Chronique III de ETHS

Eths a été absent de la scène metal plus de quatre ans, après un bon album nommé : Teratologie. Ils reviennent avec un nouvel album. III : Edité chez Season Of  Mist enregistré dans des studios de qualité, le son sera moins gras, plus fin, que sur les autres albums. Autant ne pas faire durer le suspens, l'album est bon, mais sans plus. il est impossible de le comparer avec les autres, d'ailleurs, il n'y en a pas deux semblables, et en particulier celui là. Il est sur qu'une personne préférant les titres tels que Samantha, ou Crucifère ne trouvera son compte dans cet album. Le Line-up a changé, on retrouve le premier batteur, qui était déjà bon a l'époque, et qui s'est affirmé. Le titre qui ouvre l'album peut sembler fade, c'est une sorte de preuve technique de ce qu'ils savent faire, et qui sera mieux exploité dans les titres suivants. Instrumentalement, c'est bon, au niveau du chant, on a droit au chants clairs et aux screams, certains regretteront l’absence du la voix susurrée que l'on peut entendre sur « Samantha », elle se présente plus tard, mais de façon différente. Le titre suivant, est beaucoup plus punchy, le riff de guitare vous restera en tête. Vient ensuite Adonaï, qui avais déjà un peu fuité sur Internet, un des gros morceaux de l'album, avec un scream, qui nous prouve que Candice n'a absolument rien perdu, la fin du titre est parlée, ce sont certains aspects comme ceux la, qui nous prouverons la maturité prise avec cet album. Gravis Venter arrive juste après, dès les premières secondes le jeu est entraînant, ce sera un titre sans scream, uniquement basé sur la voix claire, mais il n'est tout de même pas doux pour autant, les instruments sont là, et se font entendre. Le titre suivant ravira ceux qui se sont sentit lésé par le précèdent, en effet, c'est du lourd, encore une fois, la maîtrise du chant se fait savoir. Le suivant est un exemple de la redondance de l'instrumental, en effet, ça se répète pendant une minute cinquante, et ensuite c'est partit ce à quoi nous a habitué Candice, mais l'effet est rompu par des chants religieux (Par chants, entendez « Hooooooooo »), et ça reprends de plus belle. Vient ensuite Proserpina, qui lui a la particularité de contenir un morceau à la guitare sèche... Oui, de la guitare sèche dans un album de ETHS, mais qui est suivi d'un gros scream (Un jour, nous aurons droit a une ballade), la fin du titre refait tomber l'ambiance. Pourtant, Herboculus, nous réveillera, enfin, l'intro du moins, après on passe au chants très doux, pour remonter avec un très bon scream, puis redescendre, et ainsi de suite. Instrumentalement, on sent une teinte de Black metal, l'outro sera superbe, mais trop vite interrompue, le neuvième titre est un morceau de piano, étrange, qui dure 1m30... Difficile de commenter, sinon ne se demander de ce qu'il fait là. Voici le dernier titre de l'album, Anatemnein, il est semblable aux autres titres...   Niveau son, ETHS est surtout caractérisé par le chant Candice, sa voix qui peut-être si douce, et se faire violente a n'importe quel moment. Et dans une moindre mesure pour ses guitares saturées, et ce n'est pas cet album qui nous fera changer d'avis. On peut remarquer que l'album est peut être moins brutal que les autres, grâce notamment a une plus grande maîtrise du chant. Tous le set est constitué de morceaux enchaînant du scream, du chuchotement, et des morceaux presque lyrique. Malheureusement, peut être un peut trop redondant au niveau instrumental, qui pourtant maîtrisé, peu parfois se ressembler d'une musique à l'autre, ce sera un des points noirs de cet album, avec le fait que les morceaux s'envolent vite, et retombent aussi vite. Il n'y a pas de régularité, « Pas mal » diront certains, mais elle ne permet peut etre pas au groupe de s'exprimer totalement, certains passages auraient gagnés a être amplifié, certains riffs qui sont joués en toute fin, que l'on aimerait entendre se prolonger. Même si l'ensemble de l'album est bon, il y a pas mal de petites faiblesse, et surtout de titres que l'on écoutera que quelques fois, très peu de « Tube » comme l'on pu être Crucifère ou Samantha, mais on retiendra Adonaï, et Gravis Venter.

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