Toward the Within

N’ayant de cesse de savoir que l’âme fomente l’architecture très complexe de notre être. « Toward the Within », conçoit activement et simultanément, d'une façon archaïsante et un tantinet précieuse, les oppositions au cours des processus créatifs. Cette pensée, qui va d’une extrémité à l’autre et ayant la capacité de porter le renversement, constitue cette conceptualisation : DEAD CAN DANCE. Ainsi commence, cette chronique avec une petite couleur artistique, pour ce duo qui arborent un blason, celui de l’art, l’art de transmettre par le chant et la musique. Unique album Live officiel, sortie en octobre 1994, celui-ci, comporte des chansons inédites comme dans toutes leurs tournées. Ils s’aspirent à la surprise de l’interprétation et à la glorification des peuples humains à former ce tableau aux multiples couleurs. Seul quatre étaient déjà publiés sur des albums studios antérieurs (Cantara, Song of the Sybil, Yulunga, The Wind that Shakes the Barley). Sanvean : S’immerger dans cette constellation divine où cet Ange par sa voix Nous octroie cette grâce Vive qui nous mène aux portes de l’Eternité. D’Absolu, elle nous Nourrit… Rakim : Ce souvenir Rythmique tribal, du fin fond des Ages et ces chants de Kakatoès, encensent nos sens pour nous Irradier de l’essence et de l’essentiel. Rappel de cette éternité Matricielle. Son enregistrement, en une prise, se déroula en novembre 1993 au Mayfair Theatre à Santa Monica (Californie), peu de temps avant que l’édifice ne soit endommagé par un tremblement de terre. Une recherche intérieure qui telle une toile d’araignée répand ses ramifications vers de multitudes projections, à la fois, toutes uniques mais identiques. Drôle de préceptes ! Que celui, de la pensée Janusienne. L’alchimie a opéré, il y a de cela quelques décennies. Le groupe britannico-australien, duo éclectique, composé de Lisa Gerrard, chanteuse contralto défiant toute tentative de classification (née le 12 avril 1961 à Melbourne, Australie) et de Brendan Perry, compositeur-chanteur et multi instrumentiste (né le 30 juin 1959 à Londres, Royaume-Uni) a prît forme en 1981 à Melbourne. Inspiré du nom d’un masque aborigène de nouvelle Guinée à connotation macabre, ayant pour symbolique la capacité des choses « inanimées » à devenir animées, comme les instruments de musique par exemple ou par l’entremise d’une transformation artistique de la matière pour insuffler la vie, la renaissance. Nos âmes junasiennes du projet décidèrent de se nommer Dead Can Dance. Les débuts ont été difficiles, mais dans ses premières compositions et prestations scéniques en Australie le groupe fait déjà preuve d'avant-gardisme et d'une volonté de conquérir des territoires musicaux jusqu'alors inexplorés par les groupes de l'époque. Perry convainc Gerrard de poursuivre l'aventure à Londres, où ils signent en 1983 sur le label 4AD, dont ils vont devenir le fleuron, l’un des fers de lance et connaitre le succès et la reconnaissance des critiques, aux côtés d'autres groupes adepte de l'expérimentation, Cocteau Twins ou This Mortal Coil, où comme, dans un autre registre les Pixies ou Throwing Muses. Il Marque de manière unique l’histoire de la musique contemporaine par leur son et leur univers propre. Leurs recherches sonores, leurs textes touchant au spirituel, les a fait passer de la cold wave originelle vers des musiques d’inspiration lithurgiques et médiévales aux sonorités incantatoires voire magiques. Il effleure le Sacré, s’appuyant sur des traditions néo-classiques et anciennes, et tisse avec les influences de tous horizon. Le monde est à nos portes, les saveurs orientales jouxtent, les ferveurs tribales qui s’entremêlent aux splendeurs éclectiques « du soleil levant » de part le monde et les continents, ils réussissent à plaire à des auditoires de rock alternatif. Leur premier album Dead can dance marie les influences rock de Perry avec celles plus mystiques et classiques de Gerrard. Ainsi se côtoient morceaux Cold à la basse doucereuse (A passage in time) avec Perry au chant, à des morceaux plus enlevés et éthérés comme "Ocean" ou "Musica Eternal". C'est aussi l'apparition des percussions, chose assez inhabituelle dans le paysage sonore de l'époque et ajoutant à l'ambiance cérémoniale de l'album. Leur second opus, Spleen and Ideal, sortie en 1985 est une référence aux poètes et symbolistes du XIXe siècle. L'ambiance générale est plus intimiste, plus sombre. Il s’échappe surtout musicalement de la production contemporaine grâce à des sonorités world, asiatiques ou médiévales (Chant accompagné d’un dulcimer), révèle le pouvoir incantatoire des textes des auteurs compositeurset les fait accéder au rang de groupe culte en Europe.

 

Au fil de sa production discographique "Within the Realm of a Dying Sun (1987) ; The Serpent's Egg (1988) ; le médiéval Aion  (1990) Saltarello ; Into The Labyrinth (1993) ; le live Toward the Within (1994) ; Spiritchaser (1996) " Dead Can Dance conquiert le monde.

En 1998, le groupe se dissout. Lisa Gerrard brille dans le registre de la composition et l'interprétation de musiques de films (Heat, Gladiator, Ali, La Chute du Faucon Noir ...) et poursuit une carrière solo entamée en 1995 (The Mirror Pool). Brendan Perry publie lui les albums Eye Of The Hunter (1999) et plus tard Ark (2010). En 2005, le groupe se retrouve pour une tournée d'adieu mondiale, accompagnée de sorties de compilations (Wake en 2003 ; Memento en 2005) et d'enregistrements plus ou moins officiels de ces prestations live. En 2008, la discographie de Dead Can Dance bénéficie d'une remastérisation de haute qualité. L’Ambiant verra, courant Août 2012, la résurgence ! Le disque à venir sera le huitième effort de Lisa Gerrard  et Brendan Perry, successeur lointain de l'aventureux Spiritchaser (1996) et se dénommera « Anastasis » Comme Perry l'a écrit «Le titre du nouvel album est un mot grec ancien et sa signification est liée à la notion de renaissance." Dans l’attente de la tournée mondiale… "... nous avons réuni un groupe de bien artistes pour les concerts live qui ont bien voulu mettre leurs propres carrières en attente afin d'effectuer la musique de notre nouvel album ainsi que quelques nouveaux arrangements à partir des archives" . Perry.

2 thoughts on “Toward the Within

  1. Je suis scotchée par cette chronique ! Tes mots et la retranscription de l’émotion que procure l’écoute de Dead Can Dance…bah c’est carrément ça !
    Sanvean est pour moi la quintessence de la sombre émotion que me donne cet album, entre autre.
    Merci !

  2. C’était incontournable, d’apposer dans cet écrit ce raffinement et cet envole que procure « Sanvean ». Il symbolise, comme tu le dis, le « bah c’est carrément ça ! »… L’émotion à l’état pur…
    Grazie pour ton commentaire, il en dit tant…

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