Dreamcatcher.

Le Pavot Enragé: Bonjour Dreamcatcher, et merci pour cet entretien.

DreamCatcherSalut ! C’est nous qui te remercions pour l’intérêt que tu portes à notre musique.

Le Pavot Enragé: Vous sortez cette année votre premier album, Emerging From The Shadows, le public ne vous connaît pas forcement, pouvez-vous vous présenter ?

DreamCatcher: Nous jouons un heavy metal à tendance thrash auquel viennent se greffer des touches progressives. J’ai créé le groupe en 2001, mais Dreamcatcher n’existe sous sa forme actuelle que depuis 2008. C’est à ce moment là que Denver et Geoff sont arrivés aux guitares, Rado à la basse et Nico à la batterie. Je suis donc le seul à être là depuis le début. Le nom du groupe est inspiré de la culture amérindienne car c’est un sujet qui me passionne.

Le Pavot Enragé: Pouvez-vous nous en dire plus sur l'album ? Pourquoi avoir attendu 11 ans pour sortir ce premier album ?

DreamCatcher: Emerging From The Shadows est le fruit de longues années de travail. Certains titres tels que Fire & Ice ou TRUSTN01 ont même été composés avant que Dreamcatcher n’existe. Le reste des morceaux de l’album a été écrit entre 2001 et 2006, dans des versions plus ou moins abouties, puis retravaillés à partir de 2008 en vue de l’enregistrement de l’album. Comme je l’expliquais plus haut, le line-up a été renouvelé à 80% en 2008, après que les musiciens avec qui je jouais auparavant aient jeté l’éponge courant 2007. A cette époque, le projet d’enregistrer un album était déjà bien présent dans mon esprit, mais j’ai du y renoncer temporairement faute de partenaires pour m’accompagner dans cette aventure. C’est dans ce but que j’ai décidé de remonter Dreamcatcher en 2008, en faisant appel aux membres actuels pour m’épauler. Ensemble, nous avons retravaillé les morceaux, en modifiant certaines structures, en concentrant nos efforts sur les arrangements, afin de leur apporter une nouvelle jeunesse.

Le Pavot Enragé: Comment a été composé cet album ?

DreamCatcher: Tout est parti le plus souvent d’un riff assemblé à un autre riff, qui sont devenus par la suite le couplet et le refrain d’une de nos chansons, puis sont venues se rajouter d’autres parties instrumentales qui ont donné naissance à des ponts, des passages de transition, des rythmiques solo ou des intros. C’est comme une sorte de jeu de construction où on essaie de faire s’imbriquer entre elles progressivement chacune des pièces. En ce qui concerne la ligne de chant et les textes, ils ont été composés, en général, en tout dernier, lorsque tout était déjà bien en place. Un tel travail d’écriture peut prendre quelques semaine ou quelques mois, parfois des années avant d’obtenir le résultat souhaité.

Le Pavot Enragé Pourquoi avoir fait le parti pris de chanter en Anglais ?

DreamCatcher: Les groupes que j’écoute depuis mon plus jeune âge chantent dans cette langue. Le Heavy metal est né en Angleterre grâce à Black Sabbath, puis popularisé par la suite par Judas Priest ou encore Iron Maiden. Ecrire en anglais est devenu pour moi une démarche naturelle, presque instinctive. En fait, j’ai plus de facilité à composer dans cette langue qu’en français car j’ai le sentiment qu’elle se prête mieux à ce style musical et à la musique de Dreamcatcher.

Le Pavot Enragé: Quels ont étés vos inspirations pour cet album?

DreamCatcher: Mes lectures, le cinéma, la culture amérindienne et l’exploration de l’âme humaine, qui est un sujet inépuisable…

Le Pavot Enragé: Y a-t-il un thème général à dégager de l'album ?

DreamCatcher: Les thèmes abordés dans Emerging From The Shadows vont de paire avec la musique et sont assez sombres : la colère, la douleur, le désir de vengeance, la dualité entre le bien et le mal… mais aussi la croyance qu’il est possible de trouver en soi la force et la volonté de parvenir à un équilibre intérieur et un certain apaisement. S’il existe une part d’ombre en chacun d’entre nous, elle est aussi contre balancée par une part de lumière.

Le Pavot Enragé: Diffère-t-il du premier EP, qui est sortit il y a 6 ans ?

DreamCatcher: Dreamcatcher a mûri depuis la sortie de cet EP, nos compositions également. Notre son a évolué et je pense que nous sommes parvenus à nous forger une identité propre. Mais le plus important est que, là où ce 4 titres pouvait être considéré comme un projet studio, la conception et la réalisation d’Emerging From The Shadows ont été pensées par un groupe dans une optiquetrès live et très proche de ce que nous sommes en concert.

 Le Pavot Enragé: Avant Dreamcatcher, aviez-vous d'autres projets ?

DreamCatcher: Depuis plus de trente ans, je joue de la musique. Au cours de toutes ces années, j’ai été à l’origine de plusieurs groupes tels qu’Emergency, Sunset Childz ou Dreadline. Je me suis régulièrement produit sur scène avec ces différentes formations et ai enregistré plusieurs démos, mais Dreamcatcher est le projet le plus sérieux et le plus abouti auquel j’ai pris part. Avant de rejoindre Dreamcatcher, Denver jouait déjà dans son propre groupe, DenveR, il arrive d’ailleurs que nos deux groupes partagent l’affiche lorsque l’occasion se présente. Geoff également avait son propre groupe, Elensar, qui a cessé son activité depuis, il avait auparavant joué dans Skoria. Nico était chez Vanishing Lights avec qui il s’est notamment produit sur scène au Gibus et à l’Elysée Montmartre. Rado a, quant à lui, collaboré avec le guitariste Sylvain Cloux.

 Le Pavot Enragé :Le Line-Up a-t-il toujours été le même ?

DreamCatcher: Non, comme on vient de le voir, ce n’est qu’à partir de 2008 que le line-up actuel s’est stabilisé. Auparavant, jusqu’à la sortie de l’EP en 2006, j’avais bossé avec un guitariste et des musiciens de studio. Puis ensuite recruté des musiciens pour les concerts, une formule qui n’a finalement pas fonctionné, puisqu’elle n’aura survécu que de 2006 à 2007. La formation actuelle a été constituée et pensée dans une optique de groupe, c’est ce qui fait toute la différence.

Le Pavot Enragé: Comment vous qualifieriez-vous sur la scène metal ?

DreamCatcher: J’ai parfois l’impression qu’on a du mal à mettre Dreamcatcher dans une case. Nous ne sommes ni totalement heavy, ni complètement thrash. Je constate que le style que nous pratiquons n’est pas forcément des plus répandus sur la scène française. Nous nous démarquons, sans doute, aussi par le fait que nous chantons en anglais. On nous compare parfois à la scène power metal américaine et à des groupes tels qu’Iced Earth ou Nevermore. Par ailleurs, contrairement à ce qu’on nous dit parfois je considère que notre démarche n’est pas passéiste et que nous possédons un son suffisamment moderne pour séduire un auditeur du 21ème siècle.

Le Pavot Enragé: Que pouvons-nous retrouver dans vos listes de lecture ?

DreamCatcher: En ce qui concerne les bouquins, je lis beaucoup de choses sur des sujets très différents, mais j’ai tout de même deux sujets de prédilections... Ainsi, j’apprécie en particulier les ouvrages qui se rapportent à la culture amérindienne. Je vous conseille la lecture des romans de Tony Hillerman qui mettent en scène les aventures de Jim Chee, le policier shaman navajo, Enterre mon cœur à Wounded Knee de l’écrivain amérindien Dee Brown, le classique Elan noir parle, la vie d’un chef sioux oglala au XIXème siècle racontée par lui-même… J’aime bien également me documenter sur la culture metal, à ce sujet Running Free, la biographie d’Iron Maiden écrite au milieu des années 80 par Gary Bushell est pour moi un incontournable, plus récemment j’ai dévoré I’m Ozzy l’autobiographie hilarante d’Ozzy Osbourne et celle de Tony Iommi Iron Man, très intéressante d’un point de vue historique. Quant au contenu de mon lecteur MP3, ma playlist du moment s’articule autour de Dystopia d’Iced Earth, Delirious Nomad d’Armored Saint et de The Final Frontier et The Number Of The Beast d’Iron Maiden,

Le Pavot Enragé: Avez-vous un dernier mot à nous dire ?

DreamCatcher: Tout d’abord, encore merci pour ton accueil et le soutien que nous apporte le Pavot Enragé pour la promo de l’album. J’ai pris beaucoup de plaisir à répondre à cette interview. Nous souhaitons qu’elle suscite chez ceux qui la liront la curiosité d’aller découvrir notre album Emerging From The Shadows et venir nous voir en concert, en particulier le 16 octobre prochain au Divan du Monde à Paris en compagnie de Freedom Call et Powerquest.

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