas gravé dans les indispensables des années 2010. www.himmedia.fr www.napalmrecords.com

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