ALICE COOPER

Ce qui est bien, quand vous arrivez, vous avez le parking gratuit : heureusement car vous avez payé 56,50 €uros la place assise numéroté frais de location inclus. C'est un peu le bordel pour y accéder un agent de sécurité est là pour vous guider et un autre agent de sécurité est là pour vous recommender de faire attention à ne pas écraser le premier agent de sécurité. Eh oui, vous aller voir le "Theater of Death" d'Alice Cooper : le ton est donné ! En entrant, le marchandising ; Tee shirt 30 €uros, DVD CD conventionnels. Tout s"achète comme ces dédicaces des musiciens certifiées authentiques, mais aussi d'autres objets interrogatifs comme ce genre de grand pot labélisé Alice Cooper, j'ai un copain qui en a acheté pour sa fille, une nana nous branche et nous demande à quois ça peut bien servir. On lui dit pour mettre des stylos ou alors, on peut aussi y faire pousser une plante si on veut. Vous pouvez aussi acheter un bracelet/clé USB Alice Cooper du concert que vous n'avez pas encore vu : vous payez 20 €uros, vous allez voir le concert, et vous revenez à la fin du concert pour récupérer vos mp3. Trop Cooooool ! Des agents sont là pour vous accompagner vers vos places numérotées. Merde!!!! J'ai un pote à l'autre bout de la salle (on est venu ensemble mais on n'a pas acheter les places au même moment). C'est trop con, car bien sur on est compartimenté, des barrièrres empêchent d'accéder d'un gradin à l'autres mais finalement en passant par le bas, en s'excusant de déranger des gens assis (certains en famille : je vois des mamans maquiller leurs progéniture façon Alice), on arrive à se rejoindre et finalement on s'assoit n'importe où quitte à foutre le camps de temps en temps pour laisser leurs places numérotés aux légitimes propriétaires retardataires. Il n'y a pas que des vieux dans la public, loin de là... A peu près tout les ages. A ma droite, une bande d'ados très fans qui resteront debout durant tout le concert à gesticuler. A ma gauche une dame sexagénnaire assise avec les doigts dans les oreilles mais qui taperas du pied (en rythme s'il vous plaît) jusqu'à la fin (je pense qu'elle a dû apprécier, à moins qu'elle n'avait la maladie de Parkinson). Aller ça commence. Première partie : ça s'appèle Black Rain. Look de pokémons androgines, style glam rock heavy, musicalement très carré mais carrément pas bon. Et leur logo c'est un signe noir assez laid. Néammoins, les ados semblent apprécier. Même s'ils n'ont pas joué longtemps, ça m'a paru bien long. Entracte : bon choix , on nous a programmé Iggy & the Stooges : ça fait du bien, c'est réparateur. Faut dire c'est l'époque du Sieur Alice qui a débuté sa carrière en 1967. Et avec ses 62 piges, il est toujours là : Respect. Il est toujours là et bien là. Bien qu'on ne le voit pas encore. Les lumières se sont éteintes. Projecteurs braqués sur un immense rideau représentant son non moins immense visage de psychopate, comme au théatre : c'est du théatre. Le riff de "School's out" est entamé, le rideau tombe. Alice est là mais on ne le voit toujours pas, il est sous les fumigènes. On aperçoit juste sa main droite qui tiens une canne qu'il fait tourner plus vite et bien mieux... qu'une majorette zombie. Le public, son public est en folie. La fumée s"estompe, il est là !!! Sa voix, si caractéristique, aussi. Et la voix restera jusqu'à la fin du concert. Certe, il a vieilli et il le sait. Ce mec a de l'humour, il en joue au fil du show : il marche en titubant comme un viellard avec sa canne, plus tard on lui apporte une béquille en squelette bien sûr ! il reviend en fauteuil roulant poussé par une infirmière qui l'achèvera avec une grosse piquouse. Arrrgh ! On en redemande. Durant le show, il est d'ailleurs exécuté plusieurs fois (par pendaison, guillotiné...) et il commet aussi plusieurs meurtres avec une mise en scène millimétré, d'une précision chirurgicale (je ne vous raconte pas dans le détail, le show est plein de surprises, il faut aller le voir si vous avez l'occasion, la tournée est loin d'être terminée). Du travail, du gros travail ; chaques gestes d'Alice est accompagné musicalement et les lights sont en symbiose. Les zicos sont jeunes et non moins excellants, Alice les bouscule et les maltraite de temps en temps avec des coup de pieds histoire de leurs rappeler qu'il est le maître absolu de la création. C'est déjà fini ?? Pas vu le temps passé. Le rappel : Alice revient portant un grand drapeau bleu blanc rouge sur le morceau "Elected". Dans le genre petit nabot (Alice n'est pas très grand et quand il se positionne à coté d'un de ses musiciens, celui-ci, naturellement se courbe pour ne pas dominer sinon il est puni) il me fait penser à quelqu'un..."I wanna be Elected", puis "School's Out" one more time pour clôturer avec des gros ballons jetés dans le public et renvoyés sur Alice qui les éclate avec son épée et ça fait une pluie de conféttis. Très kitch. Toutes les générations sont unanimement conquises et comblées. Les ados adorent et la vielle dame a gardé ses oreilles bouchées avec ses doigts. Faut dire que le son du Dôme de Marseille c'est pas le top.

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