Tarja : Act I, DVD live

Des images en noir et blanc d'une foule en délire scandant « Argentina ! Argentina ! » Images d'archive de la guerre des Malouines ? Non, mais l'introduction de la première partie du double DVD live de Tarja. Sobrement intitulés « Act I » et « Act II », ils ont été enregistrés en mars 2012, lors d'un concert dans la ville argentine de Rosario. Tatouage à son nom, fans hystériques... Sa popularité dans son pays d'adoption semble grande.

Les coulisses. Toute son équipe se prépare. Un grand costaud coiffé à l'iroquoise joue avec ses baguettes. Bassistes, guitaristes, claviériste, etc. plaisantent et se congratulent en attendant la reine de la fête. La voici, la dame du jour, avec à la main le masque aux contours torturés qu'elle porte sur la pochette.

Pendant ce temps, le public attend. La salle n'est pas une salle de concert, plutôt une salle de théâtre ou d'opéra. Dans le parterre les gens sont assis, au dessus trois ou quatre étages de galerie se succèdent. Une salle de théâtre remplie de metalleux... Voila un spectacle nouveau et intéressant !

Un choix de Tarja ? En effet. Le « Teatro el Circulo », c'est son nom, est l'un des plus ancien théâtre d'Argentine. Construit dans les années 1890, il reste un témoignage de la prospérité économique que connaissait alors le pays. Les articles à son sujet vantent la qualité de son acoustique et la fantaisie de son décor néo-classique. Deux éléments qui, apparemment, ont également séduit Tarja et que, sur son blog, elle déclare avoir voulu faire partager à ses fans.

Un endroit prestigieux pour un DVD live en tout cas, et une nouvelle preuve de la fascination de Tarja pour la musique classique et son décorum. De son attachement à l'Argentine, pourrait-on dire également – le simple fait de choisir une capitale provinciale et non Buenos-Aires est en soit même révélateur : montrer son encrage au territoire, que sa popularité ne se limite pas à la plus grande ville du pays...

Les lumières s'éteignent, le rideau s'écarte. Explosion de musique et de projecteurs, enthousiasme de la salle : elle a reconnue les premières mesures d’Anteroom of Death ! Curieusement, le groupe joue derrière  un grand rideau transparent, qui le sépare de la salle et des spectateurs. Sa photographie de couverture de What Lies Beneath y est représentée. On ne distingue qu’une forme élancée et floue, diffractée par les projecteurs. Un bon titre d’introduction, en tout cas. Ces ombres à moitié cachées donnent une résonnance particulière aux paroles : Are you the joker, king or queen? Soudain, le rideau tombe. Et Tarja apparait, son masque à la main.

 La chanson s’achève, et Tarja salue son public en espagnol. Celui-ci est ravi. Le fait que tout le monde soit assis limite évidemment les manifestations d’enthousiasme, mais l’ambiance est tout de même là. Une petite mélodie cristalline, style boite à musique, s’élève : My Little Phoenix. Le public approuve !

Tarja se démène sur scène. Le contact avec le public est bon ; les autres membres du groupe sont également mis en valeur. Et le concert se poursuit. Dark Star, Naïad… La voici revêtue de blanc pour I Walk Alone, comme dans le clip de la chanson. Puis le batteur s’amuse un peu avec Little Lies. Impressionnant, ce Mohican maître de la double pédale !

 Argh, qu’entends-je ! Une musique symphonique… Une musique d’Offenbach ! Et pas n’importe laquelle : le final d’Orphée aux Enfers, sa délirante parodie de la mythologie grecque, la fête finale avec adoratrices de Bacchus dansant le french cancan dans les enfers de Pluton ! Un morceau très, très enlevé, et le batteur se déchaine pour être dans le rythme.

Revoici les musiciens pour la version complète de Little Lies. Tarja est encore allée changer de robe, et en attendant ses quatre guitaristes s’en donnent à cœur joie. Et ils sont plutôt bons ! La revoici. Une bonne chanson, et le public apprécie et continue de chanter bien après qu’elle se soit arrêtée.

Une inédite, Into the Sun, et voici que retentissent les premières notes de Nemo ! Un ancien succès qu’elle maitrise toujours aussi bien… Et que le public apprécie toujours autant !

Tarja annonce qu’il est temps de se relaxer un peu, et que par conséquent la prochaine chanson sera acoustique ; et demande au public… De ne pas s’endormir. Quelques notes, et déjà quelqu’un dans le public a reconnu Montañas De Silencio ! Sing For Me est également jouée en acoustique, puis I Feel Immortal, Tarja se mettant pour celle-ci elle-même au clavier.

Le public ne s’est pas endormi, mais veut bien quelque chose de plus punchy. Parfait, voici donc Never Enough ! Une dernière chanson, In For a Kill, beaucoup plus sombre que les autres, et c’est déjà les rappels. Un petit morceau de Bach, et voici la bonne vieille Phantom Of The Opera… Qui est ce grand chevelu qui vient lui donner la réplique ? Il s’agit de Diego Valdez, chanteur actuel du groupe Helker. Encore quelques chansons, et le set se conclue sur la célèbre Over The Hills And Far Away… On ne saurait mieux choisir pour finir en apothéose !

Au final un bon moment, magnifié par la salle de théâtre de Rosario qui en effet possède un indéniable charme. Un choix judicieux pour réaliser un DVD live, incontestablement. On retiendra bien évidemment la performance de la reine du soir, mais également l’impressionnant talent de ses musiciens et la qualité de la prestation. Un DVD qui donne envie de voir Tarja en live !

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