Le Hellfest, vu par un festivalier pas tout à fait lambda !

Notre Hellfest 2012 On en a tous entendu parler, on s’est tous fait un rêve fou d’avoir une pléiade de stars de la scène metal se produisant devant nos yeux ébahit…c’est désormais chose faite ! 10 heures de route, un voyage de nuit, éreintant, une arrivée sur les lieux à 4h du matin, des personnes de l’organisation sont là pour nous accueillir (je n’y croyais pas du tout !), on marche une bonne demie heure, chargés comme des mulets avec nos tentes et nos provisions pour ce doux weekend qui s’annonce… Arrivée au camping, des langues inhabituelles chantent (ou crient) à nos oreilles, des drapeaux de différentes contrées, de différents groupes aussi, seulement 5 minutes passées en ces lieux (et une rasade d’un bon whisky d’Ecosse) et nous sommes transportés au delà des limites de l’espace et du temps…Fatigués, mais motivés plus que jamais à attendre les quelques heures qui nous séparent du premier groupe qui ouvrira le fameux et célébrissime HELLFEST… >>Jour 1. Il est 10h00, Les portes s’ouvrent, il ya du monde, beaucoup de monde, ça n’avance pas, on commence à sentir le cadran qui tourne, le premier groupe qui se rapproche… On passe les portes 10H30, nous partons en courant au travers du battlefield tel les écossais suivant William Wallace dans «Braveheart» en direction du mainstage 2 pour découvrir en live les jeunes «Betraying The Martyrs». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on à bien fait de traverser la plaine au pas de course, de l’énergie, de la «gnake», des compos rythmées et entrainantes, deux chanteurs complémentaires, des nappes de claviers aux sonorités lointaines et envoutantes et une foule en délire total….un très bon moment qui lance le fest sous les meilleurs hospices !

On enchaine, « Doomriders », « Benighted », pas transcendants à mon goût... Mais dans l’esprit du Hell. Autre bonne surprise de la journée « Black Bomb A », une énergie communicative, une foule en communion totale, des refrains et montées repris en cœur par le public, ils se sont même payés le luxe de se faire offrir un j**** d’herbe offert gracieusement par un aficionado ! Ca se calme quelque peu, on se promène, découvrant  au gré du vent les installations hors normes du festival tout en profitant de la multitude de choix qui s’offrent à nous concernant nourriture et boissons… on flâne en entendant des guitares stridentes, des vociférations hurlantes, le tout dans une ambiance bonne enfant, on parle à tout le monde et tout le monde vous parle (ou plutôt vous hurle aux oreilles pour se faire comprendre !) bref, le bonheur made in Metal ! La journée se termine peu à peu avec l’énormissime  « Heaven Shall Burn » agressifs à souhait, les allemands nous triturent les tympans, envoyant des hits tels que « combat » et « black tears », un moment très intense qui m’a même coûté un bout de dent  dans la bataille quand un slammer de 100 kilos m’est tombé sur le râble! Pour la route,  voici la vidéo du concert: http://youtu.be/sZMPyh4uubk   Après ce combat, du repos et de quoi reprendre des forces… on finit le premier jour en roue libre, un bon « Lynyrd Skynyrd », un petit coup de « Cannibal Corpse » pour la prospérité et retour au camp, il nous faut reprendre un peu de force pour les épreuves qui arrivent….. >>Jour2. Le jour se lève, la nuit fut difficile, il a plut, et pas qu’un peu, on s’extirpe de la tente et une vision d’apocalypse s’offre à  nous, le HELL fest s’est transformé en MUD fest !, de la boue à perte de vue…c’est donc avec les appuis difficiles et la tête dans le coltard que nous nous approchons timidement du mainstage 2 pour voir les grecs de « Suicidal Angel ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les grecs ont la patate ! Ni une ni deux, nous voilà réveillés, frais comme des gardons périmés, prêts à faire face à cette journée digne des plus grands marathons métallisés… Et heureusement, car nous enchainons avec « The Rodeo Idiot Engine », un groupe tout droit sortit d’un croisement entre « Nostromo » et  « The Dillinger Escape Plan », du violent et torturé à la fraiche, ça remet le corps en route ! On ressort donc de la Warzone un brin secoué par cette violence tortueuse, la tête encore quelque peu embrumée (come tout le monde d’ailleurs !) et un attroupement attire notre regard…qu’est ce qu’il ce passe ? Un combat de boue! Il ya comme un parfum de Woodstock qui se dégage… Les groupes enchainent  ne nous laissant pas beaucoup de répit, à noter un très bon « As They Burn », un groupe français classifié de death core qui enflamme la Warzone avec ses mosh parts bien orchestrées et son chanteur intenable. La fatigue commence à se faire sentir. Bigre, il est  déjà  13h ! Je comprends mieux l’état de fatigue générale qui nous saisit, de la bière et encore de la bière, on n’a juste oublié de manger ne voulant pas rater une miette du spectacle proposé….Comme on dit, une pause  s'impose ! Un petit passage vers le market et autres boutiques de souvenirs de l’enfer et nous revoilà  devant « October File », de nouveau dans la Warzone. L’ambiance est toujours présente, la boue commence à sécher mais l’esprit est toujours là ! Et encore une fois, tout s’enchaine, arrive déjà 17h et les fameux « Cancer Bats », comme le dit le chanteur avant que le groupe envoi la sauce « les chauves souris ont le cancer » (avec l’accent sil vous plait!). Il s’agissait là du seul moment de répit proposé par les chauves souris cancéreuses qui nous ont proposé un set puissant, énergique, tout simplement un show digne de ce qu’on peut attendre du Hellfest ! Je ne peux résister à mettre cette vidéo du titre  « sabotage » qui en a fait vibrer plus d’un : http://youtu.be/wZJ6DgkcxZk Nous ressortons de la Warzone complètement exténués, se battre contre des chauves souris cancéreuses et beaucoup plus difficile qu’i n’y parait, même si la tête y est, le corps lui à besoin d’un break…C’est l’occasion de reboire encore et encore des bières avec les festivaliers tout en échangeant nos ressentiments sur les groupes qui sont succédés et le moins que l’on puisse dire c’et que tout le monde est d’accord, on en a prit plein la tête et le meilleur reste à venir..Diable, il va falloir être fort !! Et le mot est faible, en ayant écouté un petit peu de « Dog eat Dog » et d’ « Edguy », arrivent les gars de « Unearth »…et là, ça fait très très mal, leur dernier album est fracassant et leurs tubes des premiers le sont tout autant, en deux mots LA GUERRE !! Du grand, très grand « Unearth » !! Et très fatiguant aussi…Mais bon, on se doit d’enchainer, on en deviendrait presque Masochistes !! Un p’tit coup de « Napalm Death » et là BAM ! « Machine Head »…tellement impressionnant que cela se passe de commentaires, il faut juste savoir, en tant que bon métalleux qui se respecte, qu’il doit être considéré comme blasphématoire de ne pas avoir vu au moins une fois ces bougres en concert !!!! Et on finit en apothéose avec les « Guns and Roses »….Ah les Guns…. Toujours au top ! A la fin du show (ayant duré 2h30)…on rentre, ou plutôt on rampe jusqu’aux tentes, tout le monde est dans le même état, un sourire incrusté au visage mais avec les traits tirés et l’œil mi clos avec pour seule envie, un peu de repos! Et un p’tit coup de Whisky pour rincer tout ça! Bilan des courses, un couché vers 5 Heures... La nuit s’annonce difficile sachant l’état d’excitation qui règne sur le camping… Le réveil demain va être horrible!
>>Jour3. Comme redouté la veille, le réveil fut…Ignoble! Le corps, la voix et l’esprit complètement en rideau… L’expression être au radar n’a jamais eu autant de sens… Et c’est donc dans cet état livide de zombis amorphes que nous nous retrouvons devant le mainstage 2, impuissants face à la décharge sonore que nous envoi « L’Esprit Du Clan »! Les français nous on servis d’électrochoc… Et, un wall of death plus tard (oui oui il était 10h45!)  Nous voilà repartis comme à l’an 40… Et c’était tant mieux ! Cette journée de dimanche fut très chargée et encore plus éreintante que les autres…Quand je vous parlais de masochisme! S’enchainent donc « Lasting Values », « Do Or Die », « All For Nothing » et « All Shall Perish » et déjà un état de fatigue très avancée s’empare de nos pauvres corps endoloris… Nous ne pensions pas que « All Shall Perish » nous en voulait autant, ce fut un déferlement de brutalité impressionnant, on avait vraiment l’impression que personne ne devait survivre à ce set! Arriva enfin un moment que j’attendais particulièrement, la séance de dédicace de « Devil Driver », on patiente, une longue file d’attente se créée sous un soleil de plomb…Après une bonne heure d’attente, voici enfin la bande à Dez qui arrive sous le stand, L’excitation est malheureusement vite retombée quand on a vu les bougres partir au bout de 10 minutes en ayant signé une petite quinzaine de personnes…L’énervement était palpable, attendre sous cette chaleur étouffante pur les voir arriver et repartir presque aussitôt n’a pas eu pour effet de faire grimper leur cote auprès des festivaliers mecontents! C’est donc énervés que nous décidons de faire une pause. Après s’être restaurés, et avoir tapé un coma salvateur, nous repartons pour nous réveiller en douceur devant « Black Label Society » je n’aime toujours pas…Mais la foule amassée devant le mainstage1 et le nombre incalculable de T-shirts à leur effigie me montre qu’ils sont fortement appréciés par mes confrères, comme quoi, les gouts et les couleurs… Et, comme un boulet de canon, débarque « Wall Of Jeriho » et là, il fallait être prêt, un bon hardcore des familles pour ce groupe abonné au Hellfest, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas faillis à leur réputation, de l’énergie, du groove, une chanteuse montée sur piles électronucléaires et une ambiance hors normes! Pour arriver à cerner un petit peu cette ambiance, voici la vidéo du concert : http://youtu.be/ZBL5MbEPJJY
Ajoutez à ça un « Hatebreed » fracassant sur le Mainstage1 et ce sont tous les festivaliers qui se retrouvent électrisés avec des douleurs leur parcourant la nuque, du Headbang et encore du Headbang…oh mon dieu, que ce fût violemment plaisant ! On se replace devant le Mainstage2 pour voir « Devil Driver », cette bande de c*** qui nous on fait poireauter pendant 1h à blanc lors des dédicaces…Mais bon, en commençant par un « Dead To Rights » impressionnant et en envoyant les tubes de leurs très bons albums, on se doit d’avouer une chose…Plus aucune rancœur ne pointe le bout de son nez, un seul sentiment après avoir vu l’un des plus gros circle pit du Fest, LA CLAQUE! On été sonnés par autant de fougue, de hargne et surtout par autant de technicité…Ils font vraiment partie du top! Après la désolation infligée par « Devil Driver », on va se refaire une santé du côté de notre tendre Warzone avec « Evergreen Terrace », on repart ensuite sur le mainstage2 (après une petite pause bière  bien méritée) pour arriver devant le show en cours de « Trivium » qui fût une agréable surprise. « Trivium » en live, ça vaut le détour! On laisse par la suite trainer nos oreilles sur « Mötley Crüe », à mes yeux, le seul moment intéressant était le final du groupe pendant lequel des sceaux d’un liquide rougeâtre ressemblant à du sang furent envoyé sur les festivaliers en première ligne depuis la scène… Le reste se passera de commentaires… Heureusement le niveau fut relevé d’un cran avec « Slash », ce guitar héro au look si reconnaissable, mais là encore, mis à part le fait de voir se produire devant nous une légende vivante, les chansons jouées sur scène (mis à part ses propres compos intéressantes) avaient été jouées la veille lors du Méga  show des GN’R et elles n’avaient malheureusement pas la même saveur (il manquait un certain Axl !).Comme un symbole d’ailleurs, la pluie commence à tomber au moment ou Slash envoi « Paradise City » étonnant non ? On s’attarde ensuite devant «Ozzy » qui est toujours présent malgré son âge avancé, on se surprend à reprendre avec lui des morceaux intemporels connus de tous, en se tortillant sous une pluie battante...Mais bon, on sent quand même que papy Ozbourne commence à fatiguer…Et qu’il commence à perdre un peu la tête…Quand on le voit sortir une lance à incendie et asperger copieusement le public déjà bien mouillé et la retourner contre lui pour finir son show trempé et torse nu (merci pour la vue...). La seule question qui me brulait la cervelle fatiguée était « est ce que Lamb Of God va pouvoir jouer ?» et cette inquiétude se lisait sur beaucoup de visages alentours… Le show d’Ozzy touche à sa fin…et rien, on attend, 5 minutes, 10 minutes, on voit les roodies qui s’activent sur le Mainstage2 qui doit accueillir « Lamb Of God », ils reculent les amplis, les mettent sous bâches, puis les ressortent, les avancent vers nous et puis BAM ! Le noir, Lamb Of God va jouer…Tout le monde était en transe ! Et ils vont nous proposer un set digne d’un final du Hellfest (ce qui n’est pas rien) et ils ne vont pas y aller avec le dos de la cuillère…Commençant par « Désolation » de leur dernier album, ils vont nous exploser le peu de tympans qui nous restent en prenant bien soin de finir de nous briser les nuques… L’ambiance est à son paroxysme, Randy Blith nous félicite même d’être là, au bout de 3 journées démoniaques sous une pluie torrentielle et finit en se versant un sceau d’eau sur la tête tout en repartant de plus belle dans son show… C’est sur ce concert épique que se termine notre Hellfest. Nous nous redirigeons vers les tentes, la tête pleine de souvenirs, trempés jusqu'à la moelle mais heureux. Une seule idée nous trottait tous dans la tête, comment patienter jusqu'à l’édition 2013 ?!

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